- Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a reçu mardi les syndicats pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
- Le patron de Coopérative U attend une baisse des prix dans les stations-service “dans les 48h”.
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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent
Minute par minute
“QUASIMENT PAS DE MARGES SUR LE CARBURANT”
Dominique Schelcher réitère par ailleurs son appel aux pétroliers de vendre du pétrole aux distributeurs en baissant les tarifs. “L’appel, c’était : vendez-nous moins cher, prenez un peu sur vos marges en ce moment, pour qu’on puisse tous aider les Français. Résultat, zéro retour des pétroliers”, affirme le PDG de “Coopérative U”.Â
L’UFIP, l’Union française des industries pétrolières, a toutefois appelé en réponse les distributeurs à rogner sur leurs marges à eux. “C’est ce que nous faisons depuis le début de cette crise, on n’a quasiment pas de marges sur le carburant, et là on les a encore serrées davantage”, rétorque Dominique Schelcher, qui affirme que “tous les observateurs, même les hommes politiques, disent maintenant que ce n’est pas le maillon de la grande distribution qui pose un problème dans cette affaire”.Â
“PAS DE BOULE DE CRISTAL” SUR LES PRIX
Quant aux prix à la pompe, “je n’ai pas de boule de cristal”, “on l’espère”, évacue Dominique Schelcher. “Il y a plein de destructions d’installations qui produisent du pétrole, des carburants. (…) Combien de temps va-t-il falloir pour réparer ces installations, et que les chaînes d’approvisionnements se remettent dans un ordre normal ? Ça, je n’ai pas la réponse”, insiste-t-il.Â
“DANS LES 48 HEURES ON AURA LES PREMIERS MOUVEMENTS”
“Ce qui nous intéresse nous, c’est le prix des produits raffinés : le gazole, le sans-plomb. Cela va suivre dans les prochains jours. Tout le monde jouera le jeu, (…) parce que la situation actuelle est inacceptable”, insiste le patron du groupe, qui décrit une “situation très difficile” pour les clients “en province” notamment. “Je pense que dans les 48 heures on aura les premiers mouvements”, mais “ça ira au gré du renouvellement des cuves et des stocks”, insiste-t-il.Â
“DES BAISSES DE PRIX DANS LES STATIONS DANS LES PROCHAINS JOURS”
Après les annonces de la nuit, “c’est un soulagement que je qualiferai de prudent, il y a plein de si”, poursuit Dominique Schelcher sur TF1. Pour autant, les prix du baril “sont fortement à la baisse ce matin, cela veut dire qu’il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours”, annonce-t-il.Â
“Il faut voir comment le marché va se stabiliser. Nous ne faisons que répercuter les prix du marché, mais je pense que ça va baisser dans les prochains jours”, lance encore le PDG de “Coopérative U”, évoquant une évolution “assez rapide”.Â
“AUCUNE INQUIÉTUDE SUR LE STOCK DE CARBURANTS”
“Il n’y a aucune difficulté d’approvisionnement, il n’y en a jamais eu chez nous”, rassure Dominique Schelcher, PDG de “Coopérative U”, invité de “Bonjour ! La matinale de TF1”. “Il n’y a absolument aucune inquiétude à avoir sur le stock de carburants en France aujourd’hui”, ajoute-t-il.Â
UNE BAISSE EN VUE À LA POMPE ?
Avec l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran, qui a entraîné dans son sillage une baisse du prix du West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, faut-il s’attendre à une baisse des prix dans les stations-service françaises ? Les explications de l’éditorialiste économie de LCI Nicolas Doze.Â
Carburants : une baisse des prix en vue dans les stations-service ? Source : TF1 Info
LES PROFESSIONNELS EN PREMIÈRE LIGNE
Face aux hausses des tarifs, le gouvernement a promis de nouvelles aides ciblées qui devraient être annoncées en ce début de semaine. Les aides à domicile espèrent en faire partie. Elles parcourent des dizaines de kilomètres chaque jour pour s’occuper de tous leurs clients.

LE BARIL DE WTI CHUTE DE PRÈS DE 18%
Le prix du West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, poursuit sa chute spectaculaire, décrochant de près de 18% peu après que Donald Trump a repoussé son ultimatum contre l’Iran et que Téhéran s’est dit prêt à négocier. Avant l’ouverture des marchés asiatiques, vers 23h30 GMT, son cours s’enfonçait de 17,64% à 93,03 dollars.Â
Avant cette annonce, le cours du WTI avait flambé d’environ 70% depuis le début de la guerre le 28 février.
