Le réalisateur s'inspire de l'histoire vraie d'une jeune fille partie vivre à l'état sauvage en Cévennes dans un film présenté en avant-première au Sémaphore à Nîmes, en partenariat avec le festival Itinérances d'Alès.
Documentariste, le réalisateur Camille Ponsin passe à la fiction avec un film inspiré d'une histoire vraie, tourné en Cévennes et présenté en avant-première ce vendredi au Sémaphore, en partenariat avec le festival alésien Itinérances qui se poursuit jusqu'à dimanche. Le film sortira ensuite en salle le mercredi 8 avril.
“Jusqu'Ã ce point de bascule”
Avec Sauvage, le réalisateur s'empare d'une histoire vraie, celle d'une jeune fille qui va s'échapper de la civilisation pour partir vivre dans les bois. “L'histoire d'Anja, la jeune femme “sauvage” de mon film, et de Sam, sa mère, s'appuie sur celle de Nana et de sa fille, deux personnes que je connais depuis mon enfance. Cette histoire se niche au cÅ“ur des Cévennes, dans une Vallée où se sont installés des néoruraux dans les années 70, là même où j'ai une partie de ma famille et où j'ai passé un temps fou depuis ma naissance. Là -bas, on a tous connu la fille de Nana, on l'a tous vu grandir jusqu'à ce point de bascule, lorsqu'elle est passée d'une “enfant de la Vallée” au “problème de la Vallée”. Cette histoire est donc à la fois intime et collective”, explique le réalisateur dans le dossier de presse du film.
Au milieu des paysages majestueux des Cévennes, le réalisateur s'attache à cette dérive, à la façon dont sa mère essaie de la protéger, de l'accompagner contre l'avis de tous, des gendarmes, du corps médical, des voisins… Dans le rôle de la jeune Anja, Lou Lampros étonne par son jeu de plus en plus âpre. Sam, “mère louve” selon le réalisateur, est interprétée par Céline Sallette qui émeut par sa sensibilité pleine de failles.





