
Communiqué du PRCF – Jeudi 9 avril 2026 – En l'espace de quelques semaines, la funeste marche vers l'euro-dislocation de la France s'est accélérée de façon dramatique. Entamée depuis des années, l'euro-fascisation est en passe de connaître un tournant décisif avec l'adoption programmée de la loi Yadan (du nom de la fanatique députée pro-israélienne) qui vise à interdire toute critique de la théocratie fasciste israélienne au nom d'un prétendu combat contre l'antisémitisme – nourri en réalité par le fasciste Netanyahou et tous ses soutiens, le fasciste Trump en tête.
Alors qu'il y a déjà 25 ans, Pascal Boniface publiait Est-il permis de critiquer Israël ? – à cette époque, le réactionnaire Ariel Sharon venait de déclencher la deuxième Intifada par ses provocations répétées sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem –, la réponse apportée aujourd'hui par la fascisante Macronie est limpide : il est absolument interdit de s'indigner du, et de condamner le, génocide en cours à Gaza et, par extension, dans tous les territoires palestiniens occupés et colonisés. Rima Hassan vient d'en faire l'amère expérience, elle qui a été placée en garde à vue de manière scandaleuse – et à laquelle le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) réaffirme son entière solidarité. Et dire que des forces politiques et syndicales dites de « gauche » ont présenté le despote Macron en « barrage antifasciste » en 2017 et en 2022 : ils en sont pour leurs frais ! Car Macron n'a été, n'est et ne sera JAMAIS un prétendu « barrage antifasciste » mais, tout au contraire, le meilleur carburant de la fascisation depuis une décennie.
De surcroît, Macron est le promoteur d'un « pacte girondin » en passe non seulement de faire éclater définitivement la République une et indivisible héritée de la Révolution jacobine de 1793 et de Robespierre, mais aussi de faire du différentialisme le socle de la France – et ainsi, de faire triompher les communautarismes en France. En effet, la voix de son maître Gabriel Attal – qui prépare déjà sa candidature pour 2027 – vient de proposer un projet de loi d'une gravité extrême prévoyant un statut autonome à l'Alsace, déjà transformée en « communauté européenne d'Alsace » depuis des années, tout en renforçant celui de la Corse.
Le constitutionnaliste Benjamin Morel, qui dénonçait en 2022 le projet de la prétendue « républicaine » Valérie Pécresse de « territorialisation des peines » consécutives à des crimes et délits comme un projet aux antipodes des Lumières, alerte à raison sur une étape cruciale vers l'euro-balkanisation de la France. Même le réactionnaire Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale qui souhaitait européaniser les esprits des élèves, s'alarme du pas décisif qui s'apprête à être franchi. Une ironie quand on se rappelle qu'en juillet 2018, le « droit à la différenciation des territoires » avait été introduit dans la Constitution et que la loi dite « 3DS » (déconcentration, décentralisation, différenciation et simplification) a été adoptée alors que Blanquer était encore ministre de l'(In)Education de moins en moins « nationale » … Autant de faits dénoncés et combattus, bien seul, par le PRCF à l'époque.
Cet euro-éclatement de la République une et indivisible accompagne le grand projet du despote qui se rêve en futur imperator européen, à savoir le « saut fédéral européen » dont le projet d'« Europe de la Défense » est la pierre angulaire. Un projet pourtant condamné par le général de Gaulle – et bien entendu par le Parti communiste français de Maurice Thorez, Jacques Duclos et Benoît Frachon – qui affirmait dès février 1953 que le projet d' « armée soi-disant européenne […], combiné avec l'actuelle politique américaine, mène directement à l'hégémonie militaire et politique du Reich en Europe. » Qui ne voit pas la même dynamique à l'œuvre depuis des années, en prétextant une fantasmée menace que ferait peser la Fédération de Russie sur la France, pour justifier la constitution d'une armée européenne ? Le tout, en fermant les yeux sur le réarmement tous azimuts d'une Allemagne où les nostalgiques du Troisième Reich ont le vent en poupe au Bundestag et où le réactionnaire Merz ne cache plus ses ambitions de transformer l'Allemagne en première puissance militaire du continent.
Et malgré cela, le despote Macron, avec le soutien de la pseudo « gauche » PS-EELV – que LFI a remis en scelle depuis 2022 avec la NUPES puis le NPF… –, de la droite Modem et de la droite extrême LR, mais aussi avec la complicité tacite de l'extrême droite prétendument « patriotique » LR-Zemmour, poursuit le soutien militaire et financier au régime pronazi de Kiev et souhaite étendre la dissuasion nucléaire nationale à l'échelle européenne. Le tout, en étant prêt à partager la réflexion stratégique avec nombre de pays de l'UE, à commencer par l'Allemagne qui poursuit son offensive pour que la France accepte de céder son fauteuil de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU – aussi imparfaite soit cette institution – à … l'Union européenne !
C'est donc à un saut décisif vers l'euro-dislocation de la France « par en bas » (pacte girondin) et « par en haut » (« saut fédéral européen »), relayé par l'ensemble des forces régionalistes indépendantistes, mais aussi des forces fascisantes et réactionnaires et de la pseudo « gauche » girondine et européiste, que Macron pousse avant son départ de l'Elysée (à moins qu'il cherche à s'accrocher par tous les moyens). Et pendant ce temps, les travailleurs sont confrontés à l'inflation galopante – et déjà à la hausse drastique des prix du gaz et du pétrole –, à la destruction des services publics (4.000 postes supprimés dans l'Education nationale à la rentrée 2026, alors que les élèves et les enseignants sont en souffrance croissante), à la mort programmée de la Sécurité sociale et au saccage des structures productives agricoles, artisanales et industrielles – sans compter le saccage toujours accru de l'environnement.
