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Le président allemand critique la guerre menée par les États-Unis en Iran et évoque une «rupture profonde»

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a relevé ce mardi que la confiance entre les États-Unis et ses alliés occidentaux est «perdue», estimant que cette réalité perdurera même après la présidence de Donald Trump.

À cette perte de confiance s'ajoute l'incompréhension face au déclenchement de la guerre contre l'Iran, qui, selon lui, est «contraire au droit international» ainsi qu'une «une erreur politique aux conséquences graves».

«La rupture est trop profonde» : le président allemand constate la «confiance perdue» avec les États-Unis de Trump

L'Iran fait peser une menace cataclysmique sur l'accès à l'eau douce des pays du Golfe

Les quelque 9 millions d'habitants de Riyad devront-ils abandonner en urgence la capitale saoudienne brusquement privée d'eau ? À Doha, au Qatar, la population doit-elle redouter la mort ou des maladies par manque d'eau potable ?

C'est la menace que brandit désormais Téhéran. Donald Trump a averti qu'il frapperait les centrales électriques iraniennes si le pays n'ouvrait pas le détroit d'Ormuz dans les 48 heures. L'Iran a riposté qu'il attaquerait alors les infrastructures énergétiques et « vitales » de la région, en particulier les installations de dessalement. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti sur X que ces infrastructures pourraient être « irrémédiablement détruites ».

«On parlerait alors d'un déplacement massif de population» : l'eau, enjeu crucial de la guerre au Moyen-Orient

Quelques installations de dessalement ont déjà été touchées, sur l'île iranienne de Qechm près du détroit d'Ormuz, où le site a été visé par les États-Unis, affirme Téhéran ; et dans l'État insulaire de Bahreïn. Les dommages sont restreints, pour l'instant. Mais, l'envoi par l'Iran de quelques missiles ou drones ciblant précisément les grands sites de fabrication d'eau potable de ses voisins, créerait une situation dramatique.

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Liban: des explosions au nord de Beyrouth provoquent la panique

Une série d'explosions d'origine inconnue a secoué mardi des régions au nord de Beyrouth épargnées par les frappes israéliennes, selon des habitants et des médias locaux, un responsable militaire libanais estimant qu'il pourrait s'agir de l'interception d'un missile iranien. Les explosions ont provoqué la panique dans ces régions, y compris dans la ville de Jounieh.

Des images de la chaîne locale LBCI ont montré un bâtiment de la localité de Sahel Alma, située sur le littoral, dont un mur a été transpercé par un éclat de projectile et dont les vitres ont été brisées. Des habitants de ces zones à majorité chrétienne, dont certaines régions montagneuses, ont indiqué avoir entendu une série d'explosions, et des vidéos sur les réseaux sociaux ont montré de la fumée s'élevant de plusieurs sites.

Un responsable militaire libanais a indiqué à l'AFP qu'il pourrait s'agir de «l'interception d'un missile à sous-munitions iranien», sans préciser ce que visait le missile ni qui l'avait intercepté. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées par des éclats, selon l'agence nationale d'information.

« Même les rats se font tuer » : la banlieue sud de Beyrouth prise en étau dans la guerre entre Israël et le Hezbollah

Où et comment le gaz est-il stocké en France ?

Face à la flambée des prix du gaz, l'Union européenne est contrainte de réagir. Dans un courrier consulté par le Financial Times samedi, le commissaire européen à l'énergie Dan Jørgensen a exhorté les États membres à abaisser leur cible de remplissage des stockages de gaz à 80%, contre 90% jusqu'alors. Une mesure à mettre en œuvre, selon ses termes, «dès que possible au cours de la saison de remplissage afin d'apporter certitude et assurance aux acteurs du marché».

La logique est simple : en réduisant le seuil de remplissage, l'UE cherche à diminuer le volume total que les pays européens devront acquérir simultanément sur les marchés, évitant ainsi une ruée susceptible d'alimenter davantage la hausse des prix. Car c'est bien la guerre au Moyen-Orient qui est à l'origine de cette tension.

Frappes au Qatar : pourquoi le site gazier de Ras Laffan, visé par des attaques iraniennes, est si stratégique

Le quasi-blocage du détroit d'Ormuz, où transitent 25% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL), conjugué aux frappes de Téhéran sur les infrastructures énergétiques du Qatar, important fournisseur de GNL du Vieux continent, a brutalement fragilisé les chaînes d'approvisionnement européennes.

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Pourquoi l'économie américaine n'est pas à l'abri d'un choc pétrolier

Après trois semaines d'hostilités entre les États-Unis et Israël d'une part, et l'Iran de l'autre, le scénario d'un conflit court , espéré par Wall Street depuis le début, dont l'impact économique serait rapidement surmonté, devient moins crédible.

À moins que le chaud et le froid soufflé par le Donald Trump ne débouchent vite sur une pause effective, ou sur une forme de déblocage du détroit d'Ormuz, les économistes et les investisseurs vont conclure que le monde est face à un authentique choc pétrolier. Le spectre d'une récession pour tout ou partie déclenchées par un tel choc comme en 1973, 1980, 1990 et 2008, resurgit.

Le scénario d'une récession aux États-Unis n'est pas celui privilégié par les économistes. L'Amérique est de loin le premier producteur mondial de pétrole. Son économie est nettement moins vulnérable aux fluctuations des prix de l'essence qu'il y a encore vingt ans.

Retrouvez l'intégralité de ce décryptage :

DÉCRYPTAGE

Un employé marocain de l'armée émiratie tué au Bahreïn dans une attaque iranienne

Un employé civil marocain travaillant pour l'armée des Émirats arabes unis a été tué lors d'une attaque de missile iranienne au Bahreïn, a indiqué mardi le ministère de la Défense émiratie.

Cinq autres personnes travaillant pour «le ministère de la Défense» émiratie ont également été blessées, a indiqué la même source, sans dire s'il s'agissait de soldats.

Le ministère de la Défense du Bahreïn avait annoncé un peu plus tôt la mort d'un «militaire» émirati, tué «en repoussant» une attaque iranienne. Aucun des deux ministères n'a donné plus de détails sur l'attaque ni où elle avait eu lieu.

Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense mardi après-midi sur la situation au Moyen-Orient, selon l'Élysée

« À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens

Vue aérienne par drone de drapeaux israéliens drapés sur une maison endommagée hier lors de frappes de missiles iraniens sur Israël, dans le cadre du conflit entre les États-Unis et Israël avec l'Iran, à Nesher, dans le nord d'Israël, le 24 mars 2026.
Miro Maman / REUTERS

« Ici on vit, madame. Même sous les bombes, on vit », insiste Didier, l'air sérieux derrière sa tasse de café. En ce treizième jour de guerre, il est attablé en terrasse sur la place centrale de Netanya avec ses amis, retraités comme lui.

