Le président américain Donald Trump a indiqué ce samedi que les négociations avec l’Iran avancent bien. Il a également échangé avec les autorités de plusieurs États du Golfe, ainsi que d’autres pays de la région.
Un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre a été “largement négocié”, a affirmé ce samedi 23 mai Donald Trump, mais est “sous réserve d’être finalisé” entre les deux pays et d’autres de la région.
Le projet d’accord inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, qui a précisé avoir eu un appel avec les dirigeants de plusieurs États du Golfe, mais aussi de Turquie, d’Égypte, de Jordanie, et du Pakistan.
Donald Trump a également déclaré avoir discuté avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un appel “séparé”, qui s’est “très bien passé”. Les médias américains ont fait état ces derniers jours de stratégies divergentes entre Donald Trump et son allié israélien, le premier poussant pour une solution diplomatique tandis que le second souhaiterait reprendre les combats.
Plus tôt samedi, Donald Trump avait estimé à “50-50” les chances d’un “bon” accord ou d’une reprise de la guerre, dans des déclarations au média Axios.
La tendance au “rapprochement” avec les positions américaines
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avait lui affirmé que la tendance était au “rapprochement” avec les positions américaines. “Cela ne signifie pas nécessairement que nous et les États-Unis parviendrons à un accord sur les questions importantes”, a cependant souligné Esmaïl Baghaï.
Le porte-parole a précisé que le dossier nucléaire ne faisait pas partie “à ce stade” de l’accord en discussions, au contraire de la levée du blocus naval imposé par les États-Unis et de la question du détroit d’Ormuz, bloqué de facto par l’Iran depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février.
Encore samedi, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a promis une réponse “écrasante” si les États-Unis reprenaient leur guerre contre l’Iran, dans la foulée d’informations de médias américains sur le fait que le président Donald Trump envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran.
Mohammad Bagher Ghalibaf s’est exprimé à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, venu dans la capitale iranienne dans le cadre des efforts de médiation d’Islamabad.
Un cessez-le-feu depuis le 8 avril
Après plus d’un mois de guerre qui a fait des milliers de morts et secoué l’économie mondiale, un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis.
Les contacts diplomatiques se sont multipliés ces dernières heures dans le Golfe pour tenter de faire aboutir les discussions et éviter une reprise de la guerre. Lors de l’appel avec Donald Trump, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a notamment exhorté à “donner la priorité aux solutions pacifiques”, selon son bureau.
Le Qatar, comme d’autres pétromonarchies du Golfe alliées des États-Unis, a été visé par des tirs iraniens de représailles sur son territoire lors des premières semaines de la guerre.
Donald Trump cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l’économie mondiale. Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transitaient par le détroit d’Ormuz avant le conflit.


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