Tous les adjoints ne restent pas dans l'ombre du numéro un. De Barcelone à Manchester City, une demi-douzaine de collaborateurs de Pep Guardiola ont ensuite volé de leurs propres ailes. Tous encouragés par le Catalan. Avant de s'asseoir sur le banc d'Arsenal en 2019, a été l'un d'eux dans le nord de l'Angleterre. L'ancien milieu laisse, à son tour, une grande liberté à ses assistants. En particulier au dernier arrivé, « un gagnant » qui possède « un haut niveau de passion » : Gabriel Heinze. L'Argentin, 48 ans, n'est pas exactement un débutant : il a dix années d'entraîneur principal sur son CV.
À ses débuts, il a été vite comparé à Marcelo Bielsa, son sélectionneur lors du sacre olympique en 2004. Un technicien offensif et intransigeant. Trop, peut-être, pour durer. Depuis son départ en novembre 2023 de Newell's Old Boys, son club formateur et le dernier à lui avoir confié une équipe, l'ancien défenseur avait pris du champ. Sans être oublié pour autant.
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Confronté l'été dernier à la défection de Carlos Cuesta, parti s'émanciper à Parme, Mikel Arteta s'est tourné vers un ami de plus de vingt ans, connu en 2001-2002 au Paris Saint-Germain. « Ils étaient déjà proches à l'époque, se souvient Luis Fernandez, qui les avait fait venir dans la capitale, ainsi que Mauricio Pochettino. Aujourd'hui, j'ai l'impression de voir mes petits-enfants. » Qui l'appellent parfois en visio, sur WhatsApp, depuis le centre d'entraînement de London Colney.
Déjà réputé pour sa défense, Arsenal est devenu un coffre-fort : 6 buts encaissés en 14 matchs de Ligue des champions cette saison. The Times a révélé, en milieu de semaine, le plan fomenté à l'intersaison par le binôme : réduire l'indiscipline des Gunners, coûteuse en points. De 64 avertissements et 6 exclusions la saison passée – soit le total le plus élevé en Premier League –, les Londoniens sont passés à 50 cartons jaunes, aucun rouge, ni le moindre penalty concédé. Un travail de l'ombre qui s'ajoute à celui réalisé sur les phases arrêtées par le Français Nicolas Jover, autre adjoint indispensable. « Leurs profils complémentaires font de moi un meilleur entraîneur », a jugé Mikel Arteta.
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