Si la discussion se déploie joyeusement, une tension silencieuse demeure palpable. À tout moment, les téléphones peuvent se mettre à hurler de cette sonnerie stridente, signal de la défense civile, qui prévient du tir imminent de missiles iraniens dans la région. Et à chaque instant, de nuit comme de jour, il convient de connaître les abris antimissiles proches de soi pour pouvoir s'y réfugier. À Netanya, quatre-vingt-dix secondes séparent le premier cri de la sirène dans les haut-parleurs de la ville, d'un impact potentiel.

À Tel-Aviv, la vie sous les missiles iraniens : le récit de l'envoyé spécial du Figaro

« Pour autant on se sent plus en sécurité ici sous les missiles qu'avec l'antisémitisme en France. Dans beaucoup de quartiers, être juif est devenu un enfer : porter une kippa, aller à la synagogue, mettre nos enfants à l'école… » poursuit à une autre table Mylène, sexagénaire aux cheveux platine et aux lunettes de soleil vissées sur le nez.

« Je vais vous dire : la France nous a tout donné : de belles études, une situation, nos familles… La France, on y est attachés. Mais aujourd'hui, en arrivant à Charles-de-Gaulle, je n'ose même plus commander un Uber avec mon nom de famille ! » regrette-t-elle. « Même en allant faire des courses à l'Hypercacher je ne suis pas tranquille, et je ne vous parle pas de traverser la Seine-Saint-Denis ou une cité à Aubervilliers ! » ajoute-t-elle.

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Le ministre chinois des affaires étrangères s'est entretenu par téléphone avec son homologue iranien et appelle à des pourpalers de paix

Le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, s'est entretenu par téléphone avec son homologue iranien, Abbas Araqchi, et appelle à la tenue rapide de pourparlers de paix.

« Le dialogue vaut toujours mieux que la guerre », a déclaré Wang à Araqchi, ajoutant que « toutes les questions sensibles devraient être résolues par le dialogue et la négociation, et non par la force ».

De nouveaux tirs de missiles iraniens sur Israël, trois blessés, dont un nourrisson

Un homme, une femme et un nourrisson ont été blessés mardi après-midi dans le sud d'Israël à la suite de nouveaux tirs de missiles iraniens, ont indiqué les secours.

Des équipes de secours «prodiguent des soins médicaux et évacuent vers l'hôpital Soroka (à Beersheva, grand ville du Néguev, le désert du sud d'Israël, NDLR) un homme d'environ 40 ans, souffrant de blessures au niveau des membres», ainsi qu'«une femme de 26 ans et un nourrisson d'environ deux mois», tous deux légèrement blessés, indique un communiqué du Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge.

À Tel-Aviv, la vie sous les missiles iraniens : le récit de l'envoyé spécial du Figaro

Selon des informations de la presse israélienne, les trois blessés sont des Bédouins. La police israélienne a fait part de chute de fragments dans la zone à la suite de l'interception d'un ou plusieurs missiles tirés d'Iran.

Washington salue la libération d'un Américain par l'Afghanistan et appelle les autorités talibanes à libérer les autres

Les États-Unis se sont félicités mardi de la libération d'un ressortissant américain détenu depuis plus d'un an en Afghanistan et ont appelé les autorités talibanes à libérer deux autres ressortissants.

«Bien qu'il s'agisse d'une avancée positive de la part des talibans, il reste encore beaucoup à faire. Nous continuons à réclamer le retour immédiat de Mahmood Habibi, de Paul Overby et de tous les autres Américains détenus injustement», a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio dans un communiqué.

Les autorités talibanes avaient annoncé plus tôt la libération de Dennis Coyle.

Les États-Unis inscrivent l'Afghanistan sur leur liste des États pratiquant «des détentions injustifiées»

Paris exhorte Israël «à s'abstenir» de s'emparer d'une zone du sud du Liban

Le chef de la diplomatie française a exhorté mardi Israël «à s'abstenir» de mener des opérations pour s'emparer d'une zone du sud du Liban, tout en saluant la «décision courageuse» du Liban d'expulser l'ambassadeur d'Iran en poste à Beyrouth.

«Nous exhortons les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaires majeures et qui aggraveraient la situation déjà dramatique du pays», a déclaré Jean-Noël Barrot lors d'un entretien avec l'AFP.

«Je veux saluer les déclarations et les actes du gouvernement libanais (…) qui vient ce matin de prendre une décision courageuse en décidant de renvoyer l'ambassadeur d'Iran puisque, en décidant de se joindre à la guerre, le Hezbollah, pour soutenir l'Iran, a entraîné le pays, qui était en train de se remettre, lentement mais sûrement des crises précédentes, dans une guerre», a-t-il ajouté.

«La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani» : un ministre israélien appelle à annexer des terres du sud du Liban

Le Premier ministre pakistanais se dit prêt à accueillir des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran pour régler le conflit en cours

À Islamabad, le 9 mars 2026, un habitant écoute sur son téléphone portable le discours à la nation du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif concernant le conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
AAMIR QURESHI / AFP

Le Pakistan se dit prêt à accueillir des négociations pour mettre fin à la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, a affirmé mardi son Premier ministre Shehbaz Sharif.

«Le Pakistan accueille et soutient complètement les efforts en cours pour poursuivre le dialogue afin de terminer la GUERRE au Moyen-Orient, dans l'intérêt de la paix et la stabilité dans la région et au-delà», a-t-il écrit sur X.

«Sous réserve de l'accord des États-Unis et de l'Iran, le Pakistan est prêt et honoré d'accueillir et de faciliter des pourparlers constructifs et définitifs en vue d'un règlement global du conflit en cours», a-t-il poursuivi, au lendemain d'un entretien avec le président iranien Massoud Pezechkian.

« Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

Un combattant du Parti de la liberté du Kurdistan iranien (PAK) participe à un exercice d'entraînement dans une base près d'Erbil, en Irak, le 12 février 2026.
Thaier Al-Sudani / REUTERS

La marche du monde fait trembler les sommets du Kurdistan. Les monts Zagros qui relient l'Irak à l'Iran, résonnent depuis trois semaines du son de moteurs pétaradants qui percent les nuages. Les explosions de drones, missiles ou roquettes sont moins spectaculaires qu'à Téhéran, Dubaï ou au Liban du Sud. Pourtant, la mort est aussi au rendez-vous chaque soir. Ponctuelle. Il pleut des bombes, non comme à Gravelotte, mais assez pour maintenir une pression constante sur la région.

