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To pass, you have to push: roller derby, an inclusive, intensive but unknown sport.

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Vitesse, contacts, stratégies… Le roller derby est un sport aussi impressionnant que méconnu. Le Poitiers Roller Derby va permettre de mieux le connaître en accueillant les 16 et 17 mai 2026, au gymnase Jean-Paul-Gomez à Ligugé, la seconde étape du championnat N3. Cinq matchs se tiendront le samedi de 10 h à 20 h 30 et quatre matchs le dimanche de 10 h à 18 h. C'est la première fois que des équipes nationales entreront en compétition, avec la présence de neuf clubs : Toulouse, Tarbes, Mérignac, La Roche-sur-Yon, Anglet, Angoulême, Poitiers, Nantes et Pau.

Le principe du roller derby ? Deux équipes de quinze joueurs sur des patins, s'affrontent pendant une heure, coupée en deux par une mi-temps, sur une piste ovale, appelée le track. Les mi-temps sont, elles-mêmes, coupées en « jams », des sections de jeux de deux minutes maximum. Chaque équipe aligne cinq joueurs sur le terrain, avec des remplacements en continu. Un joueur, appelé jammeur, doit « passer les hanches d'un défenseur adverse » pour marquer un point, couvert par les quatre défenseurs à ses côtés. Des règles de sécurité limitent le nombre de fautes à sept par joueur, au risque d'être mis en « prison » : exclu du match.

Ce sport apparaît dans les années 20 aux États-Unis, sous la forme de courses mixtes d'endurance sur piste. Durant les décennies suivantes, le sport disparaît pratiquement par manque de financement, avant d'être repris par des mouvements féministes et des minorités. Aujourd'hui, on connaît ce sport pour ses valeurs de solidarité et d'inclusion.

« On a très peu entendu parler de la victoire de la France aux championnats du monde à Orléans »

Angeline Manceau, alias Ark'Ange sur le track, entraîneuse des Broyeuses du Poitou au Poitiers Roller Derby, pratique ce sport depuis plus d'une décennie. Ancienne adepte de patinage artistique, elle explique sa découverte par le « hasard ». Beaucoup découvrent ce sport par les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille ou les événements locaux car les fédérations et les clubs restent assez « petits ». Ce « sport militant » gagne cependant en popularité ces dernières années. Des équipes comme la N3F + (1) du Poitiers Roller Derby peuvent participer pour la première fois à un championnat national, étant au complet.

Malgré ce léger gain de visibilité, Angeline Manceau déplore l'absence d'actualité sportive sur le sujet : « On a très peu entendu parler de la victoire de la France aux championnats du monde à Orléans, même dans les magazines sportifs. » Elle espère d'ailleurs voir l'inclusion du roller derby s'étendre sur les autres sports. Pour elle, « il y a de la place pour tout le monde ».

(1) Catégorie inclusive regroupant les femmes cisgenres, transgenres et les personnes de genres minorisés.