Wall Street enchaîne une deuxième séance dans le vert. Le Dow Jones Industrial Average progresse de 0,48%, le S&P 500 gagne 0,72% et le Nasdaq Composite avance de 1,16%.
Le marché prolonge son rebond après une phase de correction jugée excessive. Les investisseurs restent focalisés sur le scénario d’une accalmie au Moyen-Orient, qui agit comme principal catalyseur.
Les déclarations de Donald Trump ont alimenté cet espoir. Le président américain évoque un retrait prochain des États-Unis d’Iran, tout en conditionnant un cessez-le-feu à la réouverture du détroit d’Ormuz. En face, Téhéran dément et maintient une ligne dure, avec de nouvelles frappes annoncées.
Ce décalage entretient une forte incertitude. Le marché oscille entre espoir de désescalade et risque d’escalade, dans un flux d’informations jugé contradictoire.
Données solides, mais secondaires
Les ventes au détail américaines ressortent au-dessus des attentes, signal positif pour la consommation. Leur impact reste limité : dans ce contexte géopolitique, les données macro passent au second plan.
Sur les taux, le rendement du 10 ans américain reste stable autour de 4,32%, traduisant une forme d’attentisme.
Mouvements marqués sur les valeurs
General Motors résiste (+0,72%) malgré une baisse de 9,7% de ses ventes trimestrielles, affectées par des conditions climatiques défavorables.
À l’inverse, Nike chute lourdement (-15,5%), pénalisé par un recul de 35% de son bénéfice net et des perspectives jugées décevantes.
Dans l’énergie, Halliburton recule (-2,5%) après l’annonce de l’acquisition de Sekal, spécialisée dans le forage autonome.
La tendance reste constructive à court terme, mais dépendante de l’évolution du conflit. La prise de parole attendue de Donald Trump pourrait rapidement réorienter les marchés.





