par David Lawder
L’agence commerciale de
l’administration américaine a annoncé mercredi qu’elle
entamerait cette semaine le premier des trois cycles de
négociations avec le Mexique, en vue de la refonte de l’accord
commercial nord-américain, sans toutefois faire mention de
discussions avec le Canada.
Le bureau du représentant américain au commerce (USTR) a
précisé un communiqué que le représentant adjoint au commerce
Jeffrey Goettman mènerait des discussions bilatérales à Mexico
jeudi et vendredi.
Ce premier cycle de négociations est axé sur “la sécurité
économique et les règles d’origine pour les biens industriels
clés”.
L’USTR a ajouté que les États-Unis et le Mexique tiendraient
un deuxième cycle de négociations à Washington les 16 et 17
juin, axé sur l’agriculture et “l’égalité des chances”, tandis
qu’une troisième série de pourparlers est prévue à Mexico la
semaine du 20 juillet.
La première administration Trump, en poste entre 2017 et
2020, avait mené des cycles de négociations trilatérales avec le
Mexique et le Canada pour créer l’Accord
Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui a remplacé en 2020
l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) de 1994.
Mais la déclaration de l’USTR ne fait aucune mention de
pourparlers bilatéraux avec le Canada.
Il y a eu peu de discussions entre Jamieson Greer, le
représentant des Etats-Unis pour le commerce extérieur, et son
homologue canadien, le ministre du Commerce Dominic LeBlanc,
depuis début mars, et aucun lancement officiel d’un processus de
négociation entre les États-Unis et le Canada.
Jamieson Greer a déclaré mardi à Washington que les
États-Unis avaient des divergences “importantes” avec Ottawa en
matière commerciale qui seraient difficiles à résoudre,
notamment parce que le Canada n’a pas accepté l’imposition par
le président américain Donald Trump de droits de douane sur les
véhicules, l’acier et l’aluminium canadiens.
Il a reproché au Canada d’avoir riposté contre les
États-Unis en imposant ses propres droits de douane sur les
véhicules, l’acier et l’aluminium américains, affirmant que
seuls le Canada et la Chine avaient riposté aux droits de douane
américains.
Dans une posture de défiance, le Premier ministre canadien
Mark Carney a déclaré mercredi que l’armée canadienne était en
train de négocier l’achat d’avions de détection précoce auprès
du suédois Saab plutôt que de s’approvisionner auprès de
l’entreprise américaine Boeing
BA.N
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(Par David Lawder, Avec la participation de Emily Green Ã
Mexico ; Version française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van
Overstraeten)