L'Iran et son « axe de résistance » ont au bout de leurs canons un vieil ennemi : les Kurdes. Un temps ragaillardis par les promesses de Donald Trump, les groupes de résistants iraniens Kurdes croient voir venir le « grand soir ».

À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, les rues bruissaient, au lendemain de l'attaque américano-israélienne, des rumeurs les plus prometteuses pour les combattants. « On attaque dans deux jours », nous assurait le chef d'un des principaux partis d'opposition iranien. En attendant, ce sont eux qui sont visés. Chaque soir, Erbil est frappé. 70% des projectiles sont détruits par les Américains qui possèdent une base immense qui jouxte l'aéroport et un système d'interception Patriot. Ces engins explosifs sont pour la plupart tirés depuis l'Irak par les milices chiites affilées à l'Iran et son « axe de résistance ».

Simko Alikhani, 31 ans, fait partie des combattants aguerris par la lutte contre Daech, débutée il y a plus de dix ans, dès 2014. « On a participé à beaucoup de batailles contre les islamistes et on s'est battus jusqu'au bout. Avec l'Iran, c'est pareil, on sait que ça finira dans le sang », annonce-t-il.

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Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d'Iran de Donald Trump est sans queue ni tête»

Avec un parfum de déjà-vu, Donald Trump a annoncé lundi qu'il attendrait la fin de la semaine pour éventuellement mettre à exécution sa menace, proférée samedi dernier, d'«anéantir» les infrastructures énergétiques iraniennes. Il avait au départ laissé 48 heures à Téhéran. Le président américain a de même affirmé que «les États-Unis d'Amérique et l'Iran ont eu, ces deux derniers jours, des discussions très fructueuses et constructives en vue d'un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient». Des allégations démenties par la République islamique.

Pour Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique (FRS), ce revirement du président des États-Unis est à l'image de sa présidence et de la gestion du conflit en Iran, «brouillonne et peu réfléchie» et porte potentiellement atteinte à sa «crédibilité».

«Ce qu'il s'est passé hier est totalement à l'image de sa présidence et de la gestion de cette crise en particulier que je décris comme une guerre sans queue ni tête. Ça a été mal préparé sur tous les plans. Et il n'y a pas de voies de sortie évidentes. Et donc, en effet, cela ne peut qu'ajouter à l'impression d'une stratégie brouillonne et peu réfléchie.», analyse l'expert.

Retrouvez cet entretien complet ci-dessous :

ENTRETIEN AVEC BRUNO TERTRAIS

La Banque asiatique de développement annonce un plan d'aide destiné aux pays membres en développement touchés par le conflit au Moyen-Orient

La Banque asiatique de développement (BAD) a annoncé mardi un programme d'aide financière destiné à aider les pays membres en développement à atténuer les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient.

Le président de la BAD, Masato Kanda, a déclaré que l'institution allait fournir « un soutien budgétaire à décaissement rapide ainsi que des financements destinés au commerce et à la chaîne d'approvisionnement afin de garantir l'importation de biens essentiels, dont désormais le pétrole ». Aucun détail sur le montant de ce plan n'a été fourni à ce stade.

Guerre au Moyen-Orient : «toutes les économies souffriront» si la guerre dure, alerte le PDG de TotalEnergies

Israël appelle le Liban à «prendre des mesures concrètes et significatives» contre le Hezbollah

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, prend la parole lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée au Moyen-Orient, au siège de l'ONU à New York, le 18 février 2026.
CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a appelé mardi Beyrouth à «prendre des mesures concrètes et significatives» contre le mouvement islamiste Hezbollah, allié de l'Iran et représenté par deux ministres au sein du gouvernement libanais.

«Nous appelons le gouvernement libanais à prendre des mesures concrètes et significatives contre le Hezbollah, dont des ministres siègent encore en son sein», a déclaré Gideon Saar dans un message sur X après avoir «salué» comme «justifiée et nécessaire» la décision annoncée un peu plus tôt par le Liban d'expulser le nouvel ambassadeur d'Iran à Beyrouth, nommé en février.

Au sein du gouvernement libanais, le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, et celui du Travail, Mohammad Haidar, sont affiliés au Hezbollah.

« La guerre doit être portée sur le sol de l'ennemi, pas le nôtre » : sous le feu du Hezbollah, les Israéliens refusent de fuir leurs villes à la frontière du Liban

Le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies, prévient le chef de l'AIE

Le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, prononce le discours d'ouverture du sommet « L'avenir de la sécurité énergétique », le 24 avril 2025.
JUSTIN TALLIS / AFP

Le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies en raison de la guerre au Moyen-Orient, a averti lundi Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), décrivant une «menace majeure» pour l'économie mondiale.

«À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies», a-t-il affirmé au National Press Club à Canberra, faisant référence aux crises des années 1970. «À l'époque, pour chacune de ces crises, le monde a perdu environ cinq millions de barils par jour, soit, en ajoutant les deux, 10 millions de barils par jour», a expliqué Fatih Birol.

Au moins 40 infrastructures énergétiques sont «gravement ou très gravement endommagées» dans neuf pays du Moyen-Orient, a-til affirmé.

Guerre au Moyen-Orient : le monde pourrait connaître sa pire crise de l’énergie depuis des décennies, prévient le chef de l'AIE

Faisant également référence aux répercussions de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, il a ajouté que «cette crise représente à ce stade deux crises pétrolières et un effondrement du marché du gaz réunis».

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L’AVERTISSEMENT DU CHEF DE L'AIE

Le Hezbollah affirme qu'il combattra toute tentative israélienne d'occuper le sud du Liban, qualifiant celle-ci de menace existentielle

Le groupe armé libanais Hezbollah se battra pour empêcher les troupes israéliennes d'occuper le sud du Liban, a déclaré mardi à Reuters l'un des principaux responsables du groupe, Hassan Fadlallah, affirmant qu'une telle occupation constituerait une « menace existentielle » pour le Liban en tant qu'État.

«La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani» : un ministre israélien appelle à annexer des terres du sud du Liban

Le ministre israélien de la Défense a déclaré plus tôt mardi qu'il avait donné l'ordre à l'armée d'établir une « zone de sécurité » au sud du fleuve Litani, qui coule à environ 30 kilomètres au nord de la frontière israélienne.

