DéCRYPTAGE
La grande incertitude et le risque inflationniste, conséquence du conflit qui s’éternise, poussent les banques centrales au statu quo monétaire. Verdict mercredi soir pour la Fed et jeudi pour la BCE.
Après la Banque du Japon, ce mardi, place à la Fed, mercredi à Washington puis à la BCE, jeudi à Francfort. À l’instar de leur homologue japonaise, les banques centrales américaine et européenne devraient choisir d’attendre, pronostiquent les marchés. A priori donc, ni baisse, ni hausse des taux, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique.
Le contexte est particulièrement fébrile et tendu. La guerre en Iran, au point mort, fait peser une lourde menace d’inflation, voire de pénurie sur l’approvisionnement énergétique mondial, les engrais, l’hélium et d’autres biens indispensables. Le prix du brent, référence mondiale du pétrole, a déjà bondi de 50 % depuis le début de la guerre. La flambée des prix de l’énergie qui en a résulté a contribué à propulser l’indice des prix à la consommation américain à sa plus forte hausse en près de quatre ans. La Banque du Japon, qui a donc laissé ses taux inchangés, a considérablement relevé ses prévisions d’augmentation des prix. En bref, entre inflation à la…