DOMINIQUE SCHELCHER SUR TF1
Dominique Schelcher, PDG de “Coopérative U”, est l’invité d'”En Toute Franchise” avec Adrien Gindre ce matin dans “Bonjour ! La Matinale TF1”.
🔴 ðƒðžð¦ðšð¢ð§ ðŸ—£ï¸ L’invité d’ð„ð§ ð“ð¨ð®ððž ð…ð«ðšð§ðœð¡ð¢ð¬ðž avec ð€ðð«ð¢ðžð§ ð†ð¢ð§ðð«ðž ( @agindre ) sera ðƒð¨ð¦ð¢ð§ð¢ðªð®ðž ð’ðœð¡ðžð¥ðœð¡ðžð« ( @schelcher ), PDG de « Coopérative U » â° #EnTouteFranchise : dès 7h35 dans #BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/9zeOpuDsWd — TF1Info (@TF1Info) April 7, 2026
PRÈS D’UNE STATION SUR CINQ EN RUPTURE APRÈS PÂQUES
Des “problématiques logistiques” ont entraîné des ruptures temporaires dans une station-service sur cinq en France après le long week-end de Pâques. La porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Energie Maud Bregeon a annoncé hier sur RMC/BFMTV qu’environ 18% des stations-service du pays étaient en rupture temporaire d’au moins un carburant après le week-end de Pâques, pour des “problématiques logistiques, de transport”.
De son côté, le géant des hydrocarbures TotalEnergies a prolongé son plafonnement du prix des carburants jusqu’à fin avril, en relevant toutefois le prix du gazole.
LES SYNDICATS REÇUS À BERCY… SANS ANNONCES
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a reçu mardi les syndicats pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment les prix des carburants, mais sans leur annoncer de nouvelle mesure ou retenir leurs propositions, ont déploré plusieurs syndicats.
“Le ministre n’avait malheureusement rien à nous dire, à part la liste de tout ce qu’il ne peut pas faire”, a déploré à la sortie de cette réunion à Bercy la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Selon elle, Roland Lescure avait “balayé du revers de la main” les cinq mesures d’urgence demandées par son syndicat, notamment le blocage des prix du carburant et l’indexation des salaires sur les prix.  “La CGT appelle les travailleurs et les travailleuses à se mobiliser sur leur lieu de travail dans leurs entreprises pour exiger des augmentations de salaires immédiates”, a-t-elle lancé.
Selon le numéro un de la CFTC, Cyril Chabanier, Roland Lescure a dit aux organisations syndicales “qu’aujourd’hui il est juste venu (les) écouter, qu’il y avait des arbitrages interministériels qui devaient être faits et que ce serait le Premier ministre qui ferait des annonces, sans avoir d’ailleurs aucune date à (leur) proposer”. “La seule mesure sur laquelle il n’a pas fermé totalement la porte, c’est la baisse des taxes, mais en disant ‘ça coûte 4 milliards, (…) où est-ce que je les prends, où est-ce qu’on les trouve ?'”, a-t-il rapporté, indiquant que le gouvernement comptait rester dans “une logique de mesures ciblées”.
1 mois pour être reçus. 1 heure pour tout refuser. Blocage des prix et hausse des salaires ? Non. Pendant que les profits explosent, le gouvernement reste sourd et les travailleurs paient La CGT appelle les travailleurs et les travailleuses à se mobiliser Nos revendications👇 pic.twitter.com/mWitadBT9f — Sophie Binet (@BinetSophie) April 7, 2026
UN “AVRIL NOIR” À REDOUTER ?
Alors que les prix des carburants ne cessent d'augmenter, l’inquiétude grandit autour des conséquences sur notre quotidien de la guerre au Moyen-Orient. Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie, assure au “Figaro” que “la crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies”. Il appelle à la réouverture du détroit d’Ormuz pour faire face à un mois d'avril qu’il qualifie déjà de “noir”.

HAUSSE NETTE DU BARIL DE PÉTROLE AMÉRICAIN
Le cours du baril de pétrole américain WTI grimpe nettement, affichant une hausse de plus de 2% après des informations faisant état de frappes contre l’île de Kharg dans le Golfe (nouvelle fenêtre), point névralgique de l’industrie pétrole iranienne.
