Près d’un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump veut-il terminer le confit par la voie diplomatique, ou durcir le rapport de force ? Entre annonces contradictoires et menaces, un universitaire orléanais spécialiste des Etats-Unis tente d’apporter des réponses.
“C’est une guerre de l’information avec des conséquences militaires”. L’analyse d’Eric Tabuteau, professeur de civilisation anglo-américaine à l’Université d’Orléans et référent renseignements de Défense et sécurité nationale, des annonces, chaque jour de Donald Trump. Depuis le début de la semaine, le président des Etats-Unis assure que des négociations sont en cours avec l’Iran ; faux, réplique le régime des mollahs. Alors qui croire ? “Les parties prenantes n’ont pas vraiment intérêt à étaler au grand jour ce qui se passe réellement. Donc que les tractations aient lieu par dessous, c’est à peu près évident” détaille Eric Tabuteau.Derrières ces négociations, un ultimatum : en cas d’échecs, les Etats-Unis lanceront des frappes sur le réseau électrique iranien. Donald Trump évoque aussi la possibilité d’envoi de troupes au sol. Mais faut-il y croire ? “Je pense qu’il s’est lancé dans une aventure dont il n’a peut-être pas complètement mesuré les conséquences et maintenant il doit en sortir la tête haute” précise Eric Tabuteau. “On sait très bien que dans l’histoire des bombardements massifs ont eu lieu, c’était le cas pendant la Seconde Guerre mondiale, on a rasé l’Allemagne, c’était le cas au Vietnam, et ça n’a pas nécessairement amené des victoires.”






