Un soulagement pour la sélection iranienne, à dix jours de son premier match en Coupe de monde. Les joueurs iraniens ont obtenu enfin leurs visas américains pour disputer le mondial de football, ce vendredi 5 juin. Au même moment, les États-Unis et l'Iran ont échangé de nouvelles frappes dans le Golfe.
L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'État ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le « personnel d'encadrement nécessaire » avaient finalement obtenu leurs visas pour les États-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches du premier tour du Mondial-2026.
« Le sport transcende les frontières, et nous avons hâte d'accueillir les joueurs et les supporters du monde entier », a-t-il ajouté en commentaire d'informations de presse indiquant que la « Team Melli » avait obtenu les visas pour entrer sur le territoire des États-Unis.
La télévision d'Etat iranienne a toutefois indiqué que « 15 membres de l'équipe administrative et d'encadrement se trouvent confrontés à des problèmes et n'ont pas encore reçu leur visa des Etats-Unis ». L'agence iranienne Fars a précisé que le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution, s'est vu refuser son visa.
Le camp de base de la sélection sera au Mexique
L'Iran a été le premier pays qualifié pour le Mondial-2026 mais sa participation à la compétition a été remise en question après le lancement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février.
Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base pour le tournoi de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit prendre ses quartiers dimanche.
L'Iran disputera son premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. La sélection iranienne a achevé sa préparation en Turquie, d'où elle doit se rendre en Espagne samedi avant de traverser l'Atlantique pour prendre dimanche ses quartiers au Mexique, qui lui a accordé cette semaine des visas.
Nouvelles frappes malgré le cessez-le-feu
Quelques heures après avoir confirmé qu'ils accueilleraient les footballeurs iraniens, les États-Unis ont annoncé une nouvelle frappe contre l'Iran, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril. Les hostilités avaient quasiment cessé entre les États-Unis et l'Iran, mais elles ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz.
Ce vendredi, l'armée américaine a ainsi abattu « quatre drones (…) lancés en direction du détroit d'Ormuz », qui « représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional », a indiqué sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
« Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques, » a ajouté le Centcom. L'île de Qeshm avait déjà été frappée mardi par l'armée américaine.
De son côté, l'Iran a dit vendredi avoir tiré des « missiles d'avertissement » contre deux navires américains en mer d'Oman, mais Washington a démenti à cette information.
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