Les cours du pétrole sont en net repli lundi matin sur le marché international. Conséquence de l’annonce tard, dimanche soir, de l’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient “de façon immédiate et permanente”. Beaucoup de questions restent en suspens mais, pour l’heure, les marchés sont plutôt soulagés.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min
/2026/06/15/6a2f94480b40b859033999.jpg)
Les cours du pétrole sont en net repli, lundi 15 juin au matin, sur le marché international. Conséquence de l’annonce tard, dimanche soir, de l’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient “de façon immédiate et permanente”. Beaucoup de questions restent en suspens mais, pour l’heure, les marchés sont plutôt soulagés.
Rappelons qu'il y a deux références de pétrole au monde : le baril de WTI (référence des prix du brut aux États-Unis) ; le Brent de Mer du Nord (la référence en Europe). Les deux sont en net repli, on peut même dire qu’ils plongent (environ 5% de repli) : le baril de Brent de Mer du Nord est à 83 dollars, le WTI à 80 dollars. Nous sommes très loin des 110 voire 115 dollars qui ont été approchés ou brièvement atteint au printemps. En fait, nous sommes revenus au niveau d’avant le déclenchement de la guerre, comme si rien ne s'était passé.
Chez les experts, la détente est bien réelle car, rappelons-le, l’Iran est l’un des dix plus grands producteurs d’or noir au monde. Quelque 20% du pétrole livré sur la planète passe par le détroit d’Ormuz. C'est 1/5 du pétrole mondial. Les marchés retiennent avant tout que la prime de risque liée à la région est en train d’évoluer dans le bon sens. La prime de risque, c’est ce que paient les opérateurs et les investisseurs en période de guerre, car on se sait jamais comment va évoluer la situation. Il faut prendre en compte également le coût des assurances. L’accord intervenu dimanche soir détend l’atmosphère, mais la prudence reste de mise.Rien n’est encore réglé sur le fond du dossier. À commencer par la réouverture de ce fameux détroit d’Ormuz.
La région ne sera pas rouverte avant la signature officielle de l’accord programmée – si tout se déroule comme prévu – vendredi 19 juin. Ensuite, réouverture du détroit ne veut pas dire rétablissement immédiat du trafic (de pétrole et de marchandises). Certains endroits vont devoir être déminés, les bateaux bloqués ne vont pas pouvoir passer tous en même temps, et on ne sait pas encore si Téhéran va s’imposer comme régulateur du trafic dans la région.
Dans ce contexte, Donald Trump a-t-il réellement dit son dernier mot ? C’est toute la question. Est-ce que l’imprévisible Trump ne va pas encore faire un caprice de dernière minute, une foucade comme il en a l’habitude, susceptible de remettre en cause l’accord ? Si c’était le cas, le président américain gâcherait son beau cadeau d’anniversaire obtenu dimanche 14 juin, le jour de ses 80 ans, et l’année des 250 ans de l’Amérique.





