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Hegseth et Trump avaient prévenu, les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre lIran

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Hegseth et Trump avaient prévenu, les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre lIran

ATTA KENARE / AFP

Le drapeau iranien flotte près de la tour Milad, au sein du Centre international de commerce et de congrès de Téhéran, dans la capitale iranienne, le 25 mai 2026. Photo d'illustration.

Quelques heures après avoir publiquement promis de frapper l'Iran « très durement », Donald Trump a mis sa menace à exécution. L'armée américaine a annoncé ce mercredi 10 juin avoir lancé de nouvelles « frappes défensives » contre plusieurs cibles iraniennes, pour la seconde nuit consécutive.

La journée avait pourtant commencé par une série de mises en garde. Depuis la Maison-Blanche, le président américain avait laissé entendre qu'une nouvelle opération militaire était imminente. Selon Axios, l'administration américaine considère ces nouvelles frappes comme un moyen de pousser Téhéran à accepter un accord. Plusieurs responsables américains ont toutefois reconnu auprès du média que cette stratégie comportait un risque d'escalade militaire dans la région.

Seulement quelques heures plus tard, depuis la Floride, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth s'exprimait lui aussi et ne laissait guère place au doute.

« Le Commandement central sera occupé ce soir », a-t-il dit à des journalistes. « Le président Trump a dit que nous allions frapper l'Iran durement, et nous le ferons ».

L'Iran promet de frapper tout navire dans le détroit d'Ormuz

En fin d'après-midi, le Commandement central (Centcom) en charge des opérations militaires au Moyen-Orient, a confirmé le passage à l'action de l'armée américaine.

Sur son compte X, le Centcom a indiqué que ses forces ont commencé à mener « des frappes supplémentaires d'autodéfense » contre plusieurs cibles iraniennes. Toujours selon ce communiqué, cette opération a été ordonnée directement par le président Donald Trump. Elle vise à répondre à ce que Washington présente comme une série d'actions hostiles venues d'Iran. Aucun détail n'a pour l'heure été communiqué quant aux sites visés ni sur l'ampleur exacte de cette opération.

Un responsable américain cité par Axios affirme toutefois que les cibles se situent toutes dans le sud de l'Iran. Elles comprendraient notamment des systèmes de défense antiaérienne, des radars ainsi que des centres de commandement utilisés pour les drones.

Plusieurs médias iraniens ont quant à eux rapporté des explosions sur la côte sud du pays, à proximité du détroit d'Ormuz. Le président iranien Massoud Pezeshkian a assuré que son pays ne céderait ni aux menaces ni à la pression américaine.

Quelques heures plus tard, les autorités iraniennes ont encore durci le ton. Selon l'agence Tasnim, l'état-major iranien a annoncé que « tout navire transitant par le détroit d'Ormuz sera pris pour cible », affirmant que ce passage stratégique était désormais « complètement fermé à tout type de navire ».

La marine iranienne a d'ailleurs indiqué avoir frappé deux navires qui tentaient de franchir le détroit, selon des informations relayées par la télévision d'État.

Dans la foulée, les médias officiels iraniens ont également affirmé que Téhéran avait attaqué le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Selon les agences Fars et Mehr, des drones auraient visé des antennes de communication ainsi que des radars du système antimissile Patriot. Le ministère bahreïni de l'Intérieur a confirmé que des sirènes d'alerte avaient retenti dans le royaume, sans détailler l'ampleur des dégâts éventuels.

Téhéran et Washington se contredisent sur d'éventuels contacts

Alors que les échanges militaires se poursuivent, Donald Trump a assuré mercredi soir que de hauts responsables iraniens avaient pris contact avec son administration. Selon le journaliste de Fox News Trey Yingst, qui affirme s'être entretenu avec le président américain, Téhéran aurait demandé à Washington de mettre fin aux bombardements.

Les autorités iraniennes ont toutefois immédiatement rejeté cette version. Dans un communiqué relayé par les Gardiens de la révolution, Téhéran a affirmé qu'aucun responsable iranien n'avait contacté le président américain, qualifiant ces déclarations de « prétexte pour échapper à la guerre ».