Les Bleus, emmenés par les frères Lebrun, espèrent enfin faire tomber la Chine ce samedi en demi-finales des championnats du monde.
C’est l’affrontement tant attendu, le jour J. L’équipe de France masculine de tennis de table défie ce samedi à Londres la Chine en demi-finales des championnats du monde. Deux ans après la finale de Busan (Corée du Sud), où les Bleus avaient décroché la deuxième médaille d’argent de leur histoire (0-3), l’ogre chinois se dresse à nouveau sur la route des Français dans la quête du titre suprême.
Un affrontement attendu mais surprenant, puisque ce n’est pas en finale mais bien en demi-finales que les Bleus retrouvent les Chinois. La faute aux premières défaites de l’équipe chinoise depuis… 25 ans dans un championnat du monde, contre la Suède (3-2) et la Corée du Sud (3-1) lors de la phase de poules. Deux surprises qui ont fait dire à Simon Gauzy que le niveau de l’équipe chinoise, qui reste sur onze sacres consécutifs depuis 2001, s’est “affaissé”. Est-ce alors le bon moment pour jouer (et battre) les Chinois ?
“On a notre chance”
Pour Jean-René Mounié, directeur de la haute performance, ces deux défaites de la Chine en poules ne changent rien. “Ce n’est ‘l’année ou jamais’, a-t-il confié à L’Equipe. Je pense tout l’inverse de ça. Par définition, on aura à mon avis plus de chances de gagner les Championnats du monde dans quatre ans ou dans deux ans que cette année. On sera plus fort, notre équipe est très jeune.” La Chine a d’ailleurs pris sa revanche avec autorité sur la Corée du Sud en quarts de finale (3-0), preuve d’une montée en puissance.
Si la France veut se hisser en finale, il faudra certainement venir à bout de Wang Chuqin. Mais Félix Lebrun n’a jamais battu le numéro un mondial en sept confrontations, même s’il n’est pas passé loin l’été dernier à Las Vegas lors d’un duel épique (défaite 4-3). “Si on gagne face à la Chine, ce sera un exploit. Ils montent en puissance, et moi je suis super excité de les jouer,” a lâché le cadet des frères Lebrun après le succès contre le Brésil (3-0) en quarts de finale. “On a notre chance, complète Jean-René Mounié. On voit qu’en ce moment ils sont en difficulté. Mais il faut garder en tête qu’ils sont numéros un mondiaux.” Et donc que ce ne sera pas facile de les battre. Mais les Bleus y croient.


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