C’est un “pré-accord” qui doit être “consolidé dans 60 jours”, précise sur France Inter le directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen.
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L’accord entre les États-Unis et l’Iran ne signe “pas le retour de la paix” au Moyen-Orient “mais plutôt le retour de la diplomatie”, estime lundi 15 juin sur France Inter, Hasni Abidi, politologue et directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen. Les deux pays ont, en effet, annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, être parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, et qui sera signé vendredi à Genève, en Suisse.
“C’est un pré-accord, un accord-cadre”, explique Hasni Abidi, “donc il doit encadrer des négociations à venir dans un délai de 60 jours”. Cela débutera “cette semaine avec des rencontres bilatérales et il sera question de l’uranium, des avoirs gelés, etc.”, détaille le politologue. “Et si l’accord est consolidé dans 60 jours”, indique-t-il, on pourra parler de “contours de la paix, mais pas de paix durable” dans la région.
Par ailleurs, Hasni Abidi rappelle que “le premier objectif de Donald Trump et d’Israël” en lançant des frappes le 28 février sur l’Iran, “c’était la chute du régime iranien”. Pourtant, “aujourd’hui, c’est le même régime iranien qui a négocié et signé”, explique le directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen. “Ce régime est toujours là , il s’est renforcé et durci donc de ce point de vue, il a gagné, mais attention, c’est un Iran qui est complètement affaibli et anéanti”, précise-t-il.




