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Coupe du monde 2026.  Nous sommes là pour le football, pas la politique  : lIran prête à entrer dans le tournoi

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Ce sont les premiers de l’équipe iranienne depuis leur arrivée à Los Angeles dimanche : « Je suis très heureux d’être ici au nom de l’Iran. Nous sommes là pour jouer au foot, avec respect pour les Iraniens au pays ou à l’étranger. Le foot est séparé de la politique », a déclaré lors d’une conférence de presse le sélectionneur Amir Ghalenoei, avant d’affronter la Nouvelle-Zélande dans la nuit de lundi à mardi (3h) pour leurs débuts dans cette Coupe du monde.

Leur arrivée sur le sol américain n’est pas vu d’un très bon oeil par des membres de leur diaspora, et ils s’y attendent. « Je sais qu’il y a une large diaspora à Los Angeles, je suis heureux qu’ils viennent nous voir, j’espère qu’ils vont prier pour nous, j’espère qu’ils vont nous encourager et j’espère qu’on les récompensera avec un bon match », a ajouté le technicien.

Appel à manifester autour du stade

En effet, une grande partie de la diaspora en Californie considère la sélection comme un instrument de propagande de la République islamique, et a lancé des appels à manifester lundi autour du stade de Los Angeles, où beaucoup devraient agiter l’ancien drapeau de l’Iran, celui d’avant la révolution islamique, orné d’un lion et d’un soleil.

La participation de l’Iran au Mondial-2026 a été longtemps incertaine à cause du conflit déclenché en février par des frappes américano-israéliennes, et reste largement dominée par les questions géopolitiques. La sélection, a d’ailleurs déplacé à la dernière minute son camp de base de l’Arizona à Tijuana, au Mexique, l’administration américaine ayant refusé d’accorder des visas à une quinzaine de membres de l’encadrement.

« Rendre heureux tous les Iraniens »

La Team Melli est arrivée seulement dimanche aux Etats-Unis, avec un peu de retard malgré la courte distance depuis cette ville frontalière. Ces déboires logistiques ont eu « bien sûr un impact » sur la préparation, a admis l’entraîneur lors d’un point presse débuté par une demande du médiateur de la Fifa de concentrer les questions sur le football.

L’attaquant vedette Mehdi Taremi veut, lui, « rendre heureux tous les Iraniens à travers le monde » et pense que le football peut « unifier notre pays ». « Tout le monde peut avoir sa propre opinion, mais nous sommes là pour le football, pas la politique ».

Taremi, déjà buteur en 2022 au Qatar, a souligné que son pays n’était pas le seul à avoir connu des déboires avec l’administration américaine, citant notamment le cas de l’arbitre somalien Omar Artan, dont l’entrée aux Etats-Unis a été refusée, ou l’Uruguay, coincée au Mexique à 24 heures de son entrée en lice.Â