Le président philippin Marcos déclare l'état d'urgence énergétique

Le président philippin Ferdinand Marcos prononce un discours lors du Forum d'affaires Philippines-Corée à Pasay, dans la région métropolitaine de Manille, le 4 mars 2026.
JAM STA ROSA / AFP

Le président philippin Ferdinand Marcos a décrété mardi l'état d'«urgence énergétique nationale», invoquant les risques pesant sur l'approvisionnement en carburants et la stabilité énergétique du pays du fait de la guerre au Moyen-Orient.

«L'état d'urgence énergétique nationale est décrété en raison du conflit en cours au Moyen-Orient et du danger imminent qui en résulte pour la disponibilité et la stabilité de l'approvisionnement énergétique du pays», a-t-il écrit dans un décret.

Guerre en Iran : les Philippines passent à la semaine de 4 jours face à la flambée du pétrole

Marco Rubio va se rendre à une réunion du G7 en France vendredi

Marco Rubio.
Nathan Howard / REUTERS

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio rencontrera vendredi en France ses homologues du G7 pour discuter de la guerre en Iran, a annoncé le département d'État.

Il s'agira de son premier déplacement à l'étranger depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 février. Marco Rubio y abordera notamment «la situation au Moyen-Orient», a déclaré mardi le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott, dans un communiqué.

Les discussions des ministres des Affaires étrangères du G7 se dérouleront à Cernay-la-Ville, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Marco Rubio s'entretiendra avec ses homologues au sujet de «la guerre entre la Russie et l'Ukraine, de la situation au Moyen-Orient et des menaces pesant sur la paix et la stabilité dans le monde», selon le communiqué.

La France assure actuellement la présidence du G7, le club des démocraties industrialisées qui comprend également le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Samedi, les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont demandé à l'Iran «la fin immédiate et sans condition» de ses attaques «injustifiables» contre les pays du Moyen-Orient.

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Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio accuse l'Iran de prendre le monde «en otage»

«Des initiés ont profité de ses mensonges» : des opérations sur les marchés avant les déclarations de Trump sur l'Iran intriguent

Le président américain Donald Trump fait un signe de la main à son arrivée à la base conjointe Andrews dans le Maryland, aux États-Unis, le 23 mars 2026.
Kevin Lamarque / REUTERS

Les marchés n'ont pas fini d'être bousculés. Alors que les places financières américaines broient du noir depuis près d'un mois, les annonces jugées rassurantes du président américain Donald Trump au sujet de l'Iran ont profité aux investisseurs.

«J'ai donné instruction au Département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et discussions en cours. Je vous remercie de votre attention», a annoncé lundi 23 mars, vers 12h00, le président sur son compte Truth Social. Et les effets ne se sont pas fait attendre.

Donald Trump, roi du pétrole, produit deux fois plus que l'Arabie saoudite : un choc stratégique

Quelques minutes plus tard, à Wall Street, le S&P 500 a bondi de 240 points… avant que l'Iran ne démente les affirmations de Donald Trump, faisant retomber brutalement les cours. Vers 12h20 (heure de Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 9,63%, à 101,39 dollars. Les marchés ont tout de même continué de croire à l'accalmie au Moyen-Orient.

Vers 15h00, le Dow Jones prenait 1,87%, l'indice Nasdaq avançait de 1,92% et l'indice S&P 500 gagnait 1,72%. De quoi engranger certains profits. Mais certains semblent pourtant en avoir davantage profité que d'autres, laissant planer de nouveaux soupçons de délit d'initié sur le président américain et ses proches.

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DES OPÉRATIONS FINANCIERES INTRIGUANTES

L'Afghanistan annonce la libération d'un prisonnier américain

Le gouvernement taliban afghan a annoncé mardi avoir décidé de libérer le détenu américain Dennis Coyl, en réponse à une demande de sa mère.

« Le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu'à la suite d'une lettre de la famille du détenu… la Cour suprême […] a jugé que la durée de sa détention était suffisante et a décidé de le libérer », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. 

Les États-Unis inscrivent l'Afghanistan sur leur liste des États pratiquant «des détentions injustifiées»

Doha affirme que la guerre a provoqué un «effondrement» du système de sécurité dans le Golfe

La conséquence la plus importante de la guerre au Moyen-Orient est l'«effondrement» du système de sécurité dans le Golfe, ébranlé par les frappes iraniennes sur des infrastructures vitales, a affirmé mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

«Les États du Golfe, qui ont travaillé en étroite coordination et en parallèle pour garantir leur sécurité, ont besoin de réévaluer après la guerre ce que suppose réellement un cadre commun de sécurité régionale», a déclaré Majed al-Ansari lors d'un point presse, déplorant «l'effondrement du système de sécurité» régional comme première répercussion des hostilités.

Guerre au Moyen-Orient : ce que l'on risque dans les différents pays du Golfe en cas de diffusion d'images du conflit

« L'imprévisibilité des États-Unis nuit à nos intérêts », déclare le chef d'état-major de l'armée française

Le chef d'état-major des armées françaises a déclaré mardi que les États-Unis étaient devenus un allié imprévisible, ce qui avait des répercussions sur les intérêts et la sécurité de la France.

« Nous avons été surpris par un allié américain, qui reste un allié, mais qui devient de plus en plus imprévisible et ne prend même pas la peine de nous informer lorsqu'il décide de lancer des opérations militaires », a déclaré Fabien Mandon lors d'un forum sur la sécurité et la défense à Paris, ajoutant : «Cela a des répercussions sur notre sécurité et cela a des répercussions sur nos intérêts. »

« Ils ont désormais décidé d'intervenir au Moyen-Orient sans nous en informer. Cependant, la préoccupation immédiate des forces armées françaises a été de trouver des solutions pour que la France puisse protéger ses ressortissants qui se trouvaient en transit dans la région. », déclare le chef d'état-major des armées françaises.

Les intérêts de la France dans la région ont été engagés, a renchéri la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo. «Du fait des conséquences de la situation, nous avons eu des pertes à déplorer et des blessés» a-t-elle rappelé, en faisant référence aux militaires français déployés au Kurdistan iranien victimes d'une frappe de drone.

«En termes de protection de nos ressortissants, de protection de nos forces et de nos partenaires dans la région, il faut de la coordination, c'est comme ça que ça fonctionne dans une alliance» comme l'Otan, a-t-elle ajouté.

