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Réouverture du détroit dOrmuz, programme nucléaire, avoirs gelés… Ce que pourrait contenir laccord entre les États-Unis et lIran

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Après quatre jours de montée des tensions Donald Trump a annoncé avoir trouvé un accord qui pourrait être signé dès «ce week-end». La République islamique a indiqué ce vendredi ne pas avoir encore tranché. Le média américain Axios révèle quelques détails sur le contenu du texte.

Après quatre jours de montée des tensions marqués par la reprise de frappes entre l'Iran et les États-Unis, Donald Trump a annoncé jeudi qu'il venait de trouver un «très bon accord pour mettre fin à la guerre». Ce dernier pourrait être signé par le vice-président JD Vance dès «ce week-end, peut-être en Europe», a ajouté le locataire de la Maison-Blanche. «La date et le lieu de la signature seront annoncés prochainement», a-t-il conclu dans un post sur son réseau Truth Social hier soir. De son côté, la République islamique a indiqué ce vendredi ne pas avoir encore tranché sur ce “dealâ€. «Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baqaei aux médias d'État iraniens.

«Jeudi soir, l'accord avait été approuvé par les hautes instances iraniennes, mais probablement pas par le Guide suprême Mojtaba Khamenei, selon deux sources bien informées», rapporte Axios . Cependant, ajoute le média américain, «un accord de principe a été conclu mercredi soir après des heures de négociations entre le médiateur qatari Ali Al-Thawadi et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi». Au cours de ces entretiens, le médiateur qatari «s'est entretenu à plusieurs reprises par téléphone» avec les envoyés spéciaux de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du POTUS.

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Réouverture d'Ormuz, levée du blocus

Selon Axios, l'accord prévoit la réouverture «immédiate et sans péage» du détroit d'Ormuz, bras de mer large d'une cinquantaine de kilomètres à son point le plus étroit et par lequel transite 25% du trafic mondial de pétrole en temps de paix. Cette réouverture doit permettre un retour aux volumes de trafic maritime d'avant-guerre «sous 30 jours». «En contrepartie, le blocus américain serait également levé», ajoute Axios.

De même, ajoute le média en ligne, l'Iran «bénéficierait» d'une «levée temporaire des sanctions» lui permettant ainsi de vendre du pétrole pendant 60 jours. Des revenus précieux pour Téhéran. En 2024, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie, les recettes d'exportation de pétrole iraniennes ont atteint environ 43 milliards de dollars, soit près de 60% des recettes totales d'exportation du pays. Le pétrole iranien est majoritairement exporté, via une flotte fantôme, vers la Chine. Cette manne, selon Reuters, qui estime pour sa part que Téhéran génère plus de 50 milliards par an de recettes pétrolières, est pour moitié contrôlée par les Gardiens de la Révolution. Elle leur permet de financer l'appareil d'État, les armées ainsi que les milices régionales – les «proxys» – au Liban ou au Yémen.

«L'Iran a insisté sur le fait qu'il devait recevoir une partie de l'argent immédiatement après la signature de tout accord initial, tandis que les États-Unis ont déclaré que les fonds seraient versés par tranches en fonction du respect des engagements», ajoute Axios. De même, il est impossible de dire pour l'instant si l'accord-cadre comprend des mesures concernant les milliards de dollars iraniens gelés à l'étranger.

Volet nucléaire

Quant au volet nucléaire, l'accord prévoirait une «réduction du taux d'enrichissement» de l'uranium déjà hautement enrichi par la République islamique. Cela se ferait sous la supervision d'inspecteurs de l'ONU. Toutefois, «toute mesure concernant ce programme ne serait prise que si un deuxième accord était conclu». Mais selon un diplomate américain contacté par Axios, le protocole d'accord «détaille toutes les questions nucléaires» et «satisfait à toutes les exigences américaines». L'Iran devrait prendre plusieurs engagements, dont celui de «ne jamais acquérir» d'arme nucléaire.

Enfin, les États-Unis, le Qatar et l'Iran ont discuté d'un mécanisme permettant à Téhéran «d'accéder à une partie de ses fonds gelés au Qatar pour l'achat de biens humanitaires». Les détails de cet accord-cadre seront scrutés avec minutie. Mais si accord il y a, celui-ci devrait porter le nom «d'accord d'Islamabad», conclut Axios.