La tension est à nouveau montée d’un cran samedi 30 mai entre l’Iran et les Etats-Unis. Des désaccords entre Washington et Téhéran semblent persister sur des questions cruciales alors que Donald Trump avait annoncé vendredi qu’il allait présider une réunion dans la salle de crise de la Maison Blanche pour prendre une “décision finale” sur le protocole d’entente entre les deux parties.
Le président américain a dit qu’il se prononcerait rapidement sur un éventuel accord avec l’Iran, tandis qu’un conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a accusé samedi le président américain de “trahir la diplomatie” avec le blocus naval et les exigences excessives de la Maison Blanche.
Si la situation devait encore s’enveminer, Donald Trump pourrait décider d’une opération militaire dans les prochaines heures.Â
D’autant qu’en début d’après-midi samedi, le Centre de sécurité maritime d’Oman a exhorté les marins, les pêcheurs et les navires à faire preuve de la plus grande prudence après qu’un objet flottant, soupçonné d’être une mine marine, a été aperçu à l’ouest de la zone de trafic côtier dans le détroit d’Ormuz, dans les eaux territoriales omanaises.
Plus tôt dans la matinée, Mohsen Rezai, conseiller du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, a déclaré que le président américain Donald Trump “trahit la diplomatie pour la troisième fois” en maintenant un blocus naval contre l’Iran et en formulant des exigences excessives dans les négociations.
“Le président Trump ne conclura un accord que s’il est bon pour l’Amérique et qu’il répond aux lignes rouges. L’Iran ne pourra jamais avoir l’arme nucléaire”, martèle pourtant l’administration Trump.
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“Nous sommes plus que capable de reprendre (les frappes) si nécessaire”, a affirmé le secrétaire d’Etat à la Défense Pete Hegseth s’exprimant lors du Dialogue Shangri-La, un forum annuel consacré à la défense et au renseignement en Asie. “Nos réserves sont plus qu’appropriées pour cela, tant ici qu’à travers le monde.”
Au Liban, Israël poursuit sa campagne militaire, destinée à neutraliser le Hezbollah, soutien de l’Iran, dans le cadre d’un conflit qui a fait plus de 3.200 morts et 1,2 million de déplacés, en dépit d’un cessez-le-feu distinct annoncé le mois dernier par Washington.
Une source iranienne haut placée avait déclaré vendredi à Reuters qu’un accord politique avait été conclu mais qu’il n’avait pas encore été “finalisé”.



