Des “signes” montrent que le nouveau guide suprême iranien “s’implique de plus en plus” dans la direction du pays, selon le chef de la diplomatie américaine. Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début de la guerre, mais il n’est pas apparu en public depuis.
Les États-Unis pensent que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est “vivant” et “de plus en plus impliqué” dans la direction du pays, a déclaré ce mardi 2 juin le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, alors que les négociations pour mettre fin à la guerre piétinent.
“Je pense qu’il y a des signes qui montrent qu’il s’implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l’intermédiaire de tiers”, a affirmé Marco Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien.
Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début de la guerre, mais il n’est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s’exprime uniquement via des messages écrits.
Un accord “espéré”
Interrogé sur l’état des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, qui sont au point mort, le secrétaire d’État américain a dit toujours “espérer” un accord pour mettre fin à la guerre sans toutefois donner de calendrier, disant que cela pourrait intervenir “demain, après-demain ou la semaine prochaine”.
“Ils ont accepté de négocier certains aspects de leur programme nucléaire dont, il y a à peine un mois, voire un an, ils refusaient ne serait-ce que de parler”, a-t-il cependant fait valoir. Il a toutefois laissé entendre que cela “ne garantissait pas que cela aboutirait finalement à un accord acceptable”.
“S’ils rouvrent le détroit d’Ormuz, nous lèverons notre blocus” des ports iraniens, a encore dit Marco Rubio soulignant que cela n’était pas lié à un allègement des sanctions qui dépend, lui, d’un accord sur le nucléaire.
Des négociations qui patinent
“L’opération ‘Epic Fury’, que certains d’entre vous ont appréciée et d’autres non, a largement atteint ses objectifs militaires, à savoir réduire considérablement la base industrielle de défense de l’Iran et affaiblir son bouclier conventionnel”, a relevé Marco Rubio. Mais il a convenu que l’Iran “disposait encore de beaucoup de drones”.
Les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.
L’Iran a accusé lundi les États-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.