Philippe Étienne : « Il y a de la prévisibilité dans l'imprévisibilité de Donald Trump »

L'Iran nomme Mohammad Bagher Zolghadr à la tête de la plus haute instance de sécurité

L'Iran a nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, a rapporté mardi la télévision d'État.

Spécialiste de Kant, fidèle collaborateur de Khamenei : qui était Ali Larijani, cette figure clé du régime iranien qu'Israël assure avoir éliminée ?

Ali Larijani, homme politique emblématique et pilier de la République islamique, dirigeait la plus haute instance de sécurité d'Iran jusqu'à sa mort la semaine dernière lors de frappes israéliennes à Téhéran.

Guerre au Moyen-Orient : les gardiens de la révolution iraniens jurent de «traquer et tuer» Benyamin Netanyahou

L'armée israélienne affirme avoir mené une importante série de frappes à Ispahan en Iran

L'armée israélienne a annoncé mardi avoir mené une importante série de frappes aériennes à Ispahan, dans le centre de l'Iran, au 25e jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine.

«Les forces de défense viennent de mener à bien une vaste série de frappes à Ispahan», a indiqué l'armée dans un communiqué, ajoutant qu'elle avait lancé «une série de frappes à grande échelle (…) dans plusieurs régions d'Iran».

Le Liban décide d'expulser l'ambassadeur d'Iran, et lui donne jusqu'à dimanche pour quitter le pays

Le Liban a retiré l'accréditation de l'ambassadeur d'Iran, récemment nommé à Beyrouth, et lui a donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays, a annoncé mardi le ministère libanais des Affaires étrangères.

Cette mesure intervient après que Beyrouth a accusé les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le Liban et annoncé interdire leurs actions sur le territoire libanais.

Le ministère a précisé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien et l'avoir informé de la décision des autorités de «considérer persona non grata» l'ambassadeur Mohammad Reza Raeuf Sheibani, nommé en février à ce poste.

Israël compte s'emparer d'une zone de «sécurité» jusqu'au Litani, au Liban

L'armée israélienne va s'emparer d'une zone dans le sud du Liban courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité, a annoncé mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.

Les forces israéliennes «manœuvrent à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée», a déclaré Israël Katz dans une vidéo diffusée par son bureau. «Les cinq ponts sur le Litani qui servaient au (mouvement islamiste) Hezbollah pour faire passer des terroristes et des armes ont été détruits et (l'armée) contrôlera les autres ponts et l'espace de sécurité jusqu'au Litani», a-t-il ajouté.

« Une odeur qui exhalait le feu » : au Liban, des médecins et des secouristes ciblés par Israël

«Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée», a encore dit Israël Katz.

L'Iran menace Israël de «lourdes» frappes en soutien aux Libanais et Palestiniens

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé mardi que de «lourdes» frappes de missiles et de drones cibleraient Israël si ce dernier poursuivait ses «crimes contre les civils du Liban et de Palestine», au 25e jour de guerre au Moyen-Orient.

«Nous avertissons l'armée criminelle du régime (israélien, NDLR) que si les crimes contre les civils du Liban et de Palestine persistent», les forces israéliennes «seront la cible de lourdes frappes de missiles et de drones», ont indiqué dans un communiqué les Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique, au moment où Israël multiplie notamment les frappes au Liban contre le Hezbollah, groupe armé allié à Téhéran.

Les pays du Golfe se rapprochent d'une union contre l'Iran, rapporte le Wall Street Journal

«Les alliés des États-Unis dans le Golfe persique se rapprochent progressivement de leur engagement dans la lutte contre l'Iran, durcissant leur position suite aux attaques persistantes qui ont perturbé leurs économies et risquent de donner à Téhéran un levier à long terme sur le détroit d'Ormuz», rapporte ce mardi le Wall Street Journal.

«Ces mesures récentes renforcent la capacité américaine à mener des frappes aériennes et ouvrent une nouvelle voie d'attaque contre les finances de Téhéran. Elles ne vont pas encore jusqu'à un déploiement militaire ouvert, une ligne que les dirigeants du Golfe espèrent ne pas franchir, même si la pression s'accentue à mesure que l'Iran menace d'étendre son influence sur cette région riche en énergie», ajoute le quotidien américain, qui indique notamment que le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman souhaite «ardemment rétablir la dissuasion et est sur le point de prendre la décision de se joindre aux attaques».

Lufthansa prolonge la suspension de ses vols au Moyen-Orient en pleine guerre

Le groupe Lufthansa prolonge la suspension des vols de l'ensemble de ses compagnies vers le Moyen-Orient jusqu'à fin avril, voire jusqu'à fin octobre pour certaines d'entre elles, en raison de la guerre dans la région, a-t-il annoncé lundi soir.

«En raison de la situation volatile au Moyen-Orient», l'ensemble des compagnies aériennes du groupe (Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines, ITA Airways, Edelweiss, Eurowings et la filiale de transport de marchandises Lufthansa Cargo) suspendront leurs vols vers la région au moins jusqu'au 30 avril inclus, a annoncé l'entreprise allemande dans un communiqué.

Dans le détail, certaines compagnies suspendent leurs vols sur certaines destinations encore plus longtemps. Ainsi, tous les vols à destination et en provenance de Dubaï et de Tel Aviv seront suspendus jusqu'au 31 mai inclus pour Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines, ITA Airways, Edelweiss.

«On n'ose pas bouger» : à Abu Dhabi, la grande inquiétude et l'attente interminable des voyageurs bloqués en raison de la guerre en Iran

Les vols de ces compagnies en provenance et vers Abou Dhabi, Amman, Beyrouth, Dammam, Riyad, Erbil, Mascate et Téhéran, sont également annulés jusqu'au 24 octobre inclus. Par ailleurs, Eurowings prévoit de suspendre ses vols vers Dubaï, Abou Dhabi et Amman jusqu'au 24 octobre inclus.

REPORTAGE – De Riyad à Dubaï, la hantise des monarchies du Golfe face à l'extension de la guerre contre l'Iran

De la fumée s'élève au-dessus de Riyad le 5 mars 2026.
Stringer / REUTERS

Pour la première fois depuis le début de la guerre, les téléphones portables ont émis une alerte : « Nous sommes face à une menace, mettez-vous aux abris. » En ce mercredi soir 18 mars, le conflit se durcit au royaume d'Arabie saoudite, jusque-là relativement épargné par les frappes iraniennes. Mais l'alerte résonne quelques minutes après une énorme explosion, ressentie au quartier diplomatique de Riyad. Aussitôt, c'est le branle-bas de combat dans cette ville dans la ville, où sont installées la plupart des ambassades et résidences attenantes. Direction les abris souterrains. Les interrogations fusent : drone ou missile ? Dix jours plus tôt, des débris de drones étaient déjà tombés dans la cour de l'ambassade américaine, sans faire ni blessés, ni dégâts.