Après avoir hésité plus tôt dans la séance, suspendu à l’ultimatum de Trump contre l’Iran qui expire mardi soir, le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, grimpait de 2,05% vers 12H30 GMT, à 114,71 dollars. Il a même progressé brièvement de plus de 3%. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, gagnait quant à lui 0,41% à 110,22 dollars.
DES RÉPERCUSSIONS AU QUOTIDIEN
Alors que Donald Trump continue de repousser son ultimatum à l’Iran, le prix du baril de pétrole s’est installé lundi au-dessus du seuil symbolique des 110 dollars. Quelles aides peuvent espérer les taxis, les auto-écoles, les aides à domicile ainsi que les infirmiers ? Des mesures pourraient être prises dans les prochains jours.
VU SUR LCI

TOTALENERGIES PROLONGE LE PLAFONNEMENT DES PRIX
Le géant des hydrocarbures TotalEnergies a annoncé mardi prolonger son plafonnement des prix du carburant en France en avril, tout en remontant le plafond du litre de gazole à 2,25 euros, et en laissant celui de l’essence à 1,99 euro le litre.
Les 3.300 stations-service portant son enseigne dans la métropole appliqueront ces mesures, et ne distribueront plus de gazole Excellium, plus coûteux, pour se concentrer “sur la distribution de gazole classique durant cette période de crise”, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.
POURQUOI LES PRIX CONTINUENT D’AUGMENTER ?
Des tarifs frôlent les trois euros le litre dans certaines stations, a constaté une équipe du 13H de TF1. Comment expliquer cette flambée continue, malgré une stabilisation relative du cours de baril de pétrole ? Décryptage.Â
Carburants : pourquoi les prix montent encore Source : JT 13h Semaine
DES PÊCHEURS RESTENT À QUAI AU HAVRE
Au Havre, une quinzaine de patrons de pêche se sont entendus pour rester à quai, a indiqué à l’AFP Mathieu Vimard, directeur adjoint de l’Organisation des Pêcheurs Normands. “Aujourd’hui on devrait arriver à 1,30 euro le litre (de gasoil pêche, ndlr) contre 65 centimes avant la guerre”, a-t-il précisé. Les matelots, payés en fin de mois après déduction des “frais communs” dont le carburant, pourraient, selon lui, perdre 1.500 euros sur leurs salaires ce mois-ci, soit la moitié de leur rémunération.
LE POINT SUR LA MOBILISATION DES PÊCHEURS EN CORSE
Les six principaux ports corses ont été bloqués mardi matin par des pêcheurs, pour protester contre la hausse des prix des carburants. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l’arrêt dans le golfe d’Ajaccio tout comme un bateau de croisière qui a fini par être dérouté vers Gênes, en Italie. Mais au cours de la matinée, des bateaux bloqués en mer ont finalement pu accoster dans plusieurs ports de l’île.
La préfecture de Corse a indiqué à l’AFP avoir proposé aux pêcheurs qui bloquent les ports insulaires de participer à une table ronde “demain après-midi”, mercredi, pour comprendre le prix du gazole marin et “trouver des solutions”. Le préalable à la participation à cette table ronde est la levée des blocages qui paralysent en mer “entre 2.500 et 3.000 passagers”, selon la préfecture, sans compter les passagers du bateau de croisière à Ajaccio.
“DÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE DE L’EUROPE”
L’Europe doit réduire sa dépendance à l’importation d’énergies fossiles, l’une de “ses principales vulnérabilités” pesant sur la mission de la BCE de maintenir la stabilité des prix, a estimé un haut responsable de l’institution monétaire, qui a appelé à investir dans une énergie propre et produite localement. “La dépendance énergétique de l’Europe complique de plus en plus la tâche consistant à maintenir la stabilité des prix”, a déploré dans une note de blog Frank Elderson, membre du directoire de la Banque centrale européenne et vice-président de son Conseil de surveillance.
LES COURS DU PÉTROLE HÉSITANTS
Les cours du pétrole hésitent ce mardi, oscillant entre hausse et baisse à des niveaux déjà très élevés, les marchés attendant de voir si Donald Trump mettra à exécution ses menaces de détruire des infrastructures essentielles en Iran.
Vers 10h40 GMT (12h40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, gagnait 0,22% à 110,01 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, progressait de 1,26% à 113,83 dollars.
