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La NBA promet des centaines de millions aux clubs de sa future ligue européenne

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La NBA Europe versera dès la première année à ses futurs membres « des centaines de millions » de dollars, a promis dans un entretien à l'AFP l'un de ses patrons, George Aivazoglou, détaillant en partie le modèle économique d'une ligue bâtie pour « les cent prochaines années ».

Ce projet, en partenariat avec la fédération internationale (Fiba) et dont le lancement est prévu à l'automne 2027, suscite des interrogations quant à sa viabilité économique. Notamment en raison du delta supposé entre l'investissement initial exigé et les hypothétiques profits, alors que quasiment tous les grands clubs européens perdent de l'argent.

Des équipes actionnaires de la future ligue

En échange d'une prise de participation, pour un montant oscillant pour l'instant « entre 500 millions et un milliard » de dollars (436 à 870 millions d'euros), selon George Aivazoglou, les franchises (douze au départ) deviendront « actionnaires » de la future ligue et en recevront donc des bénéfices une fois qu'elle sera rentable.

À ces potentiels profits s'ajouteront les revenus directs (billetterie, merchandising, éventuels droits télévisés). « L'actif NBA Europe représentera à terme des dizaines de milliards de dollars », a assuré l'homme à la tête de la division Europe et Moyen-Orient de la NBA.

« Centaines de millions »

La ligue nord-américaine est consciente de l'ampleur des investissements demandés et ne s'attend pas à ce que la rentabilité soit là dès le premier jour. Elle mettra donc en place un mécanisme assurant aux franchises de gagner de l'argent dès la première année : « Les équipes vont bénéficier de redistributions centralisées très significatives : nous parlons, au total, de centaines de millions par an, voire de milliards sur les dix premières années d'existence. »

Les quatre équipes non permanentes seront également concernées par ce mécanisme, dont une part sera fixe et l'autre indexée sur les performances. Au total, la NBA prévoit d'injecter trois milliards de dollars (2,6 milliards d'euros), afin de couvrir les pertes initiales et apporter sa force de frappe dans les secteurs commerciaux, opérationnels, de la communication, etc.

Troisième phase à venir

George Aivazoglou a également déclaré que la ligue avait reçu « plusieurs candidatures pour chacune des douze villes » qu'elle cible pour accueillir une franchise permanente, y compris Paris et Lyon. L'Asvel, détenue par Tony Parker, a déposé une offre, alors que Qatar Sports Investments avait indiqué en mars qu'elle allait faire de même. EuroStep Ventures (ESV), propriétaire des Metropolitans de Levallois-Perret (3e division), est par ailleurs candidat à Paris. La NBA est actuellement engagée « dans des discussions » jusqu'au 29 juin.

Il sera ensuite l'heure de la troisième phase du processus, interne à la NBA. « Nous devons présenter les résultats de cette deuxième phase à notre conseil d'administration, idem pour la Fiba. Ensuite, nous passerons aux étapes suivantes, lors desquelles il pourrait y avoir des annonces », a expliqué Aivazoglou.

Le dirigeant grec s'est enfin dit « optimiste » au sujet des discussions menées avec l'Euroligue, dont il a rencontré les dirigeants, avec ceux de la Fiba, le 10 juin à Mies (Suisse) au siège de la fédération internationale. « C'était une réunion vraiment productive, nous sommes clairement dans une dynamique positive », a-t-il ainsi estimé, répétant que la NBA avancerait « avec ou sans l'Euroligue », avec qui elle rentre en concurrence.