L'alerte levée, une vingtaine de minutes plus tard, entre domestiques asiatiques et chats siamois, les diplomates quittent leurs refuges. De premières informations parviennent via les services de renseignements américains. Une batterie de missiles Patriot, installée non loin d'un supermarché, aurait intercepté un drone dont les débris seraient tombés près du ministère de la Défense.

Une demi-heure passe avant qu'un nouveau message strident retentisse sur les portables. Une nouvelle menace, accompagnée d'un nouveau séjour aux abris. Au total, il y en aura quatre au cours de la soirée. Quelques heures plus tard, alors que le calme est revenu, un point de la situation tombe : la défense aérienne saoudienne a intercepté et détruit 21 drones et un missile balistique dans les régions de Riyad et des provinces de l'est du pays, où sont les puits de pétrole.

LA HANTISE DES MONARCHIES DU GOLFE

Cathay Pacific prolonge la suspension de ses vols pour Dubaï et Ryad

Cathay a également annoncé mardi qu'elle renforcerait ses liaisons entre Hong Kong et Paris, ainsi qu'avec Zurich.
Tyrone Siu / REUTERS

La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific a annoncé mardi prolonger la suspension jusqu'au 31 mai de ses vols à destination et en provenance de Dubaï et Ryad, en raison de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient. Cathay Pacific a indiqué dans deux communiqués distincts que tous ses vols à destination et en provenance de Riyad et de Dubaï étaient annulés jusqu'au 31 mai 2026 inclus, «compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient».

La compagnie a précisé que les clients concernés par ces changements avaient été informés et qu'elle «suivait la situation de près et resterait flexible». Les clients souhaitant modifier leurs vols à destination ou en provenance du Moyen-Orient ne seront pas soumis à des frais de réservation, de réacheminement ou de remboursement. Cathay a également annoncé mardi qu'elle renforcerait ses liaisons entre Hong Kong et Paris, ainsi qu'avec Zurich, «afin de répondre à la forte hausse de la demande pour l'Europe».

La compagnie a ajouté des liaisons vers Londres ce mois-ci. Elle a indiqué avoir constaté une «augmentation générale» de la demande provenant d'autres régions, les voyageurs recherchant des alternatives aux itinéraires qui dépendent fortement des hubs du Moyen-Orient.

«Les gens sont repartis en Thaïlande pour une semaine»: ces voyageurs bloqués en Asie à cause de la guerre en Iran

Cathay Pacific, qui a par ailleurs doublé les surcharges carburant sur la plupart de ses liaisons en raison de la flambée des prix du pétrole, avait suspendu tous ses vols vers Dubaï et Riyad en mars et avril à la suite du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran le 28 février.

DÉCRYPTAGE – Le chaud et le froid de Trump sur l'Iran déboussole les marchés financiers au cours d'une folle journée

Âmes sensibles, s'abstenir ! Les messages de Donald Trump sur son réseau social font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers et peuvent provoquer de violents revirements de situation. « Une publication sur les réseaux sociaux peut complètement renverser le sentiment du marché à 180 degrés, c'est le monde dans lequel nous vivons », résume Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.

C'est ce qui s'est produit lundi. Il a suffi que le président américain indique sur Truth Social avoir de « très bonnes » discussions avec l'Iran pour une « résolution complète et totale des hostilités au Moyen-Orient » pour que brutalement les cours de pétrole et les taux des emprunts d'État, qui étaient sous pression, se détendent et que les Bourses européennes, qui perdaient 2 %, repassent dans le vert.

LES MARCHÉS FINANCIERS DÉBOUSSOLÉS

«Nous n'avons plus les moyens du “quoi qu'il en coûteâ€Â», martèle Maud Bregeon

Sur franceinfo, Maud Bregeon a assuré que l'exécutif était «pleinement conscient de l'impact de cette crise sur les Français», évoquant des «plans sectoriels» avec «une possibilité de report de charges sociales» et des échanges avec les banques pour «des situations spécifiques». «Le premier objectif c'est d'accompagner des mesures de trésorerie», a-t-elle insisté, notamment pour les secteurs les plus touchés comme la pêche.

Face à la flambée des prix des carburants, la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Énergie a défendu des mesures pour «limiter la hausse», en misant sur l'augmentation de la production des raffineurs : «Vous prenez l'exemple de la raffinerie de Gravenchon, elle devrait pouvoir augmenter sa production de 10%, ça équivaut à 450.000 pleins par mois». Elle a également assuré qu'«il n'y a pas de risque d'approvisionnement» grâce à «des stocks importants», tout en rappelant que «l'origine de tout ça c'est la guerre en Iran» et que «l'importance des impacts dépendra de la durée du conflit».

«Nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte», a-t-elle prévenu, appelant à «un discours de vérité» dans un contexte d'«incertitudes» sur les marchés. «On met tout en œuvre pour maintenir les prix le plus bas possible et éviter une envolée incontrôlée», a conclu la ministre, reconnaissant «les difficultés» des Français face aux prix à la pompe et appelant «chacun à beaucoup d'humilité».

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Énergie.
Abdul Saboor / REUTERS

Il n'y aura «pas d'explosion de l'inflation» à cause de la guerre au Moyen-Orient, pronostique le président du Medef

Patrick Martin.
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le président du Medef Patrick Martin a pronostiqué mardi que la guerre au Moyen-Orient ne provoquerait «pas d'explosion de l'inflation» mais plutôt «une moindre croissance» accompagnée d'une hausse modérée des prix. «Notre pronostic, c'est qu'il n'y aura pas d'explosion de l'inflation mais il y aura une moindre croissance et une inflation qui pourrait être augmentée selon les circonstances de quelques dixièmes de points», a déclaré Patrick Martin sur BFM Business. «Ce qui nous préoccupe beaucoup plus, ce sont les taux d'intérêt et singulièrement dans le cas de la France», a-t-il ajouté.

Le rendement de la dette française à échéance dix ans se situait lundi en fin de journée à 3,71%. En début de journée, il avait bondi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Lors de la discussion du budget 2026, «j'avais pointé du doigt le fait qu'on ne saurait pas faire face à un choc. (…) Il se trouve que ce sombre pronostic se concrétise avec cette crise au Moyen-Orient», affirme-t-il. «Si on était au niveau de déficit de l'Italie ou de l'Espagne – je ne parle même pas du Portugal ou de la Grèce qui sont maintenant en excédent budgétaire -, on aurait des marges de manÅ“uvre de l'ordre de 80-90 milliards d'euros», a-t-il affirmé.

