Home War They must open the Trump Strait: the American president multiplies provocations in...

They must open the Trump Strait: the American president multiplies provocations in the midst of war

6
0

Publié le 28/03/2026 à 21h46

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Donald Trump a pris la parole, vendredi 27 mars, en Floride, devant un parterre de dirigeants économiques. Le président américain a multiplié les digressions en pleine guerre contre l’Iran. Une stratégie bien rodée selon les experts.

Pour rassurer les marchés, Donald Trump est prêt à tout. Face à un parterre d’investisseurs, vendredi 27 mars, en Floride, il annonce : “Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez, vous pouvez parler de sexe, tout ce que vous voulez”. Pendant plus d’une heure de discours, le président américain vend sa guerre et se présente comme l’homme de la situation, jusqu’à rebaptiser le détroit d’Ormuz. “Ils doivent ouvrir le détroit de Trump. Pardon, d’Ormuz. Les médias menteurs vont dire que c’est un lapsus. Il n’y a pas de lapsus avec moi, ou très peu”, soutient Donald Trump.

Le président américain décrit un monde qui serait, selon lui, à ses pieds, avec un langage plus que trivial. “Le prince saoudien m’a dit : ‘C’est incroyable. Il y a un an, vous étiez un pays à terre. Maintenant, vous êtes le pays le plus génial’. Il ne pensait pas qu’il me lâcherait le cul un jour”, ironise-t-il.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, pas un jour ne passe sans que Donald Trump ne fasse une déclaration. Il s’agit d’une stratégie pour occuper l’espace médiatique, qu’importe s’il se contredit d’une fois à l’autre ou s’il semble traiter la guerre avec des invectives. Interrogé sur la situation humanitaire en Iran, il préfère par exemple, vendredi 27 mars, commenter le physique de la journaliste. “D’abord, vous vous souvenez de notre déjeuner ensemble il y a des années à la Trump Tower ? Vous êtes sans doute encore plus belle aujourd’hui”, répond-il.

Le président américain n’hésite pas non plus à rire et à plaisanter sur la mort de ses ennemis. “J’ai demandé à mes généraux pourquoi on ne capture pas ce bateau plutôt que de le couler. Ils m’ont dit que c’était plus drôle de le couler”, dit-il encore. “Traiter la guerre comme un jeu : c’est une communication assumée par la Maison-Blanche. Une façon, selon les experts, d’essayer de raviver le mythe de l’Amérique toute-puissante et, ainsi, de convaincre la classe moyenne de l’intérêt de cette guerre”, analyse Diane Schlienger, correspondante de France 2 aux Etats-Unis.