Juba Touabi, Media365 : publié le mardi 09 juin 2026 à 23h45
À deux jours seulement de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, les autorités mexicaines font face à un imprévu de taille.
Des milliers de manifestants ont investi les rues de la capitale, bien décidés à profiter de la vitrine mondiale qu’offre le tournoi pour faire entendre leurs revendications. Ce mardi 9 juin, les protestataires ont franchi un cap en bloquant l’accès au stade Aztèque, l’enceinte mythique qui doit accueillir jeudi soir le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Un casse-tête de dernière minute pour les autorités locales, sommées de trouver rapidement des solutions pour ne pas être débordées par les événements.
Les contestataires veulent manifester avant Mexique-Afrique du Sud
La présidente Claudia Sheinbaum n’a pas mâché ses mots, qualifiant ces actions de « provocations ». En face, le mouvement, mené notamment par le syndicat de l’éducation CNTE, articule ses exigences autour de deux revendications principales : une revalorisation des salaires dans le pays et l’abrogation d’une loi sur les retraites. Deux demandes que le gouvernement juge tout inapplicables. Le scénario n’a rien d’inédit. Les grands rendez-vous sportifs internationaux servent régulièrement de caisse de résonance aux luttes sociales.
Pour parer à toute éventualité, le Mexique a déployé les grands moyens : des milliers de policiers ont été mobilisés aux abords du stade Aztèque, tandis que des barrières en béton ont été érigées pour tenir les manifestants à distance de l’enceinte sportive. Mais la partie est loin d’être gagnée pour les autorités : les contestataires ont d’ores et déjà appelé à une nouvelle mobilisation jeudi, à quelques heures seulement du coup d’envoi du match d’ouverture.




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