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Ligue des champions : le collectif parisien, larme fatale du Paris Saint-Germain pour son incroyable doublé

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Solidarité, collectif, le groupe parisien a été la clé cette saison pour au bout, décrocher cette deuxième Ligue des champions.


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Ligue des champions : le collectif parisien, larme fatale du Paris Saint-Germain pour son incroyable doublé

Les joueurs du Paris Saint-Germain posent avec la Ligue des champions après leur victoire en finale face à Arsenal, à Budapest (Hongrie), le 30 mai 2026. (FRANCK FIFE / AFP)

A y réfléchir, il y avait un vrai symbole à voir cette équipe célébrer la plus grande victoire de sa saison de façon si proche, tous rassemblés au cÅ“ur du terrain selon la coutume des séances de tirs au but, avant un formidable sprint collectif vers la cage de Matvey Safonov, derrière laquelle les supporters avaient déjà mis le feu. Vainqueurs de la Ligue des champions au terme d’une finale disputée et indécise face à Arsenal (1-1, 4-3 tab), le Paris Saint-Germain est entré dans la légende de la Coupe d’Europe avec un back-to-back jusque-là seulement réalisé par le Real Madrid entre 2016 et 2018.

Pour le club de la capitale, ce deuxième titre a surtout des airs de célébrations d’une philosophie et d’un idéal collectif, instillés par Luis Enrique depuis son arrivée sur le banc et qui a porté le club de la capitale au sommet de l’Europe. “Ce n’est même pas la victoire qui me fait plaisir, mais de jouer avec de tels coéquipiers, ce staff et cette direction. Venir a été le meilleur choix que j’ai fait dans ma vie”, a ainsi résumé Joao Neves, l’un des grands hommes de la saison parisienne, au micro de M6.

Le poids du collectif s’est particulièrement vu tout au long de cette finale, notamment avec ce scénario, peut-être le pire pour Paris avec un but de retard face à une équipe qui sait tenir un bloc défensif. Mais s’il y a eu un peu d’agacement et de frustration dans le premier acte, le onze parisien, ensuite enrichi de ses remplaçants, est resté concentré et solidaire jusqu’au bout.

A Budapest, le Paris Saint-Germain a surtout négocié la fin de match décisive de son back-to-back sans de nombreux leaders qui avaient quitté la pelouse, diminués physiquement à l’image du facteur X Khvicha Kvaratskhelia, d’Ousmane Dembélé et de Vitinha, et remplacés, comme Marquinhos qui a laissé le brassard à la pause de la prolongation. Entrés en cours de partie, Gonçalo Ramos et Beraldo ont assuré le job, et le Portugais aurait même pu s’offrir le but de la victoire sans une excellente sortie de David Raya dans ses pieds (107e). Ils ont tous deux assumé leurs responsabilités lors de la séance de tirs au but, avec deux tentatives transformées, dont la cinquième et dernière pour le Brésilien.

Au micro de Canal+ juste après le dénouement de la partie, le capitaine parisien a d’ailleurs tout de suite tenu à rendre hommage à “Gonçalo, Beraldo, les gars qui sont entrés qui ont fait le boulot, qui ont marqué le pénalty”. Tout comme son entraîneur Luis Enrique, l’architecte derrière l’incroyable alchimie parisienne. “Nos remplaçants ont fait la différence : Gonçalo (Ramos), (Lucas) Beraldo, Bradley Barcola aussi. Warren (Zaïre-Emery) a été incroyable. Il méritait de jouer, mais ça a été très compliqué de choisir le titulaire”, a-t-il déclaré à M6.

Je suis heureux pour tout le monde, pour les remplaçants qui sont entrés et qui ont marqué leur pénalty, ce qui est très difficile […] Il faut être humble, on est tous comme ça, on donne tout pour les autres, tout le monde défend, tout le monde attaque et on prend beaucoup de plaisir.

“Je suis toujours prêt pour tenter un tir au but, même si c’est le premier de la séance. Je veux être là dans les grands moments […] Tout le monde croit les uns en les autres, tout le monde peut apporter son aide”, a assuré de son côté le buteur portugais au micro de TNT Sports après la rencontre.

L’an passé, la démonstration face à l’Inter Milan avait révélé des individualités, à l’image d’un Désiré Doué qui avait signé son plus bel acte de naissance au plus haut niveau, auteur d’un doublé et élu homme du match. Samedi soir, à Budapest, il y avait bien tout un tas de joueurs côté parisien qui auraient pu prétendre à la récompense, finalement revenue à Vitinha. Au-delà des remplaçants, cette victoire a été celle de tout un groupe, qui a voyagé avec tous les joueurs disponibles à avoir disputé au moins trois rencontres cette saison, même si tous n’ont pas pu être inscrits sur la feuille de match.

De quoi marquer une rupture définitive avec le Paris Saint-Germain des stars, patte du début de l’ère qatarie, et les recrutements en cascade des Zlatan Ibrahimovic, Neymar et autres Lionel Messi. Comme un symbole, depuis le départ de Kylian Mbappé, la dernière des têtes d’affiche, à l’été 2024, le club a pris une autre dimension au plus haut niveau sur la scène européenne. Dans la capitale, la star, c’est désormais le groupe, aujourd’hui double champion d’Europe.