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Do you know pickleball? CL tested the new trendy sport

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Fabien : des sensations au ralenti

Les habitués des terrains de badminton trouveront vite leurs marques sur un cours de pickleball, aux dimensions identiques. Les similitudes s’arrêtent là. La balle perforée et la raquette pleine ralentissent le jeu. Oubliez les smashs à mille à l’heure et les dégagements puissants. Les lobs demandent une retenue de moine bouddhiste sous peine de voir la sphère en plastique, légère, s’envoler vers d’autres cieux. Frustrant quand on joue à la volée. Avantage de cette lenteur : les montées au filet et échanges rapprochés sont vite maîtrisés.

Mathieu : oubliez le lift

Le coup droit lifté, arme fatale au tennis, ne vous servira à rien au pickleball. Il est difficile, voire impossible de générer de l’effet : la raquette, qui n’accroche pas, ne permet pas de “gratter” la balle. Autre frustration : on a beau taper fort, la balle ne “gicle” pas de la raquette. Pour marquer, il est préférable de la jouer en douceur, trouver des zones et terminer le point à la volée sans franchir la zone interdite. Le terrain a beau être dur, la balle ne rebondit presque pas, un peu comme sur gazon au tennis. Il faut être bas sur ses appuis. Principal atout, le pickleball est à portée de main – encore plus que le padel – et peut se jouer en famille même si vous ne touchez la raquette qu’une fois par an.

Do you know pickleball? CL tested the new trendy sport
Mieux vaut être bas sur ses appuis.

Julie Desbois

Baptiste : la volée comme atout

C’est probablement le sport de raquette le plus accessible. Le seul qui peut lui contester ce titre est le jeu de raquettes de plages qu’on pratique en maillot de bain l’été. Les joueurs de padel et de tennis vivront une frustration : il faut être encore plus précautionneux, la balle pouvant vite s’envoler et ralentir naturellement. Les échanges à la volée sont particulièrement agréables : aucun des joueurs ne peut se défiler car le lob demande énormément de technique dans un court si réduit. Ce qui peut donner de longs combats au filet.

Kevin : des rebonds très bas

Cette partie de pickleball m’a rappelé les parties de mini-tennis avec mon frère, quand on traçait un court de fortune dans le jardin familial. Pas de grands coups droits le long de la ligne ou de revers slicés, mais des amortis et des volées – se prendre pour Fabrice Santoro ou Michaël Llodra. C’est ludique, ça ne révolutionnera sans doute pas les sports de raquette, mais ça permet de s’amuser en famille, avec les enfants et les grands-parents. Comme le beach-tennis, mais avec des rebonds (capricieux) pour faire durer le plaisir.

On dit souvent que c’est un sport de retraités qui ne veulent pas trop courir. Méfiance tout de même car, avec les rebonds très bas, il faut sans cesse fléchir les jambes en position de squats. De quoi travailler les cuisses autant que les réflexes ! Finalement, on se prend vite au jeu et la petite fessée infligée par nos collègues reste un peu en travers de la gorge.

«On peut y jouer jusqu’à 80 ans»

Le club de tennis JSA, quartier Saint-Cybard à Angoulême, est l’un des premiers de l’agglomération à avoir proposé, dès fin 2024, le pickleball, en même temps que le Mornac TC. “Le côté mini-tennis m’a beaucoup plu, indique Stéphane Langlais, enseignant à la JSA. Tout le monde peut pratiquer avec tout le monde quel que soit le niveau. Comme il n’y a pas beaucoup de terrain à couvrir, on peut y jouer jusqu’à 80 ans.” Le professionnel organise tous les mois des sessions pickleball qui réunissent 16 personnes en moyenne ainsi que des entraînements hebdomadaires regroupant sept personnes. Les tournois au club attirent eux une trentaine de joueurs. Le prochain se tiendra du 8 au 10 mai. Dans le Grand Angoulême, on peut aussi pratiquer du pickleball à Mouthiers, Brie et Ruelle.