Face à des tirs de semonce par les forces iraniennes à l’intention de quatre navires qui tentaient de franchir le détroit stratégique, quatre drones d’attaque qui représentaient une “menace autour du détroit d’Ormuz”
ont été abattus, a annoncé à l’AFP un responsable américain sous couvert d’anonymat. Il a par ailleurs ajouté que l’armée américaine avait aussi frappé “une station de contrôle au sol à Bandar Abbas qui menaçait de lancer un cinquième drone”
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Les médias iraniens ont de leur côté rapporté jeudi vers 01h30 (00h heure de Paris) trois fortes explosions près de Bandar Abbas, ville portuaire sur le détroit stratégique d’Ormuz. “Ces actions étaient mesurées, uniquement défensives et menées avec l’intention de maintenir le cessez-le-feu”
, a affirmé le responsable américain.
En représailles, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir visé une base américaine, selon la télévision d’État Irib. Ils n’ont pas précisé laquelle, mais de son côté, l’armée koweïtienne a annoncé jeudi qu’elle était en train de repousser “des attaques de missiles et drones ennemis”
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Le ministère iranien des Affaires étrangères a ensuite fermement condamné les frappes américaines sur la ville côtière de Bandar Abbas. L’Iran prendra “toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté nationale”
, a assuré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué qui évoque les “violations continues du cessez-le-feu par les États-Unis, notamment les attaques contre la navigation commerciale dans le golfe Persique et en haute mer, ainsi que les frappes aériennes menées ces derniers jours contre le sud de l’Iran”
. Il a en outre dénoncé la “rhétorique menaçante des responsables américains à l’encontre de l’Iran et de plusieurs pays de la région”
, à la suite de déclarations de Donald Trump sur Oman.
Mercredi, le président américain avait une nouvelle fois agité la menace d’une reprise des hostilités alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis pour mettre un terme au conflit peinent à évoluer, et que le détroit d’Ormuz reste verrouillé par l’Iran.





