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L’aviateur américain qui s’était éjecté de son F-15, après avoir passé 36 heures en territoire iranien, notamment dans la crevasse d’un massif montagneux, a été retrouvé et exfiltré dimanche 5 avril. Grièvement blessé, il est soigné sur une base américaine au Koweit.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Des combats spectaculaires en pleine nuit, au moment de l’opération commando. Les unités d’élite américaines repoussent alors les forces de sécurité iraniennes. Quarante-huit heures après s’être éjecté de son appareil, le pilote, vivant, a été exfiltré d’Iran, dimanche 5 avril. “Nous l’avons” : c’est par ces mots que Donald Trump l’a annoncé en personne sur son réseau social.
Très vite, les Iraniens diffusent des images à la télévision : des débris calcinés, des hélices, des moteurs encore fumants, éparpillés dans la zone où s’est passée l’extraction du pilote. Un journaliste iranien, qui se filme devant, explique qu’il s’agit des carcasses de plusieurs appareils américains, détruits par l’armée iranienne pendant l’opération de sauvetage : “Des investigations menées par des experts ont déterminé que deux avions de transport militaire C-130 et deux hélicoptères Black Hawk de l’armée américaine ont été détruits.”
Les Américains donnent une autre version : ce sont eux qui auraient détruit ces appareils, pour qu’ils ne tombent pas aux mains de l’ennemi. L’opération, hors norme, a mobilisé des centaines d’hommes et plusieurs avions, qui se seraient temporairement posés en territoire iranien sur une piste d’atterrissage abandonnée, au sud-ouest de l’Iran. C’est dans cette province montagneuse que le pilote a été secouru. Gravement blessé, il se trouve dans la soirée de dimanche au Koweït, où il est soigné.
Au cœur du sauvetage, la plus prestigieuse unité d’élite de la marine américaine, la même qui a participé à l’élimination d’Oussama Ben Laden en 2011 au Pakistan. Une exfiltration qui aurait pu avoir un coût humain élevé pour l’armée américaine, mais qui a visiblement réussi. “Le problème, ce n’était pas le coût. Là, c’était vraiment, d’abord, parce que c’est dans l’ADN des Américains, sauver absolument le soldat Ryan. Et deuxièmement, en termes d’images, montrer qu’on est les plus forts et qu’on est les plus capables de le faire, ce qui est vrai d’ailleurs”, analyse Jean-Antoine Duprat, géopolitologue et ancien professeur associé à La Sorbonne.
Les renseignements israéliens ont durant ces 48 heures également contribué au sauvetage du pilote.




