Home Sport Finale NBA : comment Victor Wembanyama et les Spurs ont dilapidé une...

Finale NBA : comment Victor Wembanyama et les Spurs ont dilapidé une avance de 29 points et perdu le match 4 crucial face aux New York Knicks

4
0

Les Texans ont laissé échapper une avance de 29 points pour finalement s’incliner dans les tous derniers instants du match, mercredi, et se retrouver dos au mur dans cette finale.


Publié

Temps de lecture : 4min

Finale NBA : comment Victor Wembanyama et les Spurs ont dilapidé une avance de 29 points et perdu le match 4 crucial face aux New York Knicks

Le joueur des Knicks Karl-Anthony Towns et Victor Wembanyama, le 10 juin 2026. (Ross D. Franklin/AP/SIPA)

A la mi-temps de ce match 4 de la finale NBA, mercredi 10 juin, les San Antonio Spurs entrevoyaient sans doute déjà d’égaliser à 2-2 dans la série face aux New York Knicks. Au Madison Square Garden, les Texans menaient de 27 points à la mi-temps (76-49), une avance qui est ensuite montée à 29 points et qui est normalement décisive pour s’imposer. Mais au prix d’une deuxième mi-temps cauchemardesque, les Spurs ont subi le plus grand come-back de l’histoire de la finale NBA, pour s’incliner (107-106).

Les Knicks se trouvent donc plus qu’à une victoire d’un premier titre depuis 1973. Au-delà d’une faillite mentale et de l’inexpérience d’un groupe très jeune, comment les Texans ont-ils pu laisser filer un tel avantage ? Explications.

Une réussite au tir dramatique en deuxième période

Avec 76 points inscrits à 60% de réussite au tir, la première mi-temps des Spurs a été remarquable. Avec 14 tirs à trois points inscrits (sur 26 tentés), ils ont même battu le record de tirs longue distance marqués en une mi-temps à l’extérieur lors d’un match de finale NBA. A l’inverse, les chiffres de la deuxième période sont effroyables : de 60, ils sont passés à… 21% de réussite au tir, et plus rien n’est rentré à trois points : de 14/26, ils sont passés à 3/17 lors des 24 dernières minutes du match.

Perturbés par le retour progressif des New-yorkais, portés par leur salle, les Texans se sont entêtés à tirer de loin. “Je pense que c'est une question d'exécution, une forme de précipitation aussi. On n’a clairement pas été ceux qui avaient le plus faim en seconde mi-temps”, a reconnu Victor Wembanyama.

Et leurs adversaires, coutumiers des remontées fantastiques, eux qui avaient déjà repris 22 points de retard dans le dernier quart-temps lors d’un match contre Cleveland au tour précédent, en ont profité, passant de 40% au tir à 51% d’une période à l’autre.

Des pertes de balles et erreurs de jugement fatales

Si le montant total de pertes de balles des Spurs (11) n’est pas infamant, d’autant que les Knicks en ont perdu plus sur ce match (13), c’est leur répartition qui fait mal : après deux petits turnovers en première période, ils en ont perdu neuf (!) en deuxième mi-temps, offrant des points faciles aux New-Yorkais.

En plus des pertes de balle, les Spurs ont commis des erreurs de lucidité décisives. La première a été commise par le meneur De’Aaron Fox, qui s’est retrouvé seul avec la balle à 14 secondes de la fin en contre-attaque à 106-105 pour les Spurs, et aurait pu simplement attendre la fin du chrono. Mais l’ancien de Sacramento s’est précipité de manière incompréhensible pour tenter un lay-up, bloqué par OG Anunoby, et qui a donc rendu une dernière possession cruciale et victorieuse aux Knicks.

Encore plus cruel pour Fox : c’est ce même OG Anunoby qui est venu ensuite inscrire le panier décisif sur une claquette à moins de deux secondes du terme. Pourtant, l’ailier new-yorkais était parti de loin, mais n’a été marqué par personne et a pu s’envoler pour dévier ce ballon dans le panier, “le tir le plus iconique de l’histoire du basket new-yorkais” selon son coach, Mike Brown.

Wembanyama bien contenu en deuxième période

Avec 24 points, 13 rebonds et trois contres, Victor Wembanyama a répondu présent sur ce match, au contraire de Stephon Castle (13 points à 2/7) ou du meilleur sixième homme de l’année, Keldon Johnson (2 points à 1/5), qui se sont ratés. Mais le Français a fait l’essentiel de son apport en première période, avec 16 points et six rebonds à 55% au tir.

Comme tous ses coéquipiers, il a pris l’eau en deuxième période, avec huit points et sept rebonds à 3/14 au tir, soit 21% de réussite. Toujours bien gêné par Karl-Anthony Towns, le Français n’a cette fois pas réussi à empêcher le bateau de couler, et a raté deux lancer francs déterminants à 1’47 du terme. “Je pense qu’il n’y a pas de mode d’emploi [pour digérer cette défaite]. Je ne sais si on est censé la digérer. Je pense qu’il faut ressentir la douleur, le dégoût. Et je ne pense pas que ça ne s’apprend pas. Soit on a ce qu’il faut, soit on ne l’a pas”, a réagi le Français en conférence de presse.

Le réveil décisif d’OG Anunoby

La star des Knicks, Jalen Brunson, a de nouveau endossé son costume de patron mercredi, avec 36 points et sept passes à 46% au tir. Mais il a cette fois été secondé par un incroyable OG Anunoby. En plus de ses deux actions décisives en fin de match, l’ailier a inscrit son record de points en playoffs (33) avec une efficacité redoutable : 67% au tir dont un insolent 7/9 à trois points.

Joueur précieux mais pas flamboyant en attaque, le joueur de 28 ans a inscrit 19 de ses 33 points en deuxième période (à 5/5 à trois points) et a dégoûté les Spurs autant en attaque qu’en défense avec ses actions décisives. Avec 17, 17, 28 et 33 points lors des quatre premières rencontres, pourrait-il même rafler, en cas de sacre des Knicks, le titre de MVP des Finales, à l’instar d’Andre Iguodala, qui avait chipé le trophée à sa star Stephen Curry en 2015 en récompense de son abattage collectif et de ses actions décisives ?