Le tout, sur fond d'attaques racistes débridées et répétées contre des élus LFI – à commencer par le nouveau maire de Saint-Denis Dially Bagayoko à qui le PRCF apporte tout son soutien – et de répression contre les syndicalistes de combat refusant la « Réaction sur toute la ligne » en cours depuis des décennies.
Dans ce climat morose, les motifs d'espoir existent cependant. A la fois symboliques, avec la relaxe en appel du secrétaire de l'UD CGT du Nord Jean-Paul Delescaut après avoir été condamné pour pseudo « apologie du terrorisme » en avril 2024 – preuve est faite que la loi Yadan représente bien un danger pour les libertés démocratiques en France ! Mais aussi avec le réveil mondial de la lutte des classes, à l'image de l'Inde où un nouveau record historique de grévistes (plus de 300 millions !) a été franchi en 2026 pour combattre le gouvernement du réactionnaire Modi, aligné derrière les Etats-Unis (les BRICS ont fait long feu) et que Macron a reçu avec les honneurs le 14 juillet 2025. Et au-delà , les grèves et manifestations massives au Québec, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni (soit le cœur du capitalisme mondialisé), en Italie (où la fasciste Meloni a été désavouée par référendum sur son projet de mise au pas de la justice), en Belgique, au Portugal, mais aussi l'héroïque résistance des peuples palestinien, iranien, libanais et cubain face aux agressions de l'impérialisme états-unien flanqué de ses satellites – théocratie fasciste israélienne en tête –, montrent la voie à suivre : celle des peuples et des travailleurs qui se soulèvent contre un ordre capitaliste hégémonique totalement discrédité.
Une voie que les travailleurs en colère en France, qui s'abstiennent toujours davantage à l'occasion des scrutins électoraux (au détriment de l'extrême droite en réalité tout autant européiste et atlantiste que la Macronie), souhaitent prendre et qu'ils ont déjà tracée à l'occasion du soulèvement des gilets jaunes à l'automne 2018. Une voie que, malheureusement, les états-majors euro-soumis des confédérations syndicales et de la gauche radicale ne peuvent tracer, au nom de slogans aussi absurdes que mortifères tels que le « dialogue social », « l'Europe sociale », « l'Europe des gens et pas de l'argent », et autres fadaises désarmant syndicalement, idéologiquement et politiquement les travailleurs.
C'est pourquoi le PRCF, qui sort renforcé et plus que jamais uni et déterminé de sa VIIe Conférence nationale, continue de porter le projet d'Alternative rouge et tricolore associant les forces franchement communistes et insoumises, les syndicalistes de combat, les forces patriotiques et républicaines antifascistes et antiracistes, les travailleurs en lutte, les citoyens épris de paix, afin de porter la seule véritable rupture en mesure d'empêcher la funeste fuite en avant à laquelle nous poussent la Macronie et ses complices (extrême droite incluse) : la sortie de l'euro, de l'UE, de l'OTAN ET du capitalisme exterministe.
Ce rassemblement est possible et a déjà débuté dans le Nord et en Haute-Savoie, où les militants franchement communistes du PRCF ont réussi à faire adopter un texte unitaire à plusieurs organisations politiques et syndicales départementales (dont LFI, la CGT et le PCF). Un texte qui combat l'économie de guerre et les guerres impérialistes tout en ciblant l'ensemble des responsables : la Macronie et ses satellites, l'extrême droite, l'UE, l'OTAN, l'impérialisme états-unien, Israël colonialiste. Un texte amené à se diffuser le plus largement possible dans le pays, comme a réussi à se diffuser le slogan lancé par le PRCF en septembre 2022 : « L'argent pour les salaires, pas pour la guerre ! ».
Le succès dépendra cependant de la nécessité impérieuse de reconstruire un Parti franchement communiste, comme l'a réaffirmé avec force la VIIe Conférence nationale du PRCF, ainsi qu'un syndicalisme de combat et un Mouvement communiste international en mesure de combattre farouchement l'hégémonisme états-unien et le capitalisme mondialisé. En ce sens, à l'occasion des manifestations du prochain 1er mai, les travailleurs et militants franchement communistes du PRCF se mobiliseront largement dans tout le pays pour appeler à amplifier la colère populaire, vendre le journal, Initiative communiste et diffuser le tract en faveur de l'Alternative Rouge et Tricolore à construire à la base.
Avec une résolution réaffirmant avec force la ligne et les fondamentaux politiques du PRCF, avec un programme actualisé et visant à « Reconstruire la France des travailleurs », avec des statuts mis à jour afin de renforcer l'organisation du PRCF dans le sens de la bolchévisation, avec un nombre croissant d'adhésions (et notamment de jeunes, encore à l'occasion de la VIIe Conférence nationale), avec une audience accrue des médias du PRCF (dont la chaîne YouTube est en passe de dépasser les 10.000 abonnés) et du Café marxiste, et avec ses militants animés par une grande détermination et un état d'esprit fraternel et constructif, le PRCF constitue, plus que jamais, une avant-garde pour contribuer à atteindre ces objectifs.





