Beyrouth (Liban), envoyé spécial.
Donald Trump connaît certainement très bien les règles du poker et le bluff qui y est associé. Il devrait néanmoins apprendre que les Iraniens sont particulièrement forts au jeu d’échecs. Et que l’expression “échec et mat” qui sonne le glas de l’adversaire provient du persan “Shah Mat” signifiant “le roi est vaincu”. Le président américain a accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, moins de deux heures avant l’ultimatum qu’il avait lancé à Téhéran : rouvrir le détroit d’Ormuz ou s’exposer à des attaques dévastatrices contre ses infrastructures civiles. “Une civilisation entière mourra ce soir”, avait-il affirmé. La guerre, qui entrait dans sa sixième semaine, a fait plus de 5,000 morts dans une douzaine de pays, dont plus de 1,600 civils en Iran. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a beau proclamer en affirmant que “la vérité est que le président Trump et nos puissantes forces armées ont obtenu de l’Iran qu’il accepte la réouverture du détroit d’Ormuz, et les négociations vont se poursuivre”, personne n’est dupe.
Trump pris au piège de ses excès
On sentait bien, depuis plusieurs jours déjà, que Donald Trump cherchait une solution pour…





