François Rouhier, conseiller sportif territorial à la Ligue de tennis du Val-d'Oise, avait repéré le joueur lorsqu’il avait 6 ans.
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“Il est bien parti, mais il est urgent de garder la tête froide, parce que la route est encore longue”, tempère, vendredi 29 mai, sur franceinfo François Rouhier, conseiller sportif territorial à la Ligue de tennis du Val-d'Oise (95). Il est celui qui a repéré le jeune Moïse Kouame, lorsqu'il avait 6 ans. Le jeune Français de 17 ans, a marqué les esprits, jeudi 28 mai, à Roland-Garros en se qualifiant pour le troisième tour après une victoire en cinq sets face à Adolfo Daniel Vallejo, sur le court Suzanne-Lenglen.
Doté d'un sang-froid remarquable, le joueur a impressionné le monde du tennis par sa capacité à rester calme malgré une situation très compromise dans le set décisif.
Il est “capable de gérer des situations, d'être en maîtrise psychologique, technique, physique sur un grand nombre de points“, constate François Rouhier. Cependant, son ancien formateur met en garde contre les défis à venir : “Il faut qu’il soit entouré par les bonnes personnes. S’il est rigoureux et vu la passion qui l’anime, il peut faire partie des très grands joueurs. Après, il y a plein d’obstacles“.
En se replongeant dix ans en arrière, il se souvient “d’un enfant super joyeux, passionné par le jeu, toujours à l’écoute de ce qu’on pouvait lui dire, un joyeux drille, toujours plein d’entrain avec ses partenaires d’entraînement“.
Déjà précoce, l’enfant de Sarcelles “s’entraînait avec des enfants un an plus âgé“. Très tôt animé par l'esprit de compétition, Moïse Kouame disputait, dès l'âge de 6 à 8 ans, des “matches d’anthologie“. Déjà , “on voyait qu’il était capable de mettre toute son énergie pour gagner“, se remémore François Rouhier.


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