- Le conflit au Moyen-Orient est entré dans sa 27ᵉ journée ce jeudi.
- Israël a mené des frappes “à grande échelle” sur l’Iran, tandis que Téhéran a riposté.
- Sur le front diplomatique, Washington affirme que les discussions “continuent” avec Téhéran, qui dément et rejette le plan de paix américain.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, vers une quatrième semaine de guerre
Près d’un mois après le début du conflit, la guerre au Moyen-Orient ne semble pas montrer de signes de désescalade. Ce jeudi, Israël a frappé l’Iran “à grande échelle”
pendant que Téhéran a bombardé en retour Israël et ses voisins du Golfe. Sur le front diplomatique, les positions restent pour l’heure irréconciliables. On fait le point sur les derniers éléments de cette guerre qui entre dans son 27ᵉ jour ce jeudi 26 mars.
Israël frappe l’Iran “à grande échelle”
Tsahal a mené ce jeudi des “frappes à grande échelle”
sur plusieurs zones du territoire iranien, dont Ispahan (nouvelle fenêtre), dans le centre du pays, en particulier “des infrastructures du régime terroriste iranien dans plusieurs endroits du pays”
. L'agence iranienne Fars rapporte que deux zones résidentielles de la ville ont été touchées.
L’Iran riposte vers Israël et les pays du Golfe
Dans la foulée, des missiles iraniens ont été tirés en direction d'Israël. Les sirènes d'alerte ont retenti dans le centre du pays, à Jérusalem et en Cisjordanie. “Les systèmes de défense antiaérienne sont en action pour intercepter la menace”
, a indiqué l'armée israélienne. Les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et le Koweït ont également fait face à des attaques de drones et de missiles (nouvelle fenêtre) iraniens. Au Koweït, six personnes liées au Hezbollah ont par ailleurs été arrêtées, accusées de préparer des “assassinats”
dans l'émirat.
Négociations : Washington dit oui, Téhéran dit non
C’est ce qu’on appelle un dialogue de sourds. Donald Trump assure que les discussions avec l’Iran “continuent”
et sont “productives”
, mais que si les dirigeants iraniens veulent “vraiment conclure un accord”
, ils craignent de se faire “tuer par les leurs”
en l'admettant. En face, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a été cash. L'Iran n'a “pas l'intention de négocier”
(nouvelle fenêtre), mais de “continuer à résister”
. Téhéran a par ailleurs rejeté le plan américain en 15 points (nouvelle fenêtre) transmis via le Pakistan.
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Plus d’espoir en revanche pour le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi, qui dit percevoir des “signaux”
des deux côtés en faveur de pourparlers. “Les États-Unis et l'Iran ont tous deux émis des
signaux en faveur de négociations
(nouvelle fenêtre), laissant entrevoir une lueur d'espoir pour la paix”
, a-t-il déclaré à son homologue égyptien. Une lecture que ni Washington ni Téhéran ne semblent partager pour l'instant.
L’Europe inquiète
Sur le Vieux Continent, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius s’est lui aligné sur les propos du chef d’état-major des armées françaises Emmanuel Mandon, qui affirmait mercredi que “l’allié américain (était) de moins en moins prévisible”
. “Ce qui m'inquiète le plus dans cette guerre, c'est qu'il n'y a pas eu de consultation, il n'y a pas de stratégie, il n'y a pas d'objectif clair et, le pire de mon point de vue, c'est qu'il n'y a pas de stratégie de sortie”
, a détaillé Boris Pistorius, en visite en Australie, avant de conclure : “Nous ne voulons pas être aspirés dans cette guerre”
.





