Le sujet est connu dans le monde sportif et médical. Depuis plusieurs années, la France a progressivement assoupli l'obligation de certificat médical pour la pratique sportive. Désormais, de nombreuses fédérations autorisent une simple attestation sur l'honneur après un questionnaire de santé, notamment pour le renouvellement des licences ou certaines compétitions ponctuelles.
Laisser passer des pathologies silencieuses
Cette évolution répond à un double objectif : faciliter l'accès au sport et réduire la charge pesant sur les médecins, dans un contexte de pénurie. Le ministère des Sports évoque une volonté de « simplifier l'accès » et de « libérer du temps médical ». Mais sur le terrain, ces pratiques interrogent.
Dans d'autres courses d'athlétisme très populaires (marathon, semi ou encore 10 km), les organisateurs se contentent également de questionnaires de santé, souvent associés à des frais d'inscription. Une évolution qui fait débat.
Certains médecins du sport estiment que ces dispositifs reposent sur l'auto-évaluation et peuvent laisser passer des pathologies silencieuses, notamment cardiaques. D'autres relativisent, rappelant qu'un certificat médical ne garantit pas non plus l'absence de risque. Reste une question en suspens : face à la popularité grimpante de ce genre d'épreuves particulièrement intensives, ces pratiques relèvent-elles d'un enjeu de santé publique ?
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