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Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis abattent des drones iraniens, Téhéran riposte et vise une base militaire américaine

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Dans la nuit du 27 au 28 mai, l'armée américaine a abattu quatre drones iraniens et mené des frappes près du détroit d'Ormuz. En représailles, Téhéran a annoncé avoir ciblé une base militaire américaine.

Le cessez-le-feu vacille. Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 mai, les forces américaines ont intercepté quatre drones iraniens et bombardé une installation terrestre dans le sud de l'Iran. Selon un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat, ces appareils représentaient une “menace autour du détroit d'Ormuz”.

Ce dernier a précisé que l'armée des États-Unis avait également ciblé “une station de contrôle au sol à Bandar Abbas qui menaçait de lancer un cinquième drone. Ces actions étaient mesurées, uniquement défensives et menées avec l'intention de maintenir le cessez-le-feu”, a-t-il affirmé.

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Du côté de Téhéran, les médias locaux avaient fait état de trois déflagrations majeures aux alentours de 1 h 30 jeudi (minuit à Paris) à proximité de Bandar Abbas, port stratégique du détroit d'Ormuz. En guise de riposte, les Gardiens de la révolution ont déclaré jeudi avoir ciblé une installation militaire américaine, sans en révéler l'emplacement. Parallèlement, le commandement militaire koweïtien a indiqué être confronté à “des attaques menées par des missiles et des drones”.

“Nous devrons finir le travail”

La télévision d'État iranienne (Irib) a également rapporté que ses forces avaient procédé à des tirs de semonce ciblant quatre navires qui cherchaient à traverser le détroit d'Ormuz, sans spécifier le pavillon ni la nature de ces bâtiments. Ces affrontements constituent les entorses les plus sérieuses à la trêve amorcée le 8 avril, instaurée après une campagne de frappes israélo-américaines d'un mois ayant causé des milliers de victimes.

Les discussions bilatérales entre Téhéran et Washington s'avèrent complexes. L'Iran “veut vraiment conclure un accord. Ils n'y sont pas encore. Nous ne sommes pas satisfaits mais nous finirons par l'être (…). Ou alors nous devrons simplement finir le travail”, a notamment déclaré Donald Trump.

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L'exécutif américain a également démenti les rumeurs d'avancées dans les négociations de paix : “Le projet d'accord-cadre (…) est une totale invention”, a tranché la Maison-Blanche. 

D'après les canaux d'information iraniens, le protocole négocié impliquerait que Washington lève le blocus des infrastructures portuaires iraniennes. En échange, Téhéran s'engagerait à rétablir la libre circulation marchande dans le détroit d'Ormuz, zone clé par laquelle transite habituellement 20 % du brut et du gaz naturel liquéfié de la planète.

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Mercredi, le Trésor américain a imposé des sanctions ciblant l'Autorité iranienne du détroit du golfe Persique, l'entité récemment mise en place par Téhéran pour collecter des taxes de transit. En outre, selon l'agence de presse iranienne Isna, Téhéran exige la restitution de 24 milliards de dollars de fonds gelés à l'international, “avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord”.