Pourquoi la guerre au Moyen-Orient propulse le coût de la dette française à un record historique

Six soldats des forces du Kurdistan d'Irak tués dans une attaque de roquettes

Six soldats membres des Peshmerga, les forces armées du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, ont été tués dans une attaque de roquettes visant leur base mardi avant l'aube, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité.

L'attaque, dans la région de Soran près de la frontière avec l'Iran, «a fait six martyrs», a indiqué ce responsable s'exprimant sous anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

« Ce sont elles qui gouvernent » : l'Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes

Il a fait état de «disparus» et de 22 blessés, mais n'était pas en mesure d'identifier les auteurs de l'attaque. La télévision kurde Rudaw cite un communiqué du commandement local des Peshmerga, faisant état de deux salves de roquettes tirées contre la septième division des Peshmerga.

Irak : 15 combattants, dont un commandant, tués dans une frappe sur d'ex-paramilitaires

Quinze combattants du Hachd al-Chaabi, dont un haut commandant, ont été tués mardi avant l'aube dans une frappe aérienne dans l'ouest de l'Irak, cette alliance d'ex-paramilitaires qui englobe des groupes pro-Iran fustigeant une «attaque américaine». Selon le bilan officiel, il s'agit de la frappe la plus meurtrière en Irak, où quasi-quotidiennement des bombardements imputés aux États-Unis ou à Israël visent des factions armées pro-iraniennes ou des combattants du Hachd al-Chaabi, coalition intégrée aux forces régulières de l'État irakien, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février.

Parmi les victimes de «l'attaque américaine» de mardi, dans la province d'Al-Anbar, figure «le commandant des opérations pour le Hachd al-Chaabi, Saad Dawaï» en charge de cette vaste région, indique un communiqué. Au total, 15 combattants ont été tués d'après un bilan actualisé du Hachd al-Chaabi, dont certaines factions ont pour réputation d'agir en électron libre.

La frappe a visé le quartier général du Hachd à Al-Anbar, dans la région de Habbaniya, avait auparavant indiqué à l'AFP un responsable de l'alliance, précisant que le bombardement était intervenu lors d'une réunion du commandement. Cette source avait fait état de 13 blessés, indiquant que plusieurs personnes étaient «encore piégées sous les décombres».

Guerre au Moyen-Orient : un accord avec les Kurdes permet à l'Irak d'évacuer son pétrole par la Turquie

Bagdad a régulièrement dénoncé des attaques contre le Hachd. Le Pentagone a reconnu la semaine dernière pour la première fois recourir à des hélicoptères de combat pour frapper des groupes armés pro-iraniens en Irak. Dans un premier communiqué mardi, le Hachd avait appelé «les forces politiques à prendre leurs responsabilités et à faire face à ces violations américaines répétées, et à adopter des positions claires préservant la souveraineté du pays».

Missiles iraniens à Tel-Aviv : quatre personnes soignées, un immeuble endommagé

Le personnel d'urgence travaille à côté d'un bâtiment endommagé sur le site à la suite des barrages de missiles iraniens dans le centre d'Israël, au milieu du conflit États-Unis-Israël avec l'Iran, à Tel Aviv, en Israël, le 24 mars 2026.
Ronen Zvulun / REUTERS

Les secours israéliens ont indiqué avoir prodigué des soins à quatre personnes mardi matin à Tel-Aviv, où un immeuble a été fortement endommagé par une «frappe directe» de missile iranien, selon le maire de la ville. La frappe dans un quartier cossu du nord de l'agglomération a éventré la façade d'un immeuble ancien de trois étages, et projeté des débris sur la chaussée, selon un journaliste de l'AFP présent sur les lieux.

Une vidéo diffusée par le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix-Rouge, depuis un des appartements touchés montre des dégâts importants et des pièces soufflées par l'explosion devant une façade béante.

Le MDA a revu à la baisse son bilan initial faisant état de six blessés légers et a indiqué avoir brièvement prodigué des soins à quatre personnes. Selon une source proche des secours, elles avaient inhalé de la fumée à la suite d'un début d'incendie provoqué par l'explosion. Le maire de Tel-Aviv, Ron Huldai, a déclaré à la presse que l'immeuble endommagé avait été touché par une «frappe directe».

Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l'antisémitisme redessinent l'influence des lobbys pro-Israël

Selon plusieurs médias israéliens, dont la radio militaire, la police estime que les dégâts ont été causés par un missile à sous-munitions doté de trois à quatre têtes chargées chacune d'une centaine de kilogrammes d'explosif. Depuis minuit, sept alertes aux missiles iraniens ont été enregistrées dans le centre et le sud d'Israël. Dans le Nord, au moins six alertes aux missiles ou roquettes tirées du Liban ont retenti. La police a indiqué avoir déployé des équipes de déminages sur «plusieurs sites d'impact de munitions» dans le district de Tel-Aviv, mais aucun blessé n'a été signalé en dehors de la frappe directe sur l'immeuble d'habitation.

Énergie: l'Iran estime être moins vulnérable que ses voisins en cas d'attaque

Le ministre iranien de l'Énergie a affirmé dans un entretien diffusé mardi que son pays était moins vulnérable que d'autres en cas d'attaque contre ses installations électriques, après des menaces du président américain Donald Trump.

«Nous produisons de l'électricité de manière dispersée à divers endroits, contrairement aux pays du Golfe persique et au régime sioniste (Israël, NDLR) où la production est centralisée et très vulnérable», a déclaré Abbas Aliabadi à la télévision d'État. «Nous disposons de plus de 150 centrales à travers le pays», a-t-il ajouté, au 25e jour de guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.

Donald Trump repousse son ultimatum et annonce des négociations « productives » avec l'Iran

Tôt mardi, des installations ont été «partiellement endommagées» par des frappes israélo-américaines à Ispahan (centre) et un projectile a touché les abords d'une station de traitement du gazoduc de Khorramshahr (sud-ouest), selon l'agence Fars, qui n'a pas précisé l'étendue des dégâts pour la deuxième attaque. La centrale iranienne la plus importante est située à Damavand, en périphérie de la province de Téhéran, qu'elle alimente en partie. La semaine dernière, des sites gaziers, pétroliers et nucléaires ont été touchés au Moyen-Orient.