“LE PAYS NE VA PAS TENIR SI ON CONTINUE COMME CELA”
“Nous avons un gouvernement qui, depuis plus d’un mois, ne fait quasiment rien” face aux prix des carburants, a tancé la présidente du groupe LFI Mathilde Panot sur franceinfo, fustigeant de “petits chèques par-ci par-là , des rustines”. “Nous voulons un blocage des prix de l’énergie”, à 1,70 euro sur les carburants, comme le demande aussi la CGT, a plaidé la cheffe de file des députés insoumis. Cette piste “ne prend pas dans les poches des Français” mais dans celles “des profiteurs de guerre”, que sont selon elle les géants pétroliers, a-t-elle plaidé.Â
“Avant les gilets jaunes, le prix des carburants était à 1,40 euro, 1,50 euro. Le pays ne va pas tenir si on continue comme cela”, a encore insisté la députée, s’inquiétant d’une situation “d’urgence”. “Le blocage des prix est la seule mesure qui permet de faire en sorte de faire respirer les gens.”
LE GOUVERNEMENT RÉFUTE TOUT PROFIT SUR LA “CRISE”
“L’État ne profite jamais d’une crise pétrolière (nouvelle fenêtre)“, a martelé de son côté la porte-parole du gouvernement sur BFMTV et RMC, expliquant notamment que “l’augmentation des recettes issues de la TVA (était) immédiatement compensée par la baisse de la consommation”, et qu’à cause de “la hausse des taux (l’État) emprunte plus cher sur les marchés”.
Pas de quoi convaincre Marine Le Pen pour autant. “J’assume tout à fait mon désaccord avec le gouvernement sur ce sujet”, a insisté la patronne du RN, regrettant que l’exécutif fasse “comme d’habitude, absolument n’importe quoi” et prédisant “des conséquences lourdes, sur le pouvoir d’achat des ménages et sur l’économie”.
LE RN EXCLUE UNE CENSURE… MAIS RESTE EN “DÉSACCORD”
Le Rassemblement national n’envisage pas de déposer une motion de censure sur le sujet des carburants, a indiqué Marine Le Pen, même si elle “assume tout à fait (son) désaccord avec le gouvernement” qui fait selon elle “absolument n’importe quoi”. “On voit bien qu’on n’est plus dans cette période de censure”, a déclaré la cheffe des députés RN, à l’issue de la traditionnelle réunion hebdomadaire des présidents de groupes à l’Assemblée.
Pour autant, elle a affirmé “qu’il n’y a pas un seul Français qui est d’accord avec la manière dont le gouvernement gère cette crise” des carburants. Après avoir dénoncé fin mars un Etat “profiteur de crise”, elle a de nouveau fustigé le refus de l’exécutif de baisser la TVA “de 20% à 5,5% sur l’ensemble des énergies”, comme elle le réclame de longue date (nouvelle fenêtre).
“Si le gouvernement refuse de regarder cela, c’est son problème, mais il ne peut accuser l’opposition de rien”, a-t-elle lancé, en réponse à la ministre Maud Bregeon qui l’a accusée mardi matin de “spéculer politiquement depuis les premiers jours de cette crise”.
Nous proposons depuis des années de baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur l’ensemble des énergies. Le gouvernement fait absolument n’importe quoi depuis le début de cette crise, avec des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des Français, et sur nos entreprises. pic.twitter.com/Jra5I3NxSf — Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 7, 2026
“URGENCE SOCIALE ABSOLUE”
“La situation que l’on connaît aujourd’hui, c’est une situation d’urgence sociale absolue pour les Françaises et les Français qui galèrent à remplir leur plein d’essence qui a augmenté de manière significative”, a fustigé lundi sur LCI Manuel Bompard, le coordinateur national de La France insoumise. Pour y faire face, le député plaide pour “bloquer les prix à la fin, mais à bloquer les prix de gros aussi, c’est-à -dire en haut de la chaîne”.Â
VU SUR LCI

PAS DE BLOCAGE DES PRIX ENVISAGÉ
Sur RMC/BFMTV,  la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon a également rejeté un blocage des prix alors que la leader de la CGT Sophie Binet, a demandé lundi la mise en place d’un “prix maximum à la pompe de 1,70 euro”, à la veille d’une rencontre entre les syndicats et les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Énergie. “On voit en ce moment, avec ce qu’on vit sur les réseaux Total, que ça amènerait dans un laps de temps très rapide à des problématiques de pénurie”, a-t-elle argumenté.
