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Les scientifiques qui étudient notre planète, les écosystèmes et leurs espèces disposent aujourd’hui de quantités gigantesques de données brutes provenant de capteurs et d’yeux humains disposés un peu partout, sur Terre et dans le ciel. Par exemple, les satellites européens du programme Copernicus d’observation de la Terre ont généré à eux seuls environ 200 pétaoctets d’images non traitées (un pétaoctet correspond à un million de gigaoctets, soit l’équivalent de 200 000 DVD). Concernant la distribution du vivant, le site participatif iNaturalist recense actuellement 300 millions d’observations dans le monde sur 550 000 espèces distinctes. Toutes viennent nourrir la base de données d’informations sur la biodiversité, en accès libre, GBIF (Global Biodiversity Information Facility). De leur côté, les musées d’histoire naturelle et les herbiers du monde entier digitalisent leurs collections, complétées par des analyses d’ADN.
Des technologies, comme l’apprentissage machine et l’intelligence artificielle (IA), vont nous permettre de combiner ces données et d’en extraire des informations pertinentes. Est-ce que telle espèce peut habiter tel endroit? Et où vivra-t-elle dans cent ans? Nous pouvons faire des analyses sur des échelles de temps et d’espace inimaginables jusque-là. Avec l’IA, c’est comme avoir des yeux partout, affirme Devis Tuia, directeur du Laboratoire de sciences computationnelles pour l’environnement et l’observation de la Terre à l’EPFL.





