In March 2025, the visit of U.S. Vice President JD Vance to the Pituffik base was seen as a provocation by Denmark and Greenland.JIM WATSON / AFPEn mars 2025, la visite du vice-président américain JD Vance sur la base de Pituffik était perçue par le Danemark et le Groenland comme une provocation.
While international attention remains focused on uncertainties surrounding Iran, the United States is quietly pursuing another maneuver in the Arctic. Washington is currently negotiating with Denmark to expand its military presence in Greenland, aiming to establish three new bases, as reported by the New York Times.Alors que l’attention internationale reste accaparée par les incertitudes autour de l’Iran, les États-Unis poursuivent, plus discrètement, une autre manœuvre dans l’Arctique. Washington négocie actuellement avec le Danemark pour étendre sa présence militaire au Groenland, avec en ligne de mire l’implantation de trois nouvelles bases, révèle le New York Times.
For decades, the American presence on the island was limited to a single military installation, the Pituffik base. The goal now is to expand this setup in a region that the United States consider geopolitically crucial.Depuis des décennies, la présence américaine sur l’île se résumait à une seule installation militaire, la base de Pituffik. L’objectif est désormais d’élargir ce dispositif dans une région que les États-Unis considèrent comme cruciale sur le plan géopolitique.
Two of the sites under consideration are not entirely unfamiliar. In Narsarsuaq, in the south of the island, the United States had established a base since World War II to secure the North Atlantic, before withdrawing in the 1950s when military priorities were redefined. Further to the west, Kangerlussuaq served as a strategic hub during the Cold War, before being abandoned in the 1990s following the fall of the USSR and the reduction of the American presence in the Arctic.Deux des sites à l’étude ne sont pas tout à fait inconnus. À Narsarsuaq, dans le sud de l’île, les États-Unis avaient installé une base dès la Seconde Guerre mondiale pour sécuriser l’Atlantique Nord, avant de s’en retirer dans les années 1950 lorsque les priorités militaires ont été redéfinies. Plus à l’ouest, Kangerlussuaq a longtemps servi de point stratégique pendant la guerre froide, avant d’être abandonné dans les années 1990 après la chute de l’URSS et la réduction de la présence américaine dans l’Arctique.
Today, the former still has a deepwater port and the latter has a runway capable of accommodating heavy transport aircraft, logistical assets that would facilitate a large-scale military return.Aujourd’hui, le premier conserve un port en eau profonde et le second une piste capable d’accueillir des avions de transport lourd, autant d’atouts logistiques qui faciliteraient un retour militaire à grande échelle.
Increased Competition in the Arctic
The melting of ice is opening up new maritime routes and sparking interest, particularly in the face of Russia and China. For American military officials, establishing more support points would help anticipate these developments better and strengthen their intervention capacity in the region.La fonte des glaces ouvre de nouvelles routes maritimes et attise les convoitises, notamment face à la Russie et à la Chine. Pour les responsables militaires américains, multiplier les points d’appui permettrait de mieux anticiper ces évolutions et de renforcer leur capacité d’intervention dans la région.
Before Congress, General Gregory Guillot defended this strategy by mentioning the need to develop “more ports and airfields” to offer more flexibility to American authorities.Devant le Congrès, le général Gregory Guillot a défendu cette stratégie en évoquant la nécessité de développer “davantage de ports et d’aérodromes” afin d’offrir plus de flexibilité aux autorités américaines.
For Denmark, the situation is delicate. Greenland, an autonomous territory under the Danish crown, is already covered by a defense agreement signed in 1951 with the United States. This agreement gives Washington extensive military access, effectively limiting Copenhagen’s room for maneuver on legal and political grounds.Pour le Danemark, la situation est délicate. Le Groenland, territoire autonome rattaché à la couronne danoise, est déjà couvert par un accord de défense signé en 1951 avec les États-Unis. Ce texte donne à Washington un accès militaire étendu, limitant de facto la marge de manœuvre de Copenhague.
Critically, this dynamic rekindles tensions sparked by Donald Trump, who in recent months had repeatedly expressed his desire to “take control” of Greenland.Mais surtout, cette dynamique ravive les tensions suscitées par Donald Trump, qui avait, ces derniers mois, multiplié les déclarations sur sa volonté de “prendre le contrôle” du Groenland.





