Le Stade toulousain n’a fait qu’une bouchée des Franciliens, et participera à sa cinquième finale en six saisons.
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En route vers le quadruplé. Les Toulousains ont totalement éteint les joueurs du Racing 92, vendredi 19 juin, en demi-finale du Top 14, et par la même occasion les doutes qui pesaient sur leur état de forme. Auteurs d’une prestation majuscule (71-17) avec 10 essais, cinq sur chaque période, Antoine Dupont et ses coéquipiers n’ont pas laissé les Franciliens exister. “C’était catastrophique. Je n’ai rien à dire“, a lancé à la mi-temps un Antoine Gibert dépité au micro de Canal +. Le cauchemar a pourtant duré quatre-vingt minutes.
Le Stade toulousain, insatiable, a roulé sur les joueurs de Patrice Collazo, qui se savaient dans la peau des outsiders, mais ne s’attendaient pas à se faire sortir de la sorte. Thomas, Cros, Meafou, Willis, Dupont, Gourgues, Lebel, Marchand, Mauvaka, Capuozzo, chacun y est allé de son essai. Romain Ntamack, impeccable au pied, a aussi participé à la fête, bien aidé par son demi de mêlée et sa créativité retrouvée, ovationné par le Vélodrome à sa sortie à la 51e. Car Antoine Dupont a pleinement émerveillé le public à Marseille, alternant passes millimétrées, chistera soyeuse et course entre les poteaux.
En pulvérisant le nombre de points inscrits lors d’un match d’une phase finale très tôt dans la partie, les Rouge et Noir ont même pu s’offrir le luxe de faire tourner leur effectif avant l’ultime rencontre la semaine prochaine au Stade de France. Sonnés, les joueurs du Racing 92 ont quand même sauvé l’honneur en fin de rencontre en inscrivant deux essais, mais la marche était définitivement trop haute.
Seul bémol pour les Rouge et Noir : la sortie de Santiago Chocobares sur protocole commotion, ainsi que la blessure à la cheville d’Alexandre Roumat. Pour la cinquième fois en six saisons, le Stade toulousain va jouer la finale du Top 14 et depuis 2019, comme le disait Peato Mauvaka cette semaine dans L’Equipe, “en finale, je n’ai jamais vécu la défaite“. Montpellier et le Stade français, qui s’affrontent demain, savent à quoi s’en tenir.
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