Environ 66% des stations du réseau de TotalEnergies (nouvelle fenêtre), qui a plafonné le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et le prix du diesel à 2,09 euros le litre, étaient en rupture à 07h45 mardi contre environ 4,1% dans les autres stations en moyenne, selon le cabinet de la ministre.
DE NOUVELLES AIDES CIBLÉES À VENIR
Le gouvernement va prochainement annoncer un nouveau dispositif d’aides pour certaines professions les plus touchées par la flambée des prix des carburants, liée à la guerre au Moyen-Orient, a confirmé la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon.Â
“Nous aurons un nouveau dispositif d’aide dans les prochains jours pour les Français qui travaillent, qui font face à des difficultés”, a-t-elle déclaré sur RMC/BFMTV, confirmant une promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu la semaine dernière. La porte-parole du gouvernement a notamment mentionné les “aides-soignantes”, les “aides à domicile” et “certains agriculteurs qui font encore face à des difficultés particulières”.
En revanche, elle a de nouveau repoussé toute “aide universelle, parce que nous ne pouvons pas nous le permettre”, disant vouloir se concentrer sur “les Français qui travaillent vers les secteurs les plus en difficulté, (…) celles et ceux pour qui terminer le mois est encore plus difficile”.Â
ASTUCES
Les prix à la pompe continuent de bondir, ce qui pousse les Français à chercher des solutions pour payer moins cher. Quelles sont les astuces des uns et des autres ? LCI a interrogé plusieurs automobilistes.
VU SUR LCI

LES PRINCIPAUX PORTS CORSES BLOQUÉS
Les six principaux ports corses sont actuellement bloqués par des pêcheurs qui souhaitent mettre fin à la “spirale mortifère” de l’augmentation du prix des carburants, déjà plus chers sur l’île que sur le continent, en raison du conflit au Moyen-Orient. À l’appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés au sein des ports d’Ajaccio, Bastia, Propriano, l’ÃŽle-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d’autres embarcations.
Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l’arrêt dans le golfe d’Ajaccio tout comme un bateau de croisière, a constaté une journaliste de l’AFP. “Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil”, a indiqué à l’AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s’établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l’observatoire du carburant Amarrée.
BARRAGE FILTRANT À NANTES
Des blocages avaient lieu sur le périphérique nantais ce mardi matin pour protester contre la hausse du prix des carburants, a-t-on appris auprès de la Chambre nationale des artisans des travaux publics et du paysage (CNATP) et de Bison Futé.
“Des entreprises de travaux publics et de paysages, avec leur syndicat, la CNATP, que je représente, qui ont décidé de se mobiliser face aux hausses des tarifs du GNR, le gazole non routier, et du gazole pour les autres véhicules”, a déclaré à l’AFP Andrea Lemasson, secrétaire générale de la CNATP de Loire-Atlantique.
Un barrage filtrant a débuté vers 7 heures, occasionnant des ralentissements, selon Bison Futé. L’action de revendication, avec une trentaine de véhicules qui bloquent cet important axe routier, doit se terminer aux alentours de midi, a précisé la CNATP.
CARTE
Près d’une station-service sur cinq connaît une rupture de stock sur un ou plusieurs carburants après le week-end prolongé de Pâques, a annoncé ce mardi matin la ministre déléguée de l’Énergie Maud Bregeon. Nous avons mis au point une carte, mise à jour régulièrement, pour consulter les prix en vigueur dans les stations-service près de chez vous ou sur votre itinéraire.Â

“18% DES STATIONS” PRIVÉES D'”AU MOINS UN CARBURANT”
Près d’une station-service sur cinq connaît une rupture de stock sur un ou plusieurs carburants après le week-end prolongé de Pâques, a annoncé de son côté la ministre déléguée de l’Energie Maud Bregeon. “Il y a environ 18% des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant”, a indiqué sur RMC/BFMTV la ministre déléguée, également porte-parole du gouvernement.
“Ces difficultés sont dues à des problématiques logistiques, de transport”, a-t-elle ajouté, notamment dans les stations du réseau TotalEnergies, qui a plafonné le prix des carburants, ce qui s’est traduit par une affluence accrue dans ses stations. Au total, “83% des stations dans lesquelles il y a des difficultés sont des stations du réseau TotalEnergies”, a poursuivi la ministre.
