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À peine né, laccord entre les États-Unis et lIran est déjà menacé

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La réunion prévue ce vendredi 19 juin à Burgenstock, en Suisse, entre Américains et Iraniens pour un premier cycle de pourparlers, prévus dans le cadre du protocole d'accord signé cette semaine, a été finalement reportée in extremis, assombrissant les perspectives d'une trêve durable, s'inquiètent ce matin plusieurs médias.

Cette réunion devait, en effet, officialiser le mémorandum signé électroniquement par les deux parties et lancer le processus de négociations de soixante jours durant lequel l'Iran et les États-Unis sont censés parvenir à un accord final sur des questions sensibles et complexes, telles que le programme nucléaire iranien.

“Les raisons de cette annulation restent flouesâ€, selon The Times of Israel. Ce matin, le ministère des Affaires étrangères suisse a annoncé l'annulation de la rencontre très attendue après qu'un porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré dans la nuit que le vice-président américain, J. D. Vance, ne se rendrait plus aux pourparlers.

Des “objections†iraniennes

Hier, ce dernier avait évoqué des causes logistiques, indiquant, lors d'une conférence de presse, que les préparatifs n'avaient pas été finalisés “en raison des difficultés rencontrées pour faire sortir les responsables iraniens d'Iranâ€, rapporte le média israélien. J. D. Vance a néanmoins souligné qu'il envisageait de se rendre en Suisse dès que possible, voire ce week-end.

À peine né, laccord entre les États-Unis et lIran est déjà menacé

Un responsable américain a toutefois confié à Axios que le report de la réunion pourrait être “lié aux objections de l'Iran concernant ce qu'il considère comme des violations israéliennes du cessez-le-feu au Libanâ€, où les combats se poursuivent.

En effet, l'Iran insiste sur ce dernier point et exige qu'un cessez-le-feu total soit respecté au Liban, conformément aux dispositions du protocole d'entente, tandis qu'Israël exige un arrêt des “violations†du cessez-le-feu par le Hezbollah et affirme vouloir maintenir ses troupes dans une zone tampon dans le sud du pays.

“Tout le Liban doit brûlerâ€

Mais une nouvelle flambée de violences avec la mort ce matin de quatre soldats israéliens, dont un commandant de bataillon, dans une frappe imputée au Hezbollah, a assombri encore plus les perspectives et risque de peser sur le lancement du processus de négociations entre Washington et Téhéran, rapporte le quotidien Ha'Aretz.

Cet incident a provoqué un “déluge de feu†au Liban, selon le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, alors qu'en Israël les appels se sont multipliés en faveur d'une forte réplique. “Avec tout le respect dû aux Américains, Israël doit signifier clairement au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à brader. Tout le Liban doit brûlerâ€, a ainsi lancé le ministre Itamar Ben Gvir (extrême droite).

D'autres responsables et hommes politiques israéliens ont appelé à frapper la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, faisant craindre un engrenage de la violence.

La dernière frappe israélienne contre la capitale libanaise, le 7 juin, avait en effet suscité, pour la première fois, des représailles iraniennes contre Israël et l'ire du président américain, Donald Trump, qui avait, quelques jours plus tôt, réprimandé le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, pour un projet de frappes sur Beyrouth.

Les Israéliens franchiront-ils cette fois-ci cette ligne rouge sur laquelle repose tout l'équilibre du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran ? Ce vendredi, la presse étrangère semble, pour le moins, pessimiste, certains médias craignant un vacillement général de la trêve et un déraillement du processus diplomatique.