Au tour précédent, face à Saint-Just, Ludovic Heidelberger est entré en jeu alors que Saint-Marcel courait déjà après le score. À 44 ans, celui qui a fait les belles heures de l’EUGA Ardziv n’a pas changé le destin de la rencontre (2-4), mais il a rappelé, au fil de quelques ballons bien sentis et d’une passe décisive, pourquoi il demeure l’une des figures les plus respectées du football amateur provençal.
Deux ans après une première expérience à la MarsCup dans le costume de référent, le voilà cette fois de retour sur la pelouse. À l’origine de ce retour, son ami d’enfance Ludovic Fiorelli.
Aujourd’hui sur la MarsCup
Déjà qualifiés, Saint-Just, La Busserine et La Castellane attendent de connaître le dernier larron qualifié pour les demi-finales. La Solidarité et Campagne Lévêque se disputent l’ultime ticket pour le dernier carré dès mercredi, avant la grande finale, dimanche prochain.
Horaires modifiés :
– La Soli – Campagne-Lévêque (15h)
– La Castellane – Saint-just (16h30),
– La Rose – La Busserine (18h)
– La Savine – Saint-Marcel (20h).
Au stade La Martine. Réservations gratuites sur ShotGun.
“Il y a deux ans, il m’avait demandé de venir comme coach. Cette année, il m’a proposé de jouer. J’ai pesé le pour et le contre et je me suis dit : “Pourquoi pas ?” À 44 ans, c’est gratifiant de pouvoir disputer un tournoi comme celui-là , contre de bons joueurs et de belles équipes.“
Changer son jeu pour durer
Entré en seconde période lors des deux premières journées, Heidelberger n’a pas tardé à retrouver ses repères. Une passe décisive, une implication sur un but et, surtout, cette faculté à peser sur le jeu autrement. Car l’ancien buteur de l’EUGA ne joue plus comme à 25 ans.
“Je cours beaucoup moins vite qu’avant. Alors j’ai appris à changer mon jeu. Les courses de 30 mètres, je les fais moins. En revanche, je varie davantage mes appels et j’essaie de faire jouer les autres. Cette saison, j’ai marqué 12 buts et délivré 19 passes décisives en D1. Je reste performant grâce à l’expérience et à la maturité.“
Transmettre sans raccrocher
“Le foot, c’est ma vie, poursuit-il. J’ai grandi dedans grâce à mon père. Mes enfants jouent aussi. J’ai la chance d’avoir une hygiène de vie qui me permet encore d’évoluer en seniors. Beaucoup de joueurs de ma génération ont arrêté depuis longtemps. Moi, je prends toujours autant de plaisir à entrer sur un terrain.“
Après un passage sous les couleurs de l’ES Pennoise, puis comme coach-joueur cette saison à l’Avenir Simiane Bouc Bel-Air (l’ASBBA), Heidelberger partage son temps entre la ligne de touche et le rectangle vert. “Transmettre mon vécu, mon expérience et aider les jeunes à progresser m’apporte énormément. C’est pour ça que je continue à me former.”
Admis cette année aux tests d’entrée du BEF, il prépare déjà la suite sans pour autant fixer la date de sa retraite sportive. À 37 ans, il avait pourtant organisé… son jubilé avec l’EUGA.