«La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani» : un ministre israélien appelle à annexer des terres du sud du Liban

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé lundi à étendre la frontière d'Israël dans le sud du Liban, jusqu'au fleuve Litani. Il a déclaré lors d'une émission de radio israélienne que la campagne militaire au Liban «doit se terminer par une réalité totalement différente, tant par la décision du Hezbollah que par la modification des frontières d'Israël». «Je le dis ici de manière définitive… dans chaque pièce et dans chaque discussion également : la nouvelle frontière israélienne doit être le Litani», a déclaré Smotrich.

Dans le même temps, des troupes israéliennes bombardaient des ponts et détruisaient des maisons dans une offensive militaire croissante, rapporte Reuters. Les propos de Bezalel Smotrich sont les plus explicites à ce jour de la part d'un haut responsable israélien concernant la saisie de territoires libanais, précise Reuters. Un responsable militaire et le bureau de Benyamin Netanyahou n'ont pas répondu aux demandes de commentaires de l'agence de presse britannique.

Bezalel Smotrich.
MENAHEM KAHANA / AFP

Macron convoque un nouveau conseil de défense mardi après-midi sur la situation au Moyen-Orient, annonce l'Elysée

Le président Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi «sur la situation en Iran et au Moyen-Orient», a annoncé l'Élysée.

Ce nouveau conseil de défense réunissant les ministres et responsables chargés des questions de sécurité – le dernier remonte au 17 mars – se tiendra à 17h30.

Il intervient alors que Donald Trump a évoqué, dans un spectaculaire revirement, des «négociations» avec un responsable iranien non identifié.

Donald Trump repousse son ultimatum et annonce des négociations « productives » avec l'Iran

Irak : le bilan actualisé d'une frappe «américaine» sur d'anciens paramilitaires monte à 15 morts

Quinze combattants du Hachd al-Chaabi ont été tués mardi avant l'aube dans une frappe «américaine» sur la province d'al-Anbar dans l'ouest de l'Irak, selon un bilan actualisé publié par cette alliance d'ex-paramilitaires qui englobe des groupes pro-Iran.

Parmi les victimes figure «le commandant des opérations d'Al-Anbar pour le Hachd al-Chaabi, Saad Dawaï», indique notamment dans un communiqué l'alliance, intégrée aux forces régulières de l'État irakien, mais dont certains groupes armés ont pour réputation d'agir en électrons libres.

Tel-Aviv : six blessés et plusieurs impacts de munitions après des alertes aux missiles iraniens

Six personnes ont été légèrement blessées mardi matin à Tel-Aviv, théâtre de plusieurs explosions après une alerte aux missiles iraniens, ont indiqué les secours israéliens.

Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a annoncé «six blessés légers sur quatre sites différents» et diffusé des vidéos d'un immeuble en partie éventré et de véhicules en feu.

Les forces de police et des équipes de démineurs sont actuellement déployées sur «plusieurs sites d'impact de munitions», a indiqué de son côté la police de Tel-Aviv.

DÉCRYPTAGE – Donald Trump repousse son ultimatum et annonce des négociations «productives» avec l'Iran

Donald Trump.
Kevin Lamarque / REUTERS

Trump a repoussé son ultimatum et annonce que des négociations « productives » sont en cours avec l'Iran. D'un ton soudain presque gracieux, le président américain, qui promettait samedi d'anéantir les infrastructures électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'était pas rouvert dans les 48 heures, a accordé un délai supplémentaire de cinq jours.

«J'ai le plaisir d'annoncer que les États-Unis d'Amérique et la nation iranienne ont eu, au cours des deux derniers jours, des échanges très positifs et fructueux concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient», a écrit Trump lundi matin sur Truth Social dans un message tout en majuscules.

TRUMP REPOUSSE SON ULTIMATUM

Iran : deux infrastructures énergétiques attaquées

Deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse Fars, quelques heures après le rebondissement inattendu de Donald Trump de ne pas s'en prendre à des centrales électriques.

«Dans la continuité des attaques menées par l'ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l'administration du gaz et la station de réduction de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible», a écrit Fars, seule agence iranienne à rapporter cet incident. Ces installations ont été «partiellement endommagées», ajoute Fars.

Toujours selon Fars, «une attaque» a également visé «le gazoduc de la centrale électrique de Khorramshahr», ville portuaire du sud-ouest de l'Iran. «Un projectile a touché les abords de la station de traitement du gazoduc de Khorramshahr», a souligné Fars, citant le gouverneur de cette ville limitrophe de l'Irak. L'étendue des dégâts éventuels n'a pas été précisée.

Donald Trump repousse son ultimatum et annonce des négociations « productives » avec l'Iran

Liban : deux morts dans une frappe israélienne contre Bshamoun, au sud de Beyrouth

Deux personnes ont été tuées dans un raid israélien contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé.

«Le raid mené par l'ennemi israélien contre le village de Bshamoun, dans le district d'Aley, a fait, selon un bilan provisoire, deux morts parmi la population civile et cinq blessés», a déclaré le ministère dans un communiqué.

« Une odeur qui exhalait le feu » : au Liban, des médecins et des secouristes ciblés par Israël

Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit

De la fumée s'élève des banlieues sud de Beyrouth à la suite d'une frappe israélienne, Liban, 24 mars 2026
Amr Abdallah Dalsh / REUTERS

Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit de lundi à mardi, a rapporté mardi l'agence de presse officielle libanaise NNA.

La banlieue sud de la capitale libanaise, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, avait été visée dès lundi soir par une frappe israélienne.

« Je ne me serais jamais douté que cela puisse arriver » : l'armée israélienne frappe désormais au cœur de Beyrouth

Bonjour et bienvenue dans ce direct

Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 25e jour, l'agence de presse officielle libanaise NNA a rapporté qu'Israël avait mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit. Cette dernière, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, avait été visée dès lundi soir par une frappe israélienne.

De son côté, l'Iran a lancé mardi une «une nouvelle salve de missiles» en direction d'Israël, selon la télévision d'État iranienne. Plus tôt, au fil de la nuit, l'armée israélienne avait mis en garde contre des salves de missiles tirés depuis l'Iran, et fait état d'au moins un impact dans le nord du pays. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui précise avoir parlé au président américain Donald Trump, a déclaré qu'Israël continuait ses frappes en Iran et au Liban, en restant déterminé à protéger ses «intérêts vitaux en toutes circonstances».

Lors d'un déplacement en Australie, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé à mettre fin aux hostilités dans la région, mettant en avant leurs «conséquences sur les prix du gaz et du pétrole».

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