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Avec 17 employés cette PME alsacienne vient de concevoir le meilleur drone au monde

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Le conflit en Ukraine et plus récemment entre Israël et l'Iran ont démontré que les conflits armés sont rentrés dans une nouvelle ère : celle des drones. Utilisés comme armes depuis des années, les drones sont devenus en quelques années des projectiles très prisés dans les conflits. Peu coûteux, facile à fabriquer et à lancer, ils sont très difficiles à intercepter.

Or en ces temps troubles, la défense militaire est devenue une des priorités de la DGA (Direction Générale de l'Armement). Mais loin de ses bâtiments en région parisienne, c'est une PME anonyme, ALM Meca, en plein cœur de l'Alsace, qui a su trouver une solution pertinente.

17 employés, un drone et un exploit

En moins d'un an, la petite entreprise a réussi à développer Fury. Ce drone intercepteur est doté d'une conception unique au monde. Semblable à un petit avion, il dispose comme son grand frère d'un moteur à réaction. Grâce à ce moteur surpuissant et un aérodynamisme pensé dans les moindres détails, Fury atteint les 700 kilomètres-heure de vitesse de pointe. Encore plus impressionnant, il dispose d'une accélération incroyable et d'une très forte résistance aérodynamique (jusqu'à 20 G).

Contacté par nos confrères de Challenges (article disponible en source), Thierry Berthier, chercher associé au Centre de recherche de l'Académie militaire de Saint-Cyr reconnaît qu'il n'existe « pas d'autres produits de ce type en Europe ». Avec Fury, ALM Meca n'a pas fait aussi bien que les grands acteurs français ou européens, elle a fait mieux.

Un développement sur fonds propres

Au-delà de la fiche technique de Fury et des vidéos de démonstration, le plus impressionnant autour de ce drone, c'est sans aucun doute son modèle économique. Dans le monde militaire, les entreprises privées passent toutes, ou presque, des contrats avec la DGA, le ministère des armées ou une entité étatique quelconque. C'est elle qui finance le développement de nouveaux projets.

Mais avec Fury, les choses sont décidément bien différentes. Le petit drone a été construit sur les fonds propres de la société. Ni la DGA ni le ministère n'a sorti le moindre euro dans la construction de cet appareil. Une prise de risque de taille pour ALM Meca. L'entreprise devra maintenant relever un défi, au moins aussi important, avec l'industrialisation de son drone intercepteur.

Pour l'heure une première commande pour des turbines a été faite par le ministère des armées. Il dit surveiller l'activité de l'entreprise de très près. D'autres commandes pourraient donc arriver dans les prochains mois dans l'est de la France.

Ci-dessous, une démonstration de Fury en vol.

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