Published 07/04/26 11:05
Les rendements obligataires évoluent sans tendance claire mardi, alors que la situation géopolitique au Moyen-Orient demeure particulièrement tendue.
Vers 10h45, le rendement du Bund allemand à dix ans prenait 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 3,01%, tandis que celui de l’OAT française était stable, à 3,69%.
Au même moment, le taux du bon du Trésor américain à 10 ans reculait de 2 points de base, à 4,33%. Le taux à 2 ans était de son côté stable, à 3,86%.
Les marchés sont dans l’attente de la fin de l’ultimatum fixé par Donald Trump à l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Le président américain a réitéré lundi ses menaces contre les infrastructures énergétiques iraniennes. “L’ensemble du pays peut être mis à terre en une nuit et cette nuit pourrait être la prochaine”, a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse.
Washington a donné à Téhéran jusqu’à mardi 20 heures (mercredi 2h00 du matin à Paris) pour débloquer le détroit d’Ormuz. L’Iran a cependant rejeté lundi une proposition de cessez-le-feu, qualifiant les exigences américaines de maximalistes.
Selon des sources citées par le Wall Street Journal, les négociateurs iraniens et américains sont pessimistes quant à la possibilité de conclure un accord avant l’ultimatum qui approche.
En Europe, les indices PMI montrent un net ralentissement de l’économie avec la flambée des prix de l’énergie. L’activité du secteur privé dans la zone euro a ainsi ralenti sa croissance en mars, selon les données définitives publiées mardi par S&P Global et Hamburg Commercial Bank (HCOB). L’indice PMI composite de la zone euro s’est établi à 50,7 le mois dernier, contre 51,9 en février, soit au plus bas depuis neuf mois.
“Les prix à la consommation de la zone euro ont déjà progressé de 2,5% en mars, au rythme le plus soutenu depuis janvier 2025. Les marchés anticipent deux hausses de taux de la BCE cette année à mesure que les craintes inflationnistes s’intensifient, bien que certains décideurs appellent à la prudence face à la fragilité économique”, soulignent dans une note mardi les analystes de Mirabaud.
Agefi-Dow Jones The financial newswire






