Ce mercredi dans “Christine Kelly et vous”, Renaud Girard s’est exprimé sur les violences en France, notamment à Paris, après la victoire du club de la capitale en finale de Ligue des champions. “Aux États-Unis, vous prenez 5 ans de prison”, a constaté le grand reporter et chroniqueur international au Figaro.
La justice américaine au-dessus de la justice française ? Au micro de Christine Kelly, le grand reporter et chroniqueur international au Figaro Renaud Girard a réagi ce mercredi 3 juin 2026 aux violences en France après la victoire samedi du Paris Saint-Germain sur tirs au but en finale de Ligue des champions face à Arsenal.
“Aux États-Unis, si vous êtes pris en flagrant délit à détruire, à mettre le feu voire à attaquer un pompier ou un policier, vous prenez 5 ans de prison. C’est beaucoup plus dissuasif”, a observé Renaud Girard.
“L’État doit faire son travail”
“Il y a d’autres grandes manifestations sportives qui ont lieu dans le monde. Par exemple, le Super Bowl aux États-Unis, où la société est relativement violente. Mais j’ai remarqué qu’il n’y avait absolument aucun incident, aucun dérapage, aucune violence après ce match important”, a raconté le grand reporter et chroniqueur international au Figaro.
Et d’ajouter : “Il y a certainement un laxisme judiciaire en France. Les émeutiers n’ont plus peur de la police. (…) C’est un mal qui vient d’assez loin, parce que ce n’est pas la première fois qu’on brûle des voitures. Il y a 9 ans, quand le peuple français a élu Emmanuel Macron, on attendait des réformes. On attendait qu’il traite les sujets régaliens de front, comme l’immigration qui est à la fois non maîtrisée et non choisie.”
“Il y a un grand problème d’éducation. On a l’impression que l’éducation nationale s’est effondrée, on le voit dans les classements internationaux. Le niveau des élèves français a diminué. (…) Et puis il y a un problème de sécurité. J’ai trouvé ça scandaleux qu’un État, qui est le champion du monde de la ponction fiscale, ne soit pas capable d’assurer le minimum de ce qu’on demande à un État, c’est-à -dire la paix dans les rues, la sécurité publique”, a détaillé le journaliste.
“L’État a le monopole légal de la violence pour assurer cette sécurité. Je suis opposé au fait que les gens se défendent eux-mêmes, je suis opposé au système américain où les gens ont des armes chez eux, mais l’État doit faire son travail”, a pointé du doigt Renaud Girard.
Un point sur lequel a rebondi Gabrielle Cluzel, journaliste : “Le problème, c’est que l’État, en ne faisant pas son travail, va conduire à pousser les gens à se dire ‘faisons-le nous-mêmes’.”




