Chaque jour plusieurs milliers de salariés viennent travailler à Biars-sur-Cère et parmi eux, des centaines viennent de Brive, de Turenne ou des villages alentour selon le comité de défense de cette ligne ferroviaire. Ça va aussi dans l’autre sens, mais dans tous les cas, ils sont obligés de prendre leur voiture se désole Didier Pesteil, l’un des membres du comité. “Le premier train qui vient de Brive, il arrive à 12h08 en gare de Bretenoux-Biars. Il n’y en a pas du tout le matin et en plus, il n’y en a pas assez.”
À l’heure du réchauffement climatique et de l’inflation c’est vraiment dommage insiste Didier Pesteil, car d’après ses calculs les travailleurs auraient beaucoup à gagner avec le train . “Depuis Brive, quelqu’un qui vient travailler sur le zone de Biars économiserait pratiquement 100.000 €, rien que sur les frais de carburant. S’il pouvait venir en train avec un abonnement de travail, l’employeur en prendrait la moitié en charge.” Ce serait aussi du temps économisé, consacré à autre chose que conduire : “il pourrait discuter, lire ou même continuer de travailler.”Le comité de défense de la ligne Brive – Aurillac veut donc interpeller le monde politique avec cette manifestation et rappeler au passage que des travaux de modernisation ont été réalisés sur cette voie ces dernières années, notamment entre Brive et le Lot. Pour ses membres, il manque donc une volonté politique forte et une harmonisation pour adapter les horaires et augmenter le nombre de trains, car cette ligne dépend de trois régions, avec des tronçons en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Auvergne Rhone-Alpes.


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