C'est le Mondial de tous les records et superlatifs, mais surtout de la démesure et de l'excès, qui s'ouvre ce jeudi 11 juin aux Etats-Unis. En faisant passer cette 23e édition de 32 à 48 équipes, le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui incarne à lui seul les outrances du football business, fait exploser tous les standards de cette Coupe du monde bientôt centenaire.
Rien qu'au niveau de l'organisation, les chiffres donnent une idée du gigantisme et de la fuite en avant : trois pays organisateurs (États-Unis, Mexique et Canada) occasionnant un bilan carbone catastrophique, 16 stades, 104 matchs dont 78 sur le sol américain, 7 millions de billets à des prix exorbitants et près de six semaines de compétition. Tour d'horizon de ce Mondial mégalo.
Revenus : la coupe est pleine
La Fifa a considérablement agrandi le format du tournoi. Pour la première fois, 48 équipes (contre 32 auparavant) vont s'affronter pour un total de 104 matchs, répartis sur trois pays (Mexique, États-Unis, Canada). Ce n'est évidemment pas pour l'amour du beau jeu et de la fraternité sportive que le patron Gianni Infantino, grand copain de Donald Trump, a poussé à cette démesure. Mais pour augmenter les revenus commerciaux, les droits TV en hausse de 34 % (4 milliards de dollars) et le sponsoring qui grimpent 21 % (2 milliards).
Plus de matchs et de pays impliqués permettent d'élargir la billetterie, l'audience, de vendre plus d'espaces publicitaires – et plus chers – et, surtout, de faire grimper le tarif des contrats de diffusion de beIN, Fox, BBC et…
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