UN QUART DES STATIONS-SERVICE EN “RUPTURE DE STOCK”
Une station-service sur quatre se trouve mardi matin en “rupture de stock” d’au moins un carburant en raison de problème de livraison durant le week-end prolongé de Pâques, a indiqué Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Un constat dressé après “un grand week-end avec des déplacements importants” et alors que les stations n’ont pas pu être réapprovisionnées puisque “la plupart des camions ne circulent pas ni les dimanches ni les jours fériés”, a-t-il expliqué sur RTL.Â
“Les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui”, a-t-il rassuré, évoquant “un problème purement logistique” et non de disponibilité de stocks. À ce stade, le président de l’Ufip ne voit pas de pénurie se dessiner. “C’est une situation qu’on surveille de très près et à l’heure qu’il est, pour le mois d’avril, par exemple, on arrive à approvisionner normalement nos clients. (…) On a quelques semaines de visibilité”, a-t-il assuré.
BIENVENUE
Bonjour et bienvenue sur ce live consacré au suivi des prix de carburants et de l’approvisionnement des stations-service, sur fond de guerre au Moyen-Orient qui fait bondir les tarifs. Retrouvez ici les toutes dernières informations. Â
Certains ont longuement patienté pour faire le plein. Le gouvernement reconnaît des “difficultés”
dans certaines stations-service du pays, indiquant qu’il “manque au moins un carburant”
dans “environ 18%”
d’entre elles ce mardi matin à l’issue du week-end de Pâques. Cette situation de pénurie partielle est essentiellement concentrée “sur les stations du réseau TotalÉnergies”
, Ã hauteur de “83%”
selon Maud Bregeon. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le géant pétrogazier plafonne le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et celui prix du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3.300 stations-services en métropole. Cette mesure était prévue jusqu’à ce mardi par le distributeur.
“Pas d’aide universelle” ni de “blocage des prix”
Dans les autres stations du territoire, le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4%, a précisé la ministre déléguée chargée de l’Énergie sur BFMTV et RMC. “Ces difficultés sont dues à des problématiques logistiques, de transport”
, a insisté la porte-parole du gouvernement. Le même argument avait été avancé un peu plus tôt par Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières, qui estimait qu’une station-service sur quatre se trouvait mardi matin après “un grand week-end avec des déplacements importants”
et alors que les stations n’ont pas pu être réapprovisionnées puisque “la plupart des camions ne circulent pas ni les dimanches ni les jours fériés”
, a-t-il expliqué sur RTL.
“Les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui”
, a-t-il rassuré, évoquant “un problème purement logistique”
et non de disponibilité de stocks. À ce stade, le président de l’Ufip ne voit pas de pénurie se dessiner. “C’est une situation qu’on surveille de très près et à l’heure qu’il est, pour le mois d’avril, par exemple, on arrive à approvisionner normalement nos clients. (…) On a quelques semaines de visibilité”
, a-t-il assuré.

Lire aussi
CARTE – Prix des carburants : où trouver les stations-service les moins chères ?
La hausse des prix des carburants en mars n’a par ailleurs pas fait diminuer la consommation des Français, a relevé Olivier Gantois. “En mars 2026, on a consommé 1% de plus qu’en mars 2025. Donc la consommation, comme souvent d’ailleurs, est relativement constante”
, a-t-il souligné. En France, le diesel et l’essence SP95-E10 se vendaient lundi respectivement à 2,315 euros et 2,015 euros le litre en moyenne, selon un calcul de l’AFP sur les prix remontés par les stations-service à un site gouvernemental.
“Il n’y a pas de problème d’approvisionnement en France”
, a martelé de son côté le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou ce mardi. “Il n’y a pas de crise d’approvisionnement de carburant” en France, mais il existe bien un problème de prix”
, a-t-il insisté sur CNews. Le gouvernement, par la voix de sa porte-parole, “demande aux distributeurs de faire des efforts”
sur ce point. Maud Bregeon annonce aussi que le Premier ministre Sébastien Lecornu détaillera “dans les jours à venir”
un “nouveau dispositif d’aide”
aux carburants pour “les Français qui travaillent”
. Mais insiste qu’“il n’y aura pas d’aide universelle”
ni de “blocage des prix”.





