Qu’elle passionne ou révulse, cette pratique ancrée dans la culture américaine a le vent en poupe depuis le début du Mondial, avec plus d’un million de recettes supplémentaires sur la période.
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Avec des millions de visiteurs qui viennent aux États-Unis pour la Coupe du monde de football, les plus grandes attractions du pays profitent de l’affluence de touristes. À Fort Worth au Texas, le Cowtown Coliseum organise des soirées spéciales rodéo pour les amateurs de football. Et le succès est au rendez-vous.
Au Cowtown stockyards, littéralement le village aux bestiaux, se trouvent ce vieux hangars de briques rouges où les bêtes attendent le rodéo ou l’abattoir. Le musée John Wayne, les magasins de Santiags, les bottes de cowboys où les prix peuvent atteindre les 1 500 dollars la paire, d’autres spécialisés dans les boucles et les ceintures, complètent le décor, tout comme les restaurants où l’on vient déguster la viande Angus en attendant l’ouverture des portes de l’Arène. “C’est un lieu entièrement dédié aux rodéos, le plus vieux au monde, construit il y a 119 ans”, présente Tim Long, le patron du Cowtown Coliseum. Des compétitions y sont organisées toutes les semaines.
“Le rodéo, c’est un ensemble de compétitions qui rapportent de l’argent aux meilleurs, mais c’est aussi pour montrer tout le travail que les cowboys réalisent dans les ranchs, poursuit Tim Long. Le dressage des chevaux, comment on attrape les veaux au lasso… Tout ça, sauf les taureaux. Ce sont les meilleurs cowboys du Texas et de tout le pays qui se retrouvent ici, quelques uns aussi viennent du Brésil.”
Bottes en cuir, pantalon en jean, chapeau et chemise à carreaux avec son numéro, 709, dans le dos, Blake Bentley est l’un des meilleurs cowboys du Texas. Le maître du rodéo y va de ses propres conseils : “Pour être un bon cowboy, il faut beaucoup pratiquer, s’entraîner très dur. Et ça, des heures et des heures et pendant des années. C’est notre vie”, résume-t-il.
“Je fais ça depuis que j’ai 5 ans et c’est ma passion. C’est un peu dangereux. Mais il y a cinq personnes dans l’arène, proches de nous, en cas de problème.”
Blake Bentley, l’un des meilleurs cowboys du Texasà franceinfo
“La plupart du temps, ça se passe bien. Les chevaux sont bien dressés. Et si ça se complique, tu lâches la lanière et tu sautes”, conclut Blake.
Après le passage des taureaux sur lesquels les cowboys doivent rester le plus longtemps possible, des cavaliers attrapent au lasso des veaux par le cou et les pattes. Puis vient l’épreuve des barils, une course chronométrée à cheval. Dans cet univers d’apparence masculin, les cowgirls ne sont pas en reste, à l’image de Gracie Morehead. “J’ai commencé à monter à cheval quand j’avais 3 ans. Je regardais les rodéos et je rêvais d’entrer un jour dans l’arène, raconte la jeune femme dont la longue chevelure blonde dépasse de son grand chapeau. À 13 ans, j’ai eu mon propre cheval et je me suis inscrite à ma première compétition”, poursuit celle qui est devenue l’une des plus célèbres cowgirls. Pour Gracie Morehead, “ce n’est pas un problème d’être une femme. Nous sommes de plus en plus nombreuses. Nous avons nos propres compétitions et c’est cool. Dans la vie de tous les jours, je m’occupe des chevaux, je les dresse et je les entraîne. Je fais ça depuis cinq ans, dans le ranch de mon petit ami au Texas”.
Bien installés dans les sièges en cuir au premier rang ou à l’arrière sur les vieux strapontins en bois, des supporters de foot croates et anglais sont enchantés. À l’exception de Hayden et Dan, venus de Londres pour la Coupe du monde, qui ne sont pas convaincus par le spectacle. “Pour être honnête, on n’est pas vraiment fans de ce spectacle. Poursuivre des vaches ou des veaux avec cette saloperie de lasso, c’est horrible”, s’indigne l’un. “Là , on va s’en aller parce qu’on a notre dose. Et le taureau qui débarque dans l’arène comme une tornade, complètement affolé, je ne suis pas fan. Ça me dégoûte en fait”, ajoute-t-il, écÅ“uré. Le second acquiesce : “Je trouve qu’attraper des animaux comme ça au lasso, c’est juste cruel. Je ne m’attendais pas à ça.”
Malgré tout, le propriétaire des arènes, Tim Long a fait d’excellentes affaires avec les touristes de la Coupe du monde. “On est très heureux d’accueillir les fans de football à notre rodéo. Nous accueillons des touristes toute l’année, mais là , c’est un peu spécial. On partage notre culture. C’est génial”, se réjouit le propriétaire. Le Cowtown coliseum a organisé trois rodéos supplémentaires pendant la durée des quatre matchs de la Coupe du monde organisés à Dallas. 7 000 places supplémentaires ont été vendues et près d’un million de dollars de recettes enregistré en plus.





