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The Middle East war costs public finances 6 billion euros according to Bercy

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Publié le 21/04/2026 à 21h45

Temps de lecture: 2min – vidéo: 2min

Mardi 21 avril, le gouvernement a annoncé élargir les aides au carburant. Une nouvelle dépense alors que le coût de la guerre au Moyen-Orient s’annonce déjà très élevé : 6 milliards d’euros selon le comité d’alerte sur les finances publiques.

Cela fait des semaines que la France est présente au Moyen-Orient avec ses avions Rafale qui surveillent l’espace aérien ou encore le Charles de Gaulle en Méditerranée. Voilà l’une des plus grosses dépenses actuellement dans le conflit en Iran, mais ça ne s’arrête pas là. Bercy a fait l’addition, son estimation : la guerre coûte 6 milliards d’euros aux finances publiques. En cause: le poids de la dette. Depuis le début du conflit, la France emprunte de plus en plus cher.

Alexandre Baradez, responsable des analyses de marché pour le courtier IG, estime : “On était fin février aux alentours de 3,2 %. Début de la guerre. Le taux monte ensuite jusqu’à 3,9 %. C’est le niveau le plus élevé depuis 2009. Et ensuite, une détente s’opère avec le reflux progressif des cours du pétrole et l’ouverture des négociations en Iran.”

Résultat: 3,6 milliards d’euros de surcoût. Le poids de la dette écrase un peu plus le budget. À cela s’ajoute un milliard d’euros pour les dépenses militaires de la défense, mais aussi une croissance ralentie. Les Français consomment moins, ce qui veut dire moins de recettes fiscales pour l’État. Et enfin, les aides carburant. Pour compenser ces surcoûts, l’État va couper dans ses dépenses.

“La compensation a priori, elle passerait pour 4 milliards sur l’État, une économie supplémentaire, et 2 milliards d’économie supplémentaire sur la sécurité sociale”, analyse Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), “On pense bien sûr au gel de crédits qui pourrait être réparti dans certains ministères, et après ça veut dire raboter certaines politiques publiques, mais ça veut dire que ce sont aussi des décisions assez fortes.”

Si la guerre au Moyen-Orient s’intensifie, son coût pour nos finances publiques pourrait être réévalué et revu à la hausse.