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En pleine course à la Lune entre la Chine et les Etats-Unis, des chercheurs chinois annoncent avoir trouvé…

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L’architecture américaine propulsée par Airbus dans le cadre du programme Artemis a comme principal problème de ne comporter qu’un unique moteur, ce qui est “une faiblesse flagrante”, selon des chercheurs chinois.

La course à la Lune n’est pas que politique, elle est même surtout scientifique et technologique. Depuis le succès d’Artemis II, deuxième étape d’un vaste programme pour de nouveau conquérir la Lune, puis un jour Mars, une certaine frénésie s’est emparée de la Nasa et de ses partenaires technologiques, malgré quelques ratés inquiétants, qui pourraient compromettre le calendrier ambitieux de l’agence américaine, alors que la Chine continue d’avancer vers le même objectif. Et c’est justement de Chine que vient une nouvelle préoccupante concernant le vaisseau spatial Orion.

Dans une étude publiée dans la revue Chinese Space Science and Technology en mars 2026 et depuis revue par leurs pairs, des chercheurs du laboratoire national de l’espace de Shanghai expliquent que la présence d’un unique moteur principal dans la fusée Orion pourrait coûter la victoire des Etats-Unis sur ses concurrents. C’est à leurs yeux “une faiblesse flagrante” de conception.

Une absence de redondance très risquée

Selon cette étude, l’absence de redondance vient augmenter considérablement les risques d’avaries. Sans moteurs de secours, le vaisseau pourrait ne pas pouvoir survivre à un problème généralisé, là où le module lunaire chinois comporte quatre moteurs à poussée variable et produisant collectivement plus de 30 kilonewtons. Dans ce cas, si l’un des moteurs tombe en panne, les trois restants pourront délivrer suffisamment de puissance, comparable à celle du seul moteur d’Orion, pour terminer sa mission.

Par rapport à Orion, le module lunaire chinois est également équipé d’une couche supplémentaire destinée à améliorer la résilience lors d’une mission. Car si les quatre moteurs principaux devenaient inopérants, six petits propulseurs de contrôle orbital pourraient être activés à la surface de la Lune afin de rapidement revenir dans l’espace.

L’étude a poussé le South China Morning Post à se demander pourquoi une telle redondance n’était pas universellement adoptée. Selon Interesting Engineering, la contrainte principale à laquelle doit faire face Orion est celle de la masse. En installant un unique moteur, la Nasa fait le pari d’un véhicule plus léger, pouvant donc accueillir davantage de charge utile.

Des optimisations toujours possibles, mais hors de portée de la Nasa

L’objectif des Etats-Unis étant de s’installer durablement sur le satellite naturel de la Terre, Orion doit donc transporter du matériel en grande quantité.

Mais pour les chercheurs chinois, il existe des solutions, notamment en matière d’optimisation structurelle baptisée “réservoir de cloison commune”, et qui permettent un stockage plus efficace du carburant tout en réduisant la masse excédentaire. Une solution qui permettrait donc d’installer des moteurs supplémentaires.

L’étude prend pour exemple la conception chinoise du module. Il dispose d’un système d’alimentation sous pression, où le carburant et l’oxydant sont stockés au même endroit – bien que séparés physiquement, quand de précédents modèles ne les mettaient pas au même endroit, surchargeant inutilement l’ensemble, et réduisant de fait l’espace utile à l’intérieur. En les combinant, les chercheurs affirment pouvoir réduire d’au moins 100 kilos le poids total. Une réduction suffisante pour disposer de quatre moteurs au lieu d’un.

Pour prouver ses dires, l’équipe a utilisé les résultats de tests qui ont été validés à titre expérimental. Ils démontrent notamment qu’il est possible de disposer d’une poussée variable coordonnée, dont la précision évite les mouvements instables lors des phases les plus critiques, ainsi que la surpression dans le réservoir commun.

Il apparaît néanmoins peu probable que la Nasa prenne en compte ces résultats. Le programme Artemis subit déjà des retards et revoir la conception du module de service, développé par Airbus, pourrait encore reporter l’envoi d’astronautes par les Etats-Unis sur la Lune. Or, Donald Trump veut à tout prix éviter que la Chine ne s’empare d’un tel trophée.