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Coupe du monde 2026 : Atlanta, Los Angeles… Les stades de la démesure de Donald Trump

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Donald Trump veut faire de la Coupe du monde un événement de tous les records… et de tous les excès. En témoignent les stades flambant neufs, où des millions de dollars ont été dépensés pour qu’ils soient le plus spectaculaires possible.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Toujours plus grands, toujours plus confortables et surtout toujours plus spectaculaires. Durant la Coupe du monde, les stades américains vont faire la démonstration de leur sens de la mise en scène. L’un des plus beaux se trouve à Atlanta (Géorgie, États-Unis). Il est reconnaissable à son toit qui s’ouvre en une poignée de minutes et à son entrée sur la pelouse, où les joueurs passent au milieu des spectateurs, à grand renfort de lumière et de fumée. “L’ambiance est très chaude, c’est très bruyant. Il y a un peu de tout pour les supporters, c’est super”, confie un Français. “Je ne connais pas un autre stade où vous pouvez taper dans la main des joueurs avant et après le match. C’est génial”, se réjouissent deux spectateurs.

Le sens du spectacle, mais aussi celui du confort. “Voici ce qu’on appelle la terrasse. Tout est déjà prêt, les fans arrivent tôt généralement, et c’est comme si on installait votre salon au bord de la pelouse avec tout ce qu’il faut de nourriture, de boissons, de desserts”, décrit Dietmar Exler, le directeur opérationnel du Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Pour un match du premier tour de la Coupe du Monde, il faudra dépenser l’équivalent de 3 000 euros par personne, pour prendre place dans un carré VIP.

Mais le stade est aussi connu pour ses prix cassés sur la restauration, avec des centaines de points de vente : l’équivalent de 4 euros pour un burger, de 2 euros pour un soda à volonté. Les tarifs n’augmenteront pas pendant le Mondial, de quoi profiter des buffets illimités ou de l’intimité d’un bar à cocktails. “Les gens restent parfois à l’intérieur pour regarder le match à la télé, juste parce qu’ils passent un bon moment”, affirme. Dietmar Exler.

Le stade compte également 3 000 écrans, à la buvette, dans les couloirs, dans les ascenseurs et jusque sur le miroir des toilettes. Pendant le match, il est également possible de participer à de nombreuses activités, y compris avec les enfants. Les habitués en conviennent, être supporter dans ce stade est un luxe assez inhabituel. “C’est incroyable le niveau de confort dans lequel ils ont investi. Vous ne faites jamais la queue, même pour aller aux toilettes“, assure une femme.

Le stade accueillera sept matchs dont une demi-finale. Mais le bijou de la Coupe du monde se trouve peut-être à Los Angeles, en Californie. Le Sofi Stadium est celui de tous les superlatifs, le plus grand du pays en superficie, le plus cher jamais construit, pour près de 5 milliards d’euros. Il compte 70 000 places, et un écran double face d’une dimension inédite dans une enceinte sportive : aussi haut qu’un immeuble de 12 étages. Le nettoyage s’effectue à la force des bras, suspendu grâce à un système de cordes et de poulies avec vue vertigineuse sur le terrain et les tribunes. “C’est payé 125 dollars de l’heure”, précise la guide.

Ici, pas de problème de Wi-Fi : les serveurs sont prévus pour 100 000 connexions vidéo en simultané. De nombreuses stars de la chanson et du cinéma ont une loge dans le stade. Elles peuvent profiter d’une boîte de nuit et d’un bar à champagne. Beyoncé y a tourné un clip, de quoi faire pétiller les yeux de ces touristes français. “On a l’impression d’être dans un hôtel 4 étoiles”, glisse un homme. “On sent qu’ils ont mis beaucoup d’argent sur le confort des gens qui viennent voir”, avance un autre.

Prévu pour le football américain, le stade a dépensé plusieurs millions de dollars pour s’adapter aux exigences de la Coupe du monde. Rien d’insurmontable, pour un lieu qui veut faire de cette compétition la vitrine de son savoir-faire. “Le lieu a été pensé pour que les fans passent le meilleur moment de leur vie. Pas un simple stade, mais un endroit où ils vivent une expérience qui va au-delà du match qu’ils sont venus voir”, décrit Devon Murray, le vice-président du Sofi Stadium de Los Angeles.

Une expérience qui a un prix : pour les matchs du premier tour, les meilleures places se sont vendu près de 4 000 euros pièces. “Pour le stade, l’enjeu est important, car il accueillera aussi dans deux ans la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et même les compétitions de natation. C’est donc ici qu’il faudra venir encourager Léon Marchand“, conclut Franck Genauzeau, envoyé spécial à Los Angeles.