Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 01 juin 2026 à 15h05
Le Mondial sera encore un laboratoire grandeur nature, le meilleur possible, pour amener de petites révolutions dans le ballon rond – en 2022, souvenez-vous, c’était le temps additionnel à rallonge.
Pierluigi Collina, meilleur sifflet du monde en son temps (il a notamment dirigé la finale du Mondial 2002) et devenu chef de l’arbitrage à la FIFA, a fait le point à dix jours du match d’ouverture du Mondial 2026. Avec déjà une première idée clairement énoncée : tout départ inopiné du terrain, que ce soit pour un joueur ou n’importe quel membre du staff ou d’une délégation sur un banc de touche, recevra un carton rouge. Si l’on suit ces nouvelles règles, le Maroc aurait donc remporté la finale de la CAN face au Sénégal sur tapis vert, puisqu’il n’y aurait plus eu assez de joueurs disponibles sur le terrain pour continuer le match (il en faut huit par équipe au minimum).
Collina : “Nous ne nous attendons pas à donner des corners”
Un autre temps très fort et bien malheureux de la saison est corrigé, en tout cas dans les textes : celui de la fameuse main devant la bouche qui, durant la Coupe du monde, sera également sanctionnée d’une expulsion, ce qui fait écho à l’affaire Gianluca Prestianni face à Vinicius Jr. en Ligue des champions entre le Benfica et le Real Madrid. D’autres domaines promettent aussi une certaine avancée, à commencer par celui des deuxièmes cartons jaunes potentiellement revus par la VAR, et surtout des corners qui pourront être accordés ou annulés par la vidéo.
Les joueurs n’auront plus que dix secondes pour sortir du terrain au moment d’un remplacement, sans quoi il faudra attendre une minute de plus et un arrêt de jeu pour l’arrivée du nouvel entrant. Ce qui paraît un peu inapplicable, mais l’Islande bien été lésée de la sorte en match amical dimanche au Japon, en concédant son unique but avec un joueur de moins en toute fin de partie… Enfin, peut-être le plus savoureux, ce décompte de cinq secondes pour les touches et les sorties de but : s’il n’est pas respecté, on promet respectivement des inversions de touche et… des corners. Pierluigi Collina lui-même démine le terrain, “nous ne nous attendons pas à inverser beaucoup de touches ou à donner des corners, mais nous espérons que les joueurs respectent ces limites qui leur sont données”. On peut toujours y croire, oui. On surveillera surtout à quel point les arbitres appliquent ces nouvelles directives.



