Auto – La poussière retombe à peine suite à la tempête médiatico-industrielle des airbags Takata, que déjà apparaît un nouveau sujet d’intense préoccupation. Mais cette fois, cela ne semble concerner que les États-Unis
Les autorités américaines s’apprêtent en effet à interdire des airbags fournis par la société DTN, après une série d’accidents graves. Le bilan est lourd, puisqu’on dénombre déjà une dizaine de morts et plusieurs blessés, dans des cas où le dispositif pyrotechnique s’est transformé en projectile fatal.
Au lieu de se déployer correctement, ces airbags peuvent exploser et projeter des fragments métalliques dans l’habitacle, plus précisément vers la poitrine et le visage du conducteur. L’histoire rappelle inévitablement le scandale Takata, à l’origine de l’un des plus vastes rappels de l’histoire automobile.
Après-vente
Mais à la différence de l’affaire Takata, les airbags concernés n’avaient pas été montés sur les voitures directement sur les chaînes de production. Il s’agirait ici de pièces de remplacement, souvent installées après un accident et en dehors des circuits officiels. Leur origine exacte reste floue, tout comme l’ampleur de leur diffusion, ce qui complique fortement les opérations de traçabilité et de rappel. Autrement dit, des véhicules parfaitement conformes à l’origine peuvent devenir dangereux après une réparation effectuée avec des pièces choisies avant tout pour leur prix.
Si cette information peut servir à quelque chose, c’est au moins d’en appeler à votre vigilance : si, vous aussi, vous devez faire remplacer un airbag, mieux vaut éviter les pièces prétendument compatibles, mais